‹ Historie De FranceChapitre 11 sur 168 · Rulbiére, p · texte numérisé non relu

Rulbiére, p

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dédincr, devant Thistoirc, sa part de cette terrible responsabilité ' .

L'événement dépassa les espérances ihi roi et de Louvdis. La Giiienii»' se n-iidii aussi facilement i|uele Ré.irii. L'église de Montauîi.ui, cher- lien de la Réfonuc daub ers contrées, se réunit en grande n! «jo!-iié, après qnelqucs jonrs de vexations soldatesques; Bergerac tint un peu plus lon^emps; puis toute résistance collective cessa. Les villes et les bourgs envoyaient, de dix ou douze lieues, aux cbefs militaires, leurs promesses d'abjuration. £n trois semaines, il y eut soixante mUle conversions dans la généralité de Bordeaux ou de Basse-Guienne, vingt mille dans celle de Montan* ban ou de Haute- Guienne. D*après les rapports de BoufOers, Louvois, le 7 septembre, comptait qu'avant la fln du mois, il ne resterait pas, dans la Basse -Guienne, dix mille religionnaires, de cent cinquante mille qui s'y trouvaient le 15 août, Point de courrier, n écrivait madame de Maintcnoii, le 2G septembre, « qni n'ai iii rî' au roi de grands sujcls de joie, c'esl-îVdire d«'s nouvelles de con\crsions par millici-s '-. ^> Les seules résistances qu'on daignât remarquer çà et là, c'étaient celles d'un certain nombre de gentilshommes de province, gens de mœurs simples et rigides, moins disposés que la noblesse de cour à sacrifier leur foi à l'intérêt et à la vanité.

La Guienne soumise, on fit marcher Farmée de Béam , partie en Limousin, Saintonge et Poitou , partie en Languedoc. Le Poitou, déjà dragonne en 1681 par Tintetidant Marillac, venait d*étre SI bien travaillé par le successeur de Marillac, Lamolgnon de Basville, aidé de quelques troupes, que Foucault, envoyé de Réarn en Poitou, n'y trouva plus qu'à i:laner. Le n»i lit même recoimnander par Louvois de ne jias inélendre convertir tout d'îui coup tous les religionnaires, de ix'ur que les familles i-ielies et puissantes, qui avaient dans leurs mains le conuuerce de ces contrées, ne prissent le parti de s'enfuir par mer (8 septembre). Basville, grand administrateur, mais d'une dureté inflexible , fut expédié de Poitou en Bas-Languedoc, dans la première quinzaine de sep-

1. V. la lettres d« LoaroU dan* Rolhiére, p. 212. — Cépendant M. de Notilleft

(t. II, p. 417 1 cite une autre tetM où le roi parle d'exemplâ i faire contre tes olA-

ci^rn qui «Vc/w/'VToiVfjf.

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