‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 74 sur 380 · LIVRE H. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE H. — CHAPITRE II

slaves trouva protection contre Tincontinence des maîtres. Il y a, dans la loi des Lombards (1), QBe disposition qu'on ne saurait trop louer. « Si un maître , » dit cette loi , a débauche la » femme de son esclave , ceux-ci seront tous ^ deux libres. » Les désordres des Romains j à cet égard, durent amener cette salutaire^ prescription. Chez ces anciens maîtres du monde , les esclaves étaient en quelque sorte privés du droit de mariage : double source de corruption pour les esclaves comme pour les citoyens. Sous les Lombards, aussi bien que sous les Francs y les mariages entre serfs étaient déclarés valides en Italie.

Long-temps après l'époque qui nous occupe y la position des serfs ne fit qu'empirer ; elle devint si intolérable qu'un soulèvement en France, vers le xi* siècle , fit faire les premiers pas vers cet affranchissement qui fut l'œuvre glorieuse des rois de la troisième race , et qui ne se compléta qu'au xv* siècle.

L'heure de l'émancipation sonna plus lard I>our les serfs de la Lombardie.

Les mmi dominiciy dit Muratori (2), lenaionU

(*)Liv. 1"^ j xxxii, S 5.

(2) MlKATORl , Ann. d'Iu, T. iv , anno 808 , page fm.

[«irloul où ils se irouvaienl , îles audiences judiciairtis (1), que l'on appelait /j/acitt ou ptaciia quand il s'agissail de cas particuliers, et m€Uii ou maila auxquelles devait être convoqué tout le peuple, ulïn que quiconque réclamait pùl promptomcnt faire comparaître les accusés qu'on sommait de répondre à Tinslant même.

Les jugemens, soit dans les malH , soit daui^ les piacili, devaient toujours être rendus en présence des comtes uu des fonctionnaires ecclésiastiques dans la juridiction desquels se Irouvaieni les commissaires royaux.

En cas d'absence des comte* , des évèques ou lies abbés, il fallait, dans les premiers temps, surseoir aux jugemens. Plus lard, Lothaire ren-

(1) Il existe quelque!, actes di- ces Opoques reculées, du» lesquels on voit hgurer des personnages sous la dénominalio» dajugei de l'empereur. Par exemple , dans un procèsjng^ en 859 et cilé par Giulini (T. 1" , lib. v , page 275) , on Irouve, Bafndo judex Domini imperatorù.

Oet liislorien pense <|ue , outre les juges, gouTerneurs cl assesseurs , il y avait des magistrats portant le titre de^'uyei , avec l'adjonction de ces mois : Domini impcraloru, qui étaient chargés de juger les causes portées devant l'empe- I oiir. *

Ne pourrait-oti pas penser que cette détioiuinalitm élail aussi aj^liquée nu\ missi dvminin (dont parle Kluraturi i . dans l'exercice de leurs attributions judiciaires ?

* Crs Jiigm>laicnl, sriou IoiiIp ippuieiii^c, ^oulc GiitUnI, pont ta plupart nofafrrj. On lf« voll , diui ecrinilltin'lc". intvrtetiir r' prononcer ramnrjHg'M, puis cvrIiOtM' rpilnll di

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