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Milan, agit de même, malgré d*é(roiU» et indenneB Telatloiw avec rempereur et avec GuiUauioe III, Philippe V partit de Yemîllee le 4 décembre, emportant les
avis écrits de son aïeul sur son nouveau métier de roi • et l'assiirance de consorvor sos droits de sucressibilité en France pour lui et ses hoirs. Louis XIV avait r\ prime sa volonté à ce sujet dans des lettres-patentes qui furent enregistrées au parlement le !«' février suivant. En ne rappelant pas, dans ces lettres, que Philippe, s'il était appelé au tr6nc de France, devrait ciioisir entre ce trône et celui d'Espagne, Louis eut le tort très-grave de réveiller les craiatc^ relatives à ruoion des deux couronnes sur une seule téte.
d Mon fds, > dit le roi de France en embrassant poiu: la dernière fois le roi d'Espagne, il n'y apka de Pyrénées *l Celte grande parole, si elle est authentique, ne permet pas d'accuser Louis XIV de n'avoir pensé qu'à sa famille en acceptant le testament de Charles n : il voyait la France appuyée désormais sur l'Espagne au lieu d'en être menacée par derrière; il voyait la pensée de Henri IV et de Richelieu accomplie par d'autres moyens et sous une autre forme, la maison d'Autriche abattue, l'Europe méiKdionale et l'Amérique faisant corps avec la France par une étroite alliance.
Philippe V passa la Bidassoa le 2? janvier 1701 et fit son entrée à Madrid le 18 février. L'accueil du peuple au roi français attesta, du moins en ce qui regardait la Castille, l'oubli des luni^nies (luerelles qui avaient divisé lu France et l'Espai^ne, et la renaissance de la vieille aiuitié qui unissait les deux nations au moyen âge.
D'heureuses nouvelles arrivaient chaque jour des Deux-Mondes au nouveau monarque. Après Milan, Naples, la Sicile et la S.irdatgne; après l'Europe, l'Amérique et les possessions plus lointaines encore des archipels d'Asie, toute la monarchie, enfin, se
1 . On y remarque le conseil de ne pas ëpoiuM^r une Autrichienne { de n'avoir de . jfufrr»' que s'il y est forcé; de lAcher de îi'iMnploycr que des Espagnols datis les grauda guuverncmeots, et de ic'uir les Fran^-ais dans l'ordre en Espagne. V. Mimoir* nmiê fur ùniiê XIY à «m p«ltt-/ltt, etc., ap. CBuvm de Lenie XIV» t. II, p. 4S0.
2. Voyes les lettres patentes dans IjiTorre, t. II, p. 298. — Vollnlre, SiMt êt Loni$ X!\% t h xxriii, — I.o mot : n'y apliM dt PyrAirw, ne «e troa?* pee <Uii»let
Mémoires autéricuni u VokUiti'.
(ITM] PLUS DE PYRANÊES. 865
soumit ù Pliilippt; Y sans la moindre opposition. La Savoie et la plupart (les états if.iliciis, le Danemark, plusieurs pritucs d*AIleuiag;iic, puis le Portugal , puis la Hollande et 1 A ii;^letcrre ellesmêmes (on verra tout à rtieure pour quels motifs et avec quelles fterres)» reconirarent Philippe. Le dix-huitième siècle, comme le dit Saml-SimoB, s'ouvrit ainsi pour la maison de Bouiiion c par un eomMe de gloire et de prosfiéritè inouïes. » M, cepend*uil, la I ntiicL', liiste et inquiète, ne se livrait pas à celte prospérité cornu le elle l'eOt fait en ces jours d'ivresse où elle se sentait vivre dans le Grand Roi : atteinte d*un mal profond dans ses «Cgaoes vitaux, elle ne se sentait plus la force de soutenir la for- , tune de ses maîtres.