CHAPITRE II
La France peut, moins fine jamais, s'occuper de l'IU]le. —La Lombardie sous Lambert et Bérenger. — Scandales à Rome. — Schisme de flergtus et intervention de Lamliert. — Mort de ce prince. ~ Bdrenger seul roi de Lombardie. — Les Hongrois. — Bérenger les défait sur les bords de VAéda, — Il est battu près de la Brentcu — Conjuration contre Bérenger. — Louis, de Provence, proclamé roi de Lombardie et empereur. — Trames contre Louis. — Guerre entre ce prince et Bérenger. — Altemajtif e de succès et de revers. — Stratagème de Bérenger. — Il se rend maître de Louis. — Sa vengeance. — Nouveaux embarras pour Bérenger. — Réapparition des Maure». — Coup d'œil sur le siècle écoulé.
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L'hérédité de la couronne dans la famille des carlovingiens , par ordre de primogéniture, n'était pas dans la lettre expresse de la loi ; maU la loi naturelle, mais les coutumes souvent plus fortes que la loi écrite, avaient consacré ce principe d'hérédité légitime.
L'avènement de Charles-le-Gros , au préjudice du troisième fils de Louis-le-Bègue , fut une usurpation qu'on voulut vainement colorer par les nécessités du temps et la trop grande jeunesse de Charles-le-Simple.
Nous avons vu Charles-le-Gros expier dans Texil y dans l'abandon et le mépris des peuples,
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la facile victoire du fait contre les droits d'un enfant.
Nous avons vu Eudes lui succéder dans la royauté de France; mais, tout actif, tout redoutable que se soit montré ce prince guerrier dans ses luttes contre les Normands, Eudes, qui a terrassé l'étranger et sauvé Paris , esta son tour vaincu par cet élan d'enthousiasme qu'inspire quelquefois à un peuple Thonneur de replacer sur le tr6ne un rejeton de la tige de ses rois.
Les mêmes seigneurs qui ^ après la mort de Carloman j (ils de Louis-le-Bègue y avaient exclu Charles-le-Simple, frère du dernier roi, pour livrer la couronne de France à Charles de Suabe , dégoûtés des princes germains par Tépreuve de ce triste règne, et effrayés du morcellement ot du désordre toujours croissant de rËtat^ se prirent à invoquer la légitimité du troisième fils de Louis-le-Bègue. Ils Tinvoquèrent, cette légitimité , tant comme un abri lutélaire contre toutes ces ambitions subalternes et rivales qui se croisaient^ se heurtaient et menaçaient de tout détruire dans leur choc impétueux , que pour opposer aussi aux nouvelles prétentions des rois de Germanie, la force d'un droit qui , bien entendu et bien appliqué , eût