‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 70 sur 380 · LIVRE lU y^" CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE lU y^" CHAPITRE II

quon appelait petits tfossaux. (Vassi minores.) U existait deux classes de çdssi minores : les uns Tétaient par choix. Toute personne libre pouvait se choisir pour seigneur l'homme puissant ou l'établissement religieux dont la protection lui inspirait le plus de confiance ; il lui payait souvent un tribut pour cette protection. Une commenda ou bénéfice était le prix ou le kit de cet hommage. Accepter un vassal s'appelait commendare se alicui. On appelait aussi les vassaux commendati. Le bénéfice qu'ils obtenaient ou briguaient se nommait commendatioy commenda (1). Le vassal, après la mort de son seigneur , portait son hommage à l'homme paissant qu'il jugeait digne de sa préférence. Celui qui avait été répudié par son seigneur, ne pouvait être accepté par un second seigneur, en cette qualité , sans Tautorisation du premier: cette autorisation devait être soumise au roi dans le délai de quinze 7iuits (2).

ver de cette dernière appeUation le mot italien signore. Probablement notre mot seigneur ou monseigneur n'a pas d'autre origine.

(1) Ce dernier mot est resté en italien. Le mot français cammanderie a sans doute la même origioe.

(2) On comptait par nuits, eu Lombardie comme en France. Tacite dit que les Germains comptaient aussi par nuits. César en dit autant des Gaulois : « C'est, ajoute ce der- » nier, parce qu'ils se croyaient tous descendus de Plu-^

D'autres étaient vassaux par lenure ou ut vancc de fiefs ; ils tenaient du roi ou de I seigneur, comme nous l'avons vu, des propi les en bénéfice , sous l'obligation du ser militaire ; des hommes libres convertissai même leur alleu en fief pour devenir vassam roi (1).

Les obligations des vassaux et des seignc étaient réciproques ; le vassal et ses compagn avaient part aux faveurs du seigneur et vivai

ton. » Nous dirons avec les continuateurs de PulTeDdoi d*autres écrivains distingués : » La vraie raison de cet u » des Gaulois et des Germains, c'est que toutes les nal » qui se servaient, comme eux, de mois purement lumj » comptaient le jour civil du coucher du soleil et du te » où la lune paraît sur Thorizon. »

(1) Voici comment s'opérait cette mutation : * on < nait sa terre au roi, qui la rendait au donateur en usai ou bénéfice, et celui-ci désignait au roi ses héritiers Large distinction entre Talleu réduit en fief et le fief \ pie , quand le fief simple était révocable ou à vie. Cette tinction donna peut-être la première idée de la conce! de fiefs héréditaires.

Après les fiefs , et quand il n\ eut plus de terres à < ner, la faiblesse des rois accorda l'hérédité aux comtés d'autres charges publiques , ce qui acheva , comme i l'avons dit , de ruiner la puissance royale.

* Marcul. Uv. \**y formule 13. cit(^ par MoATEt^goiio, Esfm Loti, liv. XXXI, chap. viii.

** l\ peut paraître siugulicr que des liouimex Ubrcs converUi en flefs leurs biens allodiaux: mais les vassaux du roi jouiasa de tant de privilèges * que ec titre fut brigué et obtenu par I espèce de sacrifices.

*MoNTBSQ. {Esprit des lois\ I. xxx,chap. viu ) in«n(ionn« qw un» de cr> pri^Ûiigc».

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