‹ Historie De FranceChapitre 14 sur 168 · jr. rtltl Je Saules, t. V, Preuv.'s, p. Wi · texte numérisé non relu

jr. rtltl Je Saules, t. V, Preuv.'s, p. Wi

3. Lettres lie Luuvuis ù Foucault, inten<laut de Poitou, du L7 octobre; — àMft* riUae, intendant da Rouan, dn 21 octoW; — ta duc da NoalUaai d« 28 oalolirat ap. BttUOèra, p. 22S-22fi«

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rcHgioD, avaient cédé par flurprise, par crainte, par dé&ttt do constance dans la souffrance » ou par un motif plus respectable, par le désir de soustraire leurs familles à la licence du soldat ,

laissèrent l'cl.itcr leurs regrets et leurs remords, et iie voulurent plus aller à la messe.

Tous les eliels des dragonnades, les Noaillcs, les Foucault, les liiisville, les Manllac, se plaignirent amèrcnieat d'une mesure qui leur 6tait inutile quant à la démolition des temples et à la prohibition du culte et très-nuisible quant au progrès des conversions. Ils avaient compté faire disparaître le culte en convertissant tous les croyants. La Révocation de FÉdit de Nantes péchait donc à leurs yeux par excès de modération ! Louvois s*empres8a^ de les rassurer à cet égard , et les autorisa à faire comme si le dernier article de l'édit n'existait pas: « Sa Majesté», mandM-tl, t veut qu*on fasse sentir les dernières rigueurs à ceux « qui ne voudront pas se faire de sa religion , et ceux qui auront «la sotte gloire de vuuluir rester les derniers, doivent LMre

«poussés jusqu'à la dernière extrénnlé — Qu'on laisse,'

t dit-il ailleurs, vivre los aidais fort UcencicusemeiU I.*. » (Novembre 1G85').

Le roi cependant ne Tentendait \m ainsi et prétendait qu'on persécutât avec méthode et gravité ^. Mais on ne s'arrête pas à volonté dans le mal : Tablme attire l'abîme. On avait ouvert la carrière aux passions brutales et cyniques, à l'esprit de délation, au fanatisme bas et méchant; les infomies dont se souillèrent les agents subalternes rejaillirent, et sur les chefs, qui ne les réprimèrent point, et sur ce gouvemoîient si fier, qui ne rougissait pas d'ajouter à Todieux de la pei-sécution la honte de la

1. Hùt. de l'Édit dt Nanttê, (. V, p. i569. ~ NoaiUes, llist. de madame di Mamktwn, t. U, p. 488. — FouMull ii*afiit pn attendu l«t nomeliM instruetloni à» Lravoti. n avait convoqué, le S noveraibre, ce qui restiiit da gantibhommeif non convertis d&nsle Haut r-iitou, et leur avait d^clai^ que c'est une îllu»iun qui n»* peut vci.ir « que d'une préoooipation aveugle, de vouloir distinguer le» obligations de la m eooscienoe d*«veu l'obéÎMauce qui est duo m roi. » B avait protesté contre ceux qtd prétendaient tirer, d'un certain article de t'édit, « cette conséquence que Sa •. Majesté lea laisse on liberté ite consoicncr-, danele temps qu'dle la leur (kte foi^ ■ meiicnient Mem. de Foucault, p. 305-30*».

2. Lettres citées par Nooill^, t. Il, p. 470. Le roi ordonne qu'on pende les dragons qui pilleront; maie on ne voit pas qu'il y en ait eu un seul de peiulu.

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