‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 49 sur 380 · LIVRE I". CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE I". CHAPITRE V

tion, les lois des Goths ou des Lombards y et le droit romain étant également tolérés en Italie ; et on devait les juger selon la législation de leur choix, par l'autorité de l'empereur et du pape.

Le même décret ordonnait la remise au clergé des biens lui af^rtenant et qui pouvaient être injustement retenus par autrui ; enfin j l'empereur ne promettait sa bienveillance qu'à celui qui rendrait obéissance et respect au souverain pontife.

Le clergé et le peuple prêtèrent serment à cette constitution e^n présence du pape et de l'empereur .

Nous trouvons , dans V Histoire de l'Église^ la formule de ce serment : « Nous promettons fidé- » lité aux empereurs Louis et Lothaire , fran- » chement et sans arrière pensée , sauf la foi » (jue nous açons promise au pape ; nous ne » souffrirons pas que l'élection du pape se fasse » autrement que selon les canons , et que celui » qui aura été élu soit consacré avant qu'il ait »» fait , en présence du peuple et de Vem^oyé de » l'empereur y un serment semblable à celui que » le pape Eugène a fait, de son plein gré y pour » l'intérêt commun. »

Ce serment , tout équivoque qu'il puisse paraître , la constitution publiée par Lothaire, l'in-

tervention continuelle des empereurs dans le aflEsiires intérieures de Rome y sont^ nous le ré pétons, des preuves évidentes pour nous, qu Pépin et Charlemagne , dans les donations pa eux faites ou sanctionnées en faveur du Saint Siège, s'étaient réservé les droits, non pas sei] lement de seigneurs suzerains , mais de souvc raineté.

Ces mêmes prérogatives , que nous appeloi (les droits de la conquête , furent d'abord atts quées sourdement , et puis hautement qualiOé< d'abus par les pontifes romains > lorsque la coi de Rome voulut, elle aussi, prendre sa part i une large part encore , de la dépouille do C4 mêmes rois ou empereurs de qui les papes U naienl leur puissance temporelle.

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