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dit Muraiori j contribuèrent par leurs folies à augmenter Faudace et la férocité d^ ces oûeaiuc de proie. La Provence déchirée par des disr sensions intestines j s'offrit elle-même à leur avidité. La Bourgogne y le Montferrat et les aivirons de Turin furent successivement ravagéi pendant que le Capouan y les États de Rome et de Bénévent étaient en proie au même fléau.
Des hordes de Sarrasins s'étant fait un nouveau repaire sur les bords du fleuve Gort^fioiio, non loin de Gaëte , l'avaient fortifié et en sortaient incessamment pour dévaster l'Italie méridionale. Les mêmes causes qui avaient livré
intermédiaire entre la France et la Ligurie, afin depoindr plus commodément se livrer à leurs brigandages.
Lorsque les environs de Saint-Tropez eurent été défaites jusqu'au Var, et qu'ils n'offrirent plus d'aliment an pillage, les Maures se divisèrent en deux bandes: la plus noabrcusc se retira à la Garde-Fresnet , Tautre s*empan do Pore-O/tve (Olivula), aujourd'hui Ville franche^ entre iViff et Monaco; détruisit ce viUage, en égorgea les bahilan^ct se fixa sur le promontoire du golfe de Samt-Hospiceffoir tion qui lui parut convenable pour établir une commniication avec la Gardc-Fresnet ou le Grand Fraxùteî. (O mot Fraxinet vient de l'arabe et signifie forteresse, ) Lesborbares se retranchèrent, à l'aide de branchages et de Uaàr nés , sur les hauteurs qui dominent Saint-Hospice et VUUfranche. Cette nouvelle forteresse devint en peu de temp aussi formidable que celle du golfe de Sembracie,
( Voir FRODOARD. — LlUTHPRAND. — MURATORJ. -
GinMNi. — RuFFi. — Papon, Hisu pênér, de Florence. — Durante, Hùt. de Nice, T. !•', chap. m. — Borrri, Chorographia , T. x, Rerttni italic)
LIVIVE II. — GHAPITHE II. 195
la Provence et l'Italie aux Barbares , contribuaient à perpétuer, dans les deux pays, la [irésence calamiteuse de ces étrangers. Au delà ooioime en deçà des Alpes , ces cupides enrriiisseurs trouvaient des auxiliaires chee les peuples et les princes chrétiens qui , battant les mains à la ruine de leurs adversaires , fils de la même patrie et chrétiens comme eux y subissaient bientôt après , à leur tour, le même traitement de la part de leurs intraitables alliés.
Nous avons vu, dans ce chapitre, comment »'dst terminé le ix^ siècle en Lombardie ; siècle n triste pour Tltalie et la France , mais dont le cours, toutefois, fut marqué pour le nord de la Péninsule , par d'assez longues périodes de ^ire et de bien-être. Bernard, Pépin, Louis 11, sont de ces noms dont un peuple garde la mélaoire pour les bénir et les regretter aux bons cconmie aux mauvais jours. L'ère des jours mauvais s'ouvrit pour la Lombardie avec la tombe de Louis II.
L'aurore du ix* siècle avait vu se consolider la conquête des Francs, et son déclin vit le terme de cette domination, un premier essai de la domination germanique et une double invasion de barbares.
Charlemagne et ses premiers successeurs avaient doté la Lombardie d'une législation sage et tutélaire (1). Déjà les sciences , la religion, les arts, l'industrie s'étaient ressentis, dès les premières années et jusqu'au delà de la moitié du ix^ siècle, de cette heureuse et bienfisiisante impulsion ; mais l'aveugle ambition des successeurs nationaux ou étrangers de ces première princes, leurs divisions incessantes, Tabsenoe trop fréquente et trop prolongée des souverains, l'intrigue des grands et des petits, la cupidité des comtes et autres gouverneurs , le manque d'une loi positive de successibilité au trône , les fautes , les inconséquences de la cour de Rome, trop mêlée aux intérêts temporels de ce monde, l'oubli ou l'inobservance des lois et règlemeos publiés par Charlemagne et ses fils , enfin rinvasion de l'Italie par les Sarrasins, et plus tard par les Hongrois , tristes fléaux attirés sur b chrétienté par l'appel des populations chrétiennes, toutes ces causes ont fait du ix' siècle, pour l'Italie comme pour la France , une époque de désordre, de scandale , d'anarchie et de mi-
sotto
{i) La pace silungamente conservata inqueste contradf
!to gl'tfnperadari CaroU, etc. dit Muratori , T. v, p. 133.
Mercè del buon goveimo degVimperculori Caroimi area
la Lombardia colCaltre vicine provtncif goduta per pin ih
cento armi un invidiabil pace, ( Ibid., T. v, p. 18X;