‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 68 sur 380 · LIVRE II. CHAPITRB II · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAPITRB II

i^idence et sur leur passage y les contributions,

de môme que les commissaires royaux {mu$i

^orninici ).

On appelait çtissaux du roi {i) y ou grands vas-

^aux [majores), ceux qui, agréés par le souve-

^in , venaient lui rendre hommage , moyennant

^^ don fait par le roi de quelques terres , pour

^u jouir à titre de bénéfice, jure beneficii, ou dans

Vespoir de les obtenir.

Nous avons vu que ces concessions étaient faites en récompense de grands services militaires ou civils, a Les vassaux de ces temps-là^ » dit Giulini , étaient à peu près ce que furent » depuis nos feudataires, avec cette différence, » toutefois, que ceux-ci étaient héréditaires, » tandis qu'au ix"" siècle les vassaux n'obte- » naientque des bénéfices à vie. Maintenant ces » bénéfices ne consistent qu'en une mince et » infructueuse juridictiQn sur quelque iilla (ha- » meau) ; mais au moyen-àge on ne les concé^

(1) La LOI SALIQUK les appelle Antrustioms. * — Les Latins, Comités, — Cammendatt, ** — Vassi , Vavassares, *** — Les Anglo-Saxons , Folclands,

* (Jai sunt in truste régi*. Ce mot peut au^si dériver du mot allemand trtw qui signifie fidèlr. En anglais true signifie vrai„

** De cimimittcre ou commenda, comme nous le verrons plus bas.

'** Frédéric Bnndius fBït dériTer va«5tt« du mot allemand vasten, qui êigniùe obliger, lier, les vassaux étant attachés à un seigneur.

"•' De folglan, êuivrc, parce que, dit Lingnrd^ le tenancier étaif tenu de suivre son seigneur: fotdands en anglo-saxon, nous parait

rendre complètement le eomes latin.

» dait jamais sans y attacher une rente. v> Le comte Giulini n'est pas fondé à dire que les bénéfices se maintinrent à sne dans le ix^ siècle. L'auteur milanais fait remonter lui-même, à ce siècle, la transmission héréditaire des charges publiques dans ce royaume (1). Nous verrons que Charles-le-Chauve fut le premier à sanctionner cet abus par un décret formel, et à donner aux grands cette arme redoutable contre la royauté. La sanction de Tabus, quant à l'hérédité des fiefsy précéda celle pour l'hérédité des charges publiques. Charlemagne (2) avait rendu héréditaires quelques fiefs en France. Lothaire (3), dans sa constitution insérée au Code des Lombards, sanctionna aussi des fiefs à perpétuité.

(1) Giulini fait aussi remonter à cette époque I*originc des noms de quelques familles illustres de la Lombardie. Non seulement on se transmit les titres et les dignités, mais encore les surnoms pris, dans' les dénominations de terre on du pays natal, par plusieurs individus, pour distinguer les branches d*une même famille ; remploi héréditaire devint aussi un nom de famille. Giulini trouve Torigine du nom de Visconti, famille illustre qui, depuis, donna des souverains à Milan , dans la charge de vicomte de Milan , occupée par JValdcric dès Tan 865 , transmise à son fils Almèric et puis à leur descendance.

(2) Capitulaire de Can 801, art. 17, dans BALrzE, T. I" , page 260.

(3) Constitution de lA)thaire , insérée dans le Code des Lombards, liv. ui, § t\l\, — MONTESQUIEU, liv. xxxi, chap. XIV.

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