‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 280 sur 380 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

£tat de la France à la mort d'Eudes. — Alphonse II| en Espagne.

— Alfkicd-l0^GraiiA en Angleterre. •— . Le pape Sergtua. -^Mnrosie. — Jean X. — Théodora. — Nouvelles excui*sions de barbares. —L'Italie se couvre toujours de plus en pins de forteresses.— JLe prince de Béoévent coipbat les Maures. — Il demaudc le secours de L<H>n, empereur d'Orient ' — Jean X implore aussi l'aide de Bérenger« — Le roi do Lombarde se rend à Rome et y est proclamé empereur. — 11 assiège les Maures dans leurs re- Inrites. — Atlaqae dése^réc des barbares.— Complète Ticteire de Bérenger.— Berthe et son fils Guy, prisonniers de Bérengcr.

— Noble fermeté de Bertbe.— Leur délivrance. — Jugement de Uuthpraudsur Berthe contredit par Muratori.

— De 9Wi A MQ. —

Eudes eu rendant au ûls de Louis-le-Bègue le trône de ses pères y s'était , comme nous Ta^ voQs vu y fait une large part.

À la mort d'Eudes (898), l'Aquitaine , la Neustrie et une partie de la Bourgogne avaient reconnu Charles pour leur roi : honneur qui, sous ce faible monarque, se réduisit en un stérile hommage de la part de quelques grands devenus dans leurs gouvernemens ou royautés héréditaires , plus maîtres que celui qui s'appelait rqi de France.

Tandis que la race de Churlemagne donnait le triste spectacle d'une puissance qui s'écroule

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et d'une famille dégénérée qui s'éteint, Alphonse III dans la Péninsule hispanique, et Alfred en Angleterre , réhabilitaient Thonneiir des rois , et conquéraient tous les deux , par un long et glorieux règne , le surnom de Grande sanctionné depuis pour Tun comme pour l'antre par la postérité.

Pourquoi faut-il qu'Alphonse III , après quarante-six ans d'un règne de sagesse et de lumières, ait imité (910) le pernicieux exemple donné par Gharlemagne en partageant ses Ëtats entre ses deux fils ! Précédent suivi par ses successeurs et qui devint funeste à l'Espagne.

La même année qui vit mourir le pape Jean IX (1), fut marquée pour l'Angleterre par la mort d'Alfred-le-Grand. Rome perdit en loi un ami zélé autant que généreux et magnifique. Alfred mourut assez tôt pour n'être pas témoin des tristes scandales jetés au monde du haut do trône pontifical : spectacle honteux qui peatêtre eût altéré , sinon la foi religieuse, du moins le respectueux dévouement de ce grand prince pour les souverains pontifes. Toutefois il est à remarquer que , durant cette longue période dr désordre et de confusion où des fronts déshono-

(1) Kn 900.

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