‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 86 sur 380 · LIVRE II. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE III

Tout homme libre devait accourir au premier ^I>])el du comte et se ranger sous ses drapeaux. Le soxiverain désignait un point de rassemblement o^ les comtes, à la tête des hommes libres et de l^^jrs propres vassaux , et les seigneurs aussi y ^ ^^ ivis de leurs fidèles y allaient le rejoindre : Tem- I^^reur ou roi s'y rendait à la tête deses^eucfe^.

n y avait deux sortes de service militaire :

La guerre au delà des frontières^ et la défense <ï^^^ Tintérieur du pays.

L'exemption en Lombardie (1) était accordée ^ ^z^ux qui ne possédaient pas la valeur de dix sols '*«r. Tout individu qui possédait plus que cette somme^ devait marcher, en cas de guerre à l'ex- ^^neur ; celui qui n'avait que cette somme et ^i^^n de plus , était préposé à la garde du pays.

On voitque les rois francs n'armaient, soitpour

^ ^ service militaire dans leurs excursions en pays

^^K^inemi , soit pour défendre le sol lombard , que

^es hommes leur offrant quelque garantie; ils

^^lûblaient même ne conduire avec eux que ceux

^T^y possédant le plus, leur étaient des otages pour

l^ fidélité du royaume pendant leur absence.

(1) Voir redit remarquable de Tempereur Louis II , rap- Poné dans BaUttius ( Cap,, Reg. Franc. , T. u , pag. 359 ) , ^^ <bn8 Peregrinus ( Htst. princip. Longob. , Rer, ital. , ^- H, part. II).

Un père qui avait plusieurs enfans ne pouvait en garder qu'un seul auprès de lui y le moins utile à la chose publique.

Sur trois frères j deux devaient marcher; ce-

lui dont on devait attendre le moins de services était exempté.

Les comtes j les gastaldi , quand ils ne marchaient pas 9 ne pouvaient retenir auprès d'eux, pour leur service personnel , que trois hommes propres à la guerre : un pour eux , deux pour leur femme.

Les abbés et les abbesses étaient tenus d'envoyer tous leurs vassaux. Il n'est pas parlé, dans l'édit de Louis II , des évéques qui , pour la plupart à cette époque y et malgré la défense expresse que leur en avaient faite les rois y les papes et les conciles, allaient, à la tête de leurs vassaux y rejoindre les souverains et se montraient dans la mêlée des batailles.

Des peines rigoureuses étaient portées contre les individus qui y par fraude et n'ayant pas à faire valoir quelques cas de dispense prévus par les lois y cherchaient à s'exempter du service de guerre (1). Il n'y avait, hors des cas de dis-

(1) Personne , en dehors de ce service , ne pouvait porter dans Fintérieur du royaume , ni arme , ni bouclier, ni lance. Il était expressément défendu d*aYoir des armes sur

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