‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 269 sur 380 · LIVRE II. — CHAPITRf · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRf

pu être la sauve-garde de tous. Le principe qu'en ce moment on invoqua était le seul capable de taire recouvrer à la nation son repos, son bienêtre et son ancienne suprématie , en la rendant à son unité monarchique , et en la délivrant de ces despotes sans nombre qui , par le fractionnement, l'avaient affaiblie au point d'en faire la vassale de l'étranger ; de ces despotes qui , n'étant après tout que des usurpateurs heureux y provoquaient et justifiaient des usurpations nouvelles de la part de quiconque se sentait assez fort pour les tenter.

Mais ce grand élan des Français n'aboutit qu'à une demi-mesure y remède souvent plus funeste que le mal qu'on veut combattre. Gharles-le- Simple fut proclamé roi de France à treize ans ; Eudes ne put se résoudre à lui abandonner que la moitié de sa proie; gardant pour lui-même tous les pays qui sont entre la Seine et les Pyrénées j il ne restitua au fils de Louis-le-Bègue que les contrées renfermées entre la Seine et la Meuse (1).

Un principe vrai n'a de force qu'autant qu'il

(1) Président Wkwvlt, Abrry. clirofwL,T, i'% 2' race, aiin. 893.

Noub croyons toutefois devoir rappeler que , d'après queUpies historiens, notanimeni l'abin'* >/t//o^ liiudes n*au-

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France , à la Germanie ou à tout autre ennemi commun y Bérenger et le fils de Guy paraissaient satisfaits de la part qu'ils s'étaient Êdte.

Il y eut un moment de repos et de calme en Lombardie. Les deux princes, qui la triaient sous leur puissance y étaient doués d'éminentes qualités et auraient pu cicatriser, avec le temps, les plaies que tant de guerres avaient laissées saignantes ; mais sous le calme couvait la tempête. Tous les deux , Tun à l'aube de la vie et après un dernier et rapide éclair de gloire, Tau Ire chargé d'années et après avoir épuisé la coupe des vicissitudes, devaient tomber victimes de la plus noire ingratitude sous un bras assassin.

La première atteinte que reçut le repos de la Lombardie sous la double domination de Lambert et de Bérenger, fut un contre-coup des troubles qui agitaient T Église de Rome.

Jetons un rapide coup d'œil sur ces misères du foyer de la chrétienté.

Le pape Formose était mort peu de jours après avoir couronné Arnolphe. Il eut pour successeur Tindigne Boniface, dont le pontificat ne dura que quinze jours. La mort de Boniface délivni l'Église d'un pape qui en eût été la honte.

Etienne VI le remplace : le choix n'est paj^ plus heureux. Ce règne , qui n a que quelques

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