LIVUK II. CHAPITRE II
à l'article des compositions, était la valeur donnée par estimation à chaque individu, et le wideschild était la valeur fixée pour pouvoir être déclaré homme libre.
Acte public était dressé de la demande de tout individu voulant faire constater sa position (i'bomme libre; cet acte mentionnait le jugement intervenu (1).
Des hommes libres, trop pauvres pour pouvoir
justifier du undeschUd j allaient demeurer dans
des terres appartenant à quelque seigneur ou à
quelque établissement religieux, et y prenaient
un tènement. L'état de ces individus était mi-*
toyen entre celui des serfs et des hommes li-
bres; on les assimilait aux aidions j dont le sort
rappelait les anciens affranchis (liberti).
D'autres hommes libres, sans y être forcés par une extrême pauvreté , cherchaient , en payant un cens à quelques seigneurs ou à quelque congrégation , à se faire considérer comme al-
(1) Giulini * cite une requête et une décision de juges daaosune affaire de ce genre. L^acte qui en fait foi est signé par le tribunal. îl y est dit que quelques juges , ne sachant pas signer, y tracèrent une croix , après avoir posé la main sur la sentence en original, formalité qui se certifiait par ces mots , Manum pomit. Cet acte est aussi signé par le no-' taire qui affirme le tout.
• GioLmi, Stor, dt MU., tom. 1".
242 PREMIÈRE ÉPOQVE.
Ceux que Ton appelait adscripti glebœ, espé ce de fermiers qui cultivaient les terres d'u seigneur pour leur compte , moyennant une rë tribution qu'ils rendaient au propriétaire pra dant leur bail ; et ceux appelés addicti gtebœ vrais serfs , cultivant la terre pour le propri^ taire ou seigneur, et restant attachés pour ton jours à cette terre.
On était serf de naissance si on avait pou père un serf; on le devenait quelquefois pa décision juridique pour quelque méfait; de vaincus étaient réduits en état de servitude pa les vainqueurs. Enfin , on devenait serf en s< vendant à un mattre qui vous attachait à 1 glèbe.
En Lombardie , les serfs n'allaient pas à 1 guerre (1).
Si certains peuples exemptaient les esclave du service des armes , ce n'était point par u;
(1) M. de DoulairwiUter dit, qu'en France auni k serfs on esclaves étaient exclus du service militaire. Le du vcUier de Jaucourt * n'est pas de cet avis , mais n'appui d'aucune preuve l'assertion contraire.
Nous avons vu que les Goths , se trouvant trop faibles e Espagne , obligèrent tous les affranchis du fisc à prendre k armes. La même raison leur fit ordonner aussi à chaqa Goth , de mener à la guerre et d'armer la dixième parti de ses serfs. ( Liv. v , T. viii , § 20. )
• Dict, df t'Fncyciop.y art. Kmlatagk.