‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 307 sur 380 · LIVRE fJI. — CHAPITRE 1*'. 26t · texte numérisé non relu

LIVRE fJI. — CHAPITRE 1*'. 26t

plus résolument les liens du sang et de l'amitié pour arriver^ n'importe par quels moyens , aux fins que se proposaient son ambition et son avarice. Parens, amis, ses complices même, ces crédules instrumens de son élévation, tout était sacrifié quand l'inexorable voix de son intérêt s'était fait entendre. Il parlait de clémence, tout couvert du sang de ses victimes et poursuivi par les gémissemens des malheureux que sa froide fureur avait jetés en proie à ses geôliers. Il affectait un grand respect pour l'Église et les ministres du culte, parce qu'il pouvait être parfois utile à ses vues de les invoquer à son aide, et son âme sceptique avait en mépris la religion : il riait en secret de ses dogmes et de son austérité que son cynisme outrageait par toute espèce de débauches et de scandales publics.

L'indocile Lombardie avait voulu changer de mattre , et le rei qu'elle crut se donner et qu'on lui imposa, se montra bientôt mauvais fils, frère barbare, maître ingrat , ami dangereux, ennemi perfide et implacable.

Ce nouveau mattre avait promis le rétablissement de l'ordre , le redressement de tous les torts , la répression de la licence. Son sceptre fit courber et les forts et les faibles sous un

niv^u de fer. Il bâillonna le'j^n de liberté que les mcrars des temps avaient Ittisséé afux grùAds et au peuple, et (piHtavaH d-abt^'etpkitée m profit de son élévation , mais qo'il app^ licence et cause d'incessantes perturbatiètt» y Boe fois parvenu à ses fins; Tordre qo*il rétaUit fot cette stupeur d'abattement d^tiiif peuple qui trouve un ferouche despote dans l'honmie qui is'était posé comme la future source de toute félicité. Ot avait salué la venue d'un Titus y d'un Marc-Anrèle, on rencontra un Tibère.

Le premier soin dé Hugues, à peine assis sur le trône, fut de contracter alliance aVec tous les princes ses voisins, sauf à lacérer plus tard ceux de ces traités dont pourraient ne plus s'acann* moder les secrètes vues de sa politique. Les cours lointaines reçurent également la visite de ses ambassadeurs. Liuthprand raconte que ce fut s(m père qui eut mission (1) de porter à Constantinople la nouvelle de l'avènement de Hugves au trône lombard.

D'après le récit de cet historien contemporain , l'ambassadeur reçut un accueil flattedr de Romain{2)y qui alors occupait le trône d'Orient.

(1) Année 927.

(2) Muratori s'étonne avec raison qu'il ne soit pas iàt mention dans cette circonstance , de Cimstantin Porphy-

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