‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 287 sur 380 · LIVRE II. — CHAPITRE Ul. SI · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE Ul. SI

Albéric , marquis dç Camerino , accourait à la tête de nombreuses troupes pour renforcer cette puissance iiigue. Le ^ftouvel empweiir, jaloux 4e justifier lechaiûodvk pape et démériter l'ibonnour qu'il venait de recevoir, se hâte de prendre le commandement de cette armée.

3érenger forme ses troupes en deux camps et bloque étroitement les Ss^rasins dans leur repaire fortifié et réputé inaccessible ptoutes^JeS' issues, tous les abords sont interceptés, coupés; au bout de trois mois de MoqiSy laiaimiiieiéduit les libures à la denùèire. extrémité. Les barbares n'écoutent plus que le désespoir vJ^urs retraites et le ' riche butin cpr-ils y «ntassaient depuis long-temps., deviemleBt la proie d'un incradie que leurimainsontalluméi puis, en masse et tôte baissée , ils se jettent au milieu des chrétiens, espérant enfoncçr ^eurs rangs par ce choc impétueux , et trouver leur salut dans des montagnes voisines couvertes d'épaisses ^réts.* Mais , moins heureux que les Hongrois sur les bordsde lafirenta, les Maures sont reçus et poursuivis avec vigueur par les troupes de Bérenger ; pas nn seul n'échappe au glaive ou aux fors des chrétiens.

La joie fiit grande à Rome et dans toute l'Italie quand vint la nouvelle de cet heureux résultat. Bérenger partagea la gloire de cette hril-

lanle expédition avec le pape Jean X qui , non content de l'avoir conçue et d'en avoir haUlement préparé le succès y voulut y assister en personne pour encourager les troupes par sa présence.

Cet exemple ^ contraire aux maximes de l'Église j ne fut que trop imité dans la suite par d'autres pontifes y qui n'eurent pas toujours à invoquer un aussi noble but pour justifier leur présence au milieu de ces sanglantes luttes où se' décimaient les peuples.

Bérenger retourna triomphant à Pavie. Smgneux de réparer les maux de la guerre, qui trouvaient leur cmnpensation dans la gloire récenmxent acquise à la Lombardie, il dut aussi, pour maintenir le calme dans ces belles cod- Irées, tenir l'œil ouvert ^ur les princes ses vassaux dont il n'avait que trop éprouvé l'inquiète versatilité.

L'année qui suivit sa victoire sur les Sarrasins y vil mourir un prince qui fut un des plus puissans moteurs de ses revers et de sa restauration sur le trône d'Italie.

La mort d'Âdalbert II (1), duc et marquis de Toscane y souche de la fameuse maison d'Est ,

(1) MURATORj, anno 917.

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