‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 277 sur 380 · LIVRE II. — CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE

fait qu'il rapporte n'est autre chose que le grand désastre éprouvé par Bérenger en 900 , sur les bords de la Brenta. Les Hongrois firent encore y il est vrai , des courses en Italie , niais seulement quelques années plus tard. Nous verrons bientôt comment Bérenger chercha à tirer parti de la présence de ces dangereux nomades qui pesaient sur les frontières septentrionales de ses Ëtats , tandis que de nouvelles hordes de Sarrasins venus d'Espagne et jetés par la tempête sur les côtes voisines de ses provinces méridionales, s'emparaient d'un lieu (1) devenu depuis formidable aux populations chrétiennes de ces contrées. Les habitans, ■% '

(1) LlUTHPRAND, lib. 1, cap. I , In ûattcarum p'ovindaUumque canfinio.

Quelques auteurs placent ce lieu en Provence; le père Beretti le croit situé entre Nice et Monaco en Italie.

Ces deux assertions paraissent également fondées.

Un corsaire africain , poussé par la tempête sur les rochers du golfe de Sambracie en Provence , depuis appelé golfe de Urimaudy fit naufrage contre ces récifs. Perdant Tespérance de reprendre la haute mer, cet aventurier et ses compagnons, au nombre de vingt, se décidèrent à chercher un asile dans ces contrées. Les Maures s*étant enfoncés dans les terres , arrivèrent en face d*un antique château , nommé depuis la Garde-Fresnet , situé sur la sommité d'une roche escarpée , vis-à-vis Tancienne Heraclea des Romains, aujourd'hui Saint-Tropez ihyonsés par Tobscurité de la nuit, ils surprirent le fort , en égorgèrent la faible garnison, et s'établirent dans ce site réputé jusqu'alors inexpugnal)le ; d'autres forbans vinrent les y rejoindre , et formèrent , de concert avec eux, un établissement

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