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2. On eoiploy» «orloat tes dnigon», comme eervent à pied el à che?»!, et propres à tout.

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ciikilrants, les outrages aux reiiimes, ni ces soldats se reiajant d lieure en heure pour ciupôcher leurs hôtes dormir pendant

. des semaines entières, iusfjn'à ce que ces malheureux, hébétés, en démence, signassent une abjuration'.

Le roi ne vit que le résultat. La résolution fut prise d'envoyer jiartout ces missionnaires boUés qui avaient si bien réussi en Bi>arn. Louvois manda» de la part du roi , le 31 juillet, au marquis de Boufflers, leur général, de les conduire en Guyenne et de « les € loger entièrement chez les religionnaircs... observant d'essayer « de diminuer le nombre des religionnaircs, de manière que, dans < chaque communauté, les catholiques soient deux ou trois fois c plus forts qu'eux; en sorte que, loi*sque, dans la suite. Sa « Majesté voudra ne plus permettre l'exercic e de celte religion « dans son royaume, il n'y ait plus à appréhender (jue le petit « nombre qui icslera puisse rien entreprendre^. » Ou retirerait 1rs troupes à iiicsure qu'on aurait atteint ce but dans chaque lieu, sans prétendre tout convertir sur-le-champ. On pousserait les ministres à passer en pays étranger, bien loiiî de les retenir de

. force : les pasteurs éloignés, on aurait plus facilement raison du troupeau. Les soldats ne devaient pas faire « d'autres désordres que de retirer 20 sous ( par jour ) par cavalier on dragon, et 10 sous par fantassin. » Les excès devraient être sévèrement punis. Lou- ▼ois, dans une autre lettre, avertit le général de ne pas céder à toutes les snj^frestions des ecclésiastiques, ni même des intendants. On ne coiiipiait pa.« pouvoir aller aussi vite qu'en Béarn.

Ces instructions Tout connaître avec précision, non jms ce qui fut fait, mais ce que le roi voulait ipi on fil. Les suballci nos, bien sûrs de Timpunité en cas de sui cès, aj»irent bien plus selon Tespril de Louvois que selon ses paroles dictées par Louis. Le roi , quand par hasard il apprenait qu'on avait dépassé ses ordres, châtiait rarement les transgrcsseurs, de peur qu'on ne pût € dire aux € religionnaircs que Sa Majesté désapprouve quoi que ce soit de € ce qui a été fait pour les convertir. » Louis XIV ne saurait donc

1. IHa, â§ TÈiit &Ê NmUb, t. V, llv. xxii. — JTAn. à» FoamnU, p. 278.S87. — (Va Mémoires d'on persécuteur sont, malgré bien des réticences, le monument contemporain où t'un voit le mieux i» conduite et lea reasorta de U penécution.

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