C97-1707) BOIS-GUILLEBERT
l'argent aussi s'arrête court dans les fortes mains (dans les mains des capitalistes), qui aiment mieux alors perdre le profit que de risquer le principai, et il ne sert plus à rien. Quand l'argent s'arrête, le pays est paralysé. « L'argent forme pour autant de revenu qpi'il Mi de pas ». La richesse d*un pays est donc dans la fécondité en denrées, et dans la grande consommation, qui fait qu'un million (argent) y fait plus d*eiret que dix millions là où II n*y a pas de consommation, ce millioQ se renouvelant mille fois (par la circulation). ^ Il sent profondément la solidarité de toutes les classes et démontre comment la misère de ragriculteur, qui est la base de la société, doit entraîner la ruine du reste. Il proclame la solidarité d'intérêt, non-seulement d'homme à homme, nonseulement do province à province dans un même étal, mais de peuple à peuple. — Tout vendeur doit être acheteur, et récipro- ' quement. Tout édiange doit être profitable aux deux parties, dans» l'intérêt général. Il faut, pour cela, concurrence et liberté des producteurs. La nature veut la liberté de l'industrie, et cette liberté peut seule paralyser les efTorls tyranriiques de la cupidité et de l'égoisme. C'est à la nature, et non aux hommes» (^qu'appartient la police de l'ordre économique
La doctrine de l'économie pdlitîque libérale est totit entière dans cet axiome.
Les conclusions pratiques de BoisrGuiilebeit sont le changement du système d'impôts. L'impôt, suivant lui, n'est pas trop fort : il n*est que mal réparti. Oh pourrait même l'augmenter beaucoup sans inconvénient : la hance, sons un bon* régime, pourrait donner au roi jusqti'à 300 millions de revënn! Il faut rendre 1* la taillé équitable^ en rendant les fiiveurs et les énormes inégalités actuelles impossibles par un dénombrement et par des rôles dressés suivant un plan quMl expose ; 2* supprimer les aides, les douanes provinciales et les droits à l'entrée des villes*^ 3» compenser ces suppressions par l'augmentation de la taille réformée et par un impôt sur les cheminées; 4° adopter le sys-
1. Nos citations no sont pns toutes prises danjt !e Détail Jf Ut France, mnis anssi dans les oaTrages postérieurs de 6ois-GtûlIeber(; le Traité det Grain»; la IHuetiatton tar Ut rlcAMMt, rarjent tt to fHftiif*, et te PacHtm 4§ to Frmiteê,
2. La nppres^ion det Imp^yt^ de oousoniinttUon ftieil Mon 100,000 «abifeta en boit Jotars, 8*écrie-i-U atee un iMif entiioiMiaaaê, '