‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 279 sur 380 · LIVRE II. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE II

sèf e ; mais la Lombardie , nous le répétons y eut la moindre part des maux et la part la plus large des jours glorieux et prospères.

Ce siècle épuisa Tinfluence française au delà des Alpes, et commença ^ nous Tavons dit, à y faire poindre Tère germanique , ère qui , cette fois néanmoins , ne (it que s'essayer dans la Péninsule , mais non encore s*y établir solidement, les bases de la stabilité, les conditions de la vie manquant à ces nouveaux fondateurs ; car la puissance germanique était alors en des mains que paralysaient les mêmes obstacles, les mêmes causes qui avaient dépossédé du sceptre lombard les successeurs français de Charlemagne. Des carlovingiens régnaient à Trêves comme en France , et l'heure de la décadence et de la ruine avait sonné pour cette dynastie au delà du Rhin aussi bien que sur les bords de la Loire et de la Seine. La Germanie avait ses princes médiocres et ses rois enfans, comme la France ses Louis-Ie-Bègue et ses Charles -le -Simple; elle avait son envahissante féodalité, ses Zuiniebold , son éruption des Hongrois , comme la France avait ses Eudes, ses Bozon, ses Sarrasins et ses Normands. Aussi la fin du ix' siècle vit-elle l'Italie d'abord ardemment convoitée, puis négligée,

puis oubliée et même dédaignée par les princes germains , comme elle Tavait été naguère par les rois carlovingiens de France. Enfin le iionl de la Péninsule , cédant à Tinstinct général de fractionnement qui travaillait l'Europe, touIuI, lui aussi, dans les dernières années de ce siècle y vivre de sa propre vie ; il essaya , usa et ne tarda pas à abuser de sa natioaalité IoQ' barde.

Maintenant s'ouvre le x'^ siècle , que Muratori appelle secolo di ferroj et qui , comaie k dit Giulini , fut le plus funeste de tous ceux que l'histoire d'Italie ait à enregistrer dans ses aonales. Les calamités vont grandir et se propager dans cette période nouvelle , plus peut-^tre pour la Lombardie que pour le reste de la Péninsule.

Le cadre que nous nous sommes tracé m comprend qu'une portion du x* siècle : nouî^ ne soulèverons donc qu'un coin du sombre voiJf qui l'enveloppe.

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