‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 282 sur 380 · LIVRE il. — CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE il. — CHAPITRE

jamais aux noms de Sergius et de Jean Xj les Doms flétris de Marosie et de Théodora (1).

U est triste d'avoir à marquer de cet impur stigmate le front d'un des pontifes les plus remarquables qui aient ceint la couronne de saint Pierre. Il ne suffît pas de se montrer habile et grand une f(HS au pouvoir, il faut y pour que la (^ire soit pure ^ que la source de la puissance Tait été , et qu'aucun des échelons foulés pour atteindre le faite , n'ait gardé ou laissé Tempreinte d'une souillure.

Jetons un coup d'œil sur l'état où se trouvait l'Italie avant la consécration de Jean X.

La Lombardie , ouUiée par la France , par la Germanie y par Gonstantinople , vivait ^ depuis quelque temps , paisible et prospère sous la sage administration de Bérenger. La politique de ce prince avait purgé Tllalie de la présence des Hongrois ; mais sa trop grande prévoyance

Jl) Plusieurs auteurs disent aue Théodora était la sœur ette de Marosie. D*après Liuthprand et Muratori , Marosie était fiUe de Théodora. *

* LiOTHP., Uni», iib. II, t'b. xiii. — BiuBAT., Ahu, d'itai, , T. t, p. SAS, anno 914.

Ces derniers hiRtoricns reconnaissent Marosie comme fille d'Adalbert de Toscane.

Or, nous voyons Théodora pousser par ses iulrigueh Jean X au trône pontifical, du vivant de Rorlhe, femuie d*Adalbcr(.

Cette Théodora peut avoir été la nœur de Marosie , mais ccrle.s elle ne fut point sa mère, à moins louleTois, qu'épouse du premier lit d'Adalbert, elle n*ait divorcé avec ce prince qui, du vivan» dr *a prenii^ro frfnme. aurail épousé la flllr de Waldradr.

alimentait ces hordes dangereuses (t) le long de la frontière nordique de ses États y et les montrait^ comme une menace toujours vivante , à ses grands vassaux et à son année éll^mème dont il suspectait la fidélité.

Tandis que les contrées septentrionales de la Péninsule , tre^iblantes au souvenir des dévastations exercées par les barbares du Nord, étaient ainsi tenues en respect par la vue de ces nuages amoncelés et toujours près d'éclater à son horizon , le centre de l'Italie et les approches de Rome étaient incessamment livrés à la furear des Maures.

Les Hongrois et les Sarrasins y guerriers nomades, sans discipline, marchant sans ordre, dédaignant la gloire, évitant autant que possible les batailles en rase campagne , pénétrant ao cœur des pays les plus abrités par la nature , n'y cherchaient que le pillage et se dérobaient par la rapidité de leurs chevaux à la poursuite de l'ennemi en cas d'insuccès : terribles dans leur triomphe , ils ne laissaient plus à ceux qui désespéraient de les combattre corps à corps ot de les exterminer, d'autres ressources con-

(1) Vcnim quia Berengarins fimiiter s nos miliifs ktihère fulelcs non poicrat, amicos sibi Hungaros nonmi'diocriter cffecerat. ( l.ii'Tlir., Hiu,, lib. il, r^p. ii. )

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