‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 275 sur 380 · LIVRE II. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE II

gues fomentèrent bientôt une formidable insurrection contre le jeune empereur.

Adalbert II et Sigefredo j comte du palais et de Milan j que nous venons de voir tous deux parmi les principaux fauteurs de la révolte contre Bérenger, se proclament les chefs de la réaction nouvelle.

La Lombardie est bientôt en feu ; l'ancien rival de Guy et de Lambert , rappelé par un parti puissant y se montre en face de l'ennemi qui, une première fois déjà^ l'a dépossédé (1).

Louis avait fait venir en grande hâte des renforts de Bourgogne et de Provence ; la lutte s'engage , vive , sanglante , acharnée ; elle étend ses dévastations sur les belles contrées lombardes. Partout retentissent des cris de guerre ; partout brillent le fer des combattans et les flammes de l'incendie ; on prend et on reprend des places ; on dispute pied à pied le terrain des champs de bataille ; chaque parti a ses alternatives de triomphes et de revers.

Mais tous les périls du fils de Boson ne sont pas dans la bravoure des soldats de Bérenger ; certes de tous temps les guerriers de Bourgogne et de Provence furent de taille à se me-

(1) MiKAioia, Ann. (Citai., ann. 903.

surer avec les peuples les plus iatrépîdes de la terre; mais Berthe, par de sourdes intrigues plus difficiles à combattre que des cohortes bardées de fer ; Berthe , Tâme et le foyer de cette collision sanglante , a soufflé Tesprit de défection dans les rangs impériaux. L'armée de Bérenger se grossit de tout ce qui déserte le camp de Louis. Réduit à ce que le fer des combats a épargné de ses braves Bourguignoas et Provençaux, abandonné de ses partisans d'Italie, le fils de Boson est à la veille de tomber aux mains de son rival ; mais Bérenger le laisse librement repasser les Alpes , après toutefois avoir exigé de lui le serment de ne plus retourner dans b Péninsule (1).

Resté seul maître de la Lombardie , avec Tassentiment de la cour de Trêves qui , du reste pour le moment , eût été peu en mesure de lui en disputer la possession, Bérenger cherche à réparer les maux de la guerre dans ses Ëtats. Son cœur généreux couvre du voile de l'oubli tous les torts de ceux qui causèrent ses disgrâces ; sa sage administration ramène TunioD et le calme parmi ses sujets. Un moment la Loml)ardie respire; mais Thorizon, à peine éclairci.

fi) MlRAiORi, i4w«. (rif., T. V, p. T2U vi suiv.

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