‹ Historie De FranceChapitre 120 sur 168 · Î] MOUT DE GUILLAUME III · texte numérisé non relu

Î] MOUT DE GUILLAUME III

en Hollande et plénipotenliaire auprès des Etats-Généraux. La femme de Marl})orough fit le reste. ÂnneStuart , princesse de Danemark , était enti^ment gouvernée par Sarah Jennings, corn- » fesse de Marlborongb. Quand Anne monta sur le trône, lord et lady Marlborougfa régnèrent sous son nom. Les espérances que le gouvernement français avait pu fonder sur les sympsibles connues d*Anne Stuart pour les tories et pour sa famiUe eiîlée» furent promptement évanouies. La reine Anne déclara au par* lement qu'elle suivrait en toutes choses la politique du feu roi. Elle créa Marlhoronjrh cônimandant-général des troupes de terre. Louis \i\ ne lui pas [tins heureux du cùlé de la Hollande. La révolution républicaine qu'il avait souvent tâché de susciter contre Guillaume, s'opéra sans <lifli( uUé ni stcousse. (iiiillamiie avait tenté inutilement, peu avant sa mort, de faire désignée cfiniiiie son successeur dans le stathoudéral des Ciinj Provinces ( Hollande", Zélande, Ltrecht, Gueldre, Over-Jssel) son cousin Frison de Nassau , déjà stathouder héréditaire de Frise et de Groninj^'uc ; le stathoudérat fut abrogé, de fait et i)ar extinction , dans les Cinq Provinces, et le gouvernement fut rétabli sur le pied où il avait été au j&vifffi des de Witt; mais ce changement intérieur ne réagit en aucune ibçon sur la politique extérieure ; la principale influence passa au pensionnaire de Hollande, Daniel Heinslus, créfthirê de Guillaume et pénétré de son système. Eugène, Mariborqogl^et Heinsius formèrent ce qu'on nomma le Mûmoirai de la coalition. Les États-Généraux , tout en reprenant leur liberté^ républicaine, s'indignèrent qu'un a;.^ent de Loui.s XIV eût prétendu leur faire entendre que la inoi l de Liuiilaunie a avait rendu ^

"leur ièpublique à elle-même; » ils fM-oiestèronl d'iHre lidèles aux principes de ce prand prince et repoussèrent toute proposition de

.négociation particulière (8 ami 170?)

La politique anlilrançaise l'emporta augsi en Allemagne. L'union des neutre^ se brisa et fut remplacée par une nouvelle' association de cinq cercles, dans laquelle entra le cercle d'Autriche et d'où sortit le cercle de fiavière, qui persista dans son refus d'épousev la ca«e impériale [16-20 mars 1702). Les cinq cercles

1« Mirn^t^ La Ton», t. IV, p. SÛhSS.

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