CBmm de FéiMlon, t. V, p. 1S0-S02. — Il fciii lire
autre p ôcc probaLlfinont .iiil(''ricuri-', l'Examen de conscience concernant les devoirs d» la roy luté ; y remarquer ce qui regarde It» g»léneaB retfeaoft, par UD abo» moQftmeiu, après leur pciue expirûc. hid., p. 2.
2. VU d« Aie tf* BoHrvoynt, par l*abb6 Progrart^t. MI, paarim.
3. Loois conçut néanmoins dana sa Tieillesae quelques doutes sar le droit abaolu de disposer des biens de ses sujets. A propm de la dime rorale, en 1710, il ronsnlta »uii coiifv»seur, Le l'cilier, bucccsiieur du père l>a Chaise, qui lui apporta uue cou- •altatkm de* plut tiabilea doeteura de Soibanaa, lesquels décidèrent netlmiMit que tolia les tHeos de ses sujets étaient U lui en propre. Suiut-Sinioa, t. IX, p. 14.
4. Erainen le nms I 11 f , etc.; (jtuvrti de ^\éueU>n, t. Y, p. 39. — Vi» du duc dê fiouryf)gne, t. Il, p. 76-oti-i33.
(17121 Qb ËuT &TÈ LE DAUl*Uii\} 557
des châtiments mimédiats, est pour lui un des principes fondamentaux du pouvoir. Il s'obstine à fermer les yeux sur les suites
de la révocation et ne veut pas même croire, à ce sujet, les Mémoires (les intendants! Bu t , il semble n'avoir plus son libre îiihifrc ni l'usapio de son intellij^ence loi*squ'il s'ii^it de religion. L esprit de senipuie et de terreur, la terreur de l'enCer, il faut bien le dire, est ce qui domine ici. C'est ce même esprit néjjatif et timoré qui inspire au prince la crainte des savants de profesfession, des gens de lettres, des théoriciens, des hommes à idéies: il pressent leur redoutable essor dans le siècle nouveau et vou* drait Tétouffer. Envers les beaux-arts aussi, bien plus rigoureux que Fénelon, il est véritablement janséniste; il renonce entièrement aux spectacles, il les défendra peul^trc quand il sera roi : tout vi'hi n'est qu'occasion de pcclié '.
Ou peut dune résuniei-, av(^c presque certitude, les caraclèi es qu'aurait eus le règne du petit-lils de i.onis XIV. Économie séNcre; sollicitude toute chrétienne envers le peuple et les pauvres; tendance du prince à limiter son propre pouvoir par des règles fixes et indépendantes des caprices et des circonstances; respect des droits traditionnels de chacun; efforts pour réformer avec rigidité les mveurs du pays, même aux dépens de la sociabilité et de la sjdendéur nationales; le devoir posé comme idéal au lieu de la gloire ; i)liis rien de cette adoration mystique de la royauté par cUe-iuèiiie, qui avait été une religion pour Louis XIV : un roi, (uix yeu\ du due de Buuri;^ogiic, n'est (ju'un homme chargé d'un jtlus loui d fardeau (jue les autres hommes ci qui doit demander à Dieu la force de le porter; dans la pensée de Louis XIV, le roi avait, de droite pour ainsi dire, cette inspiration divine, celle inraiilibilité temporelle, que le duc de Bourgogiie implore humblement.
Abolition des impôts vexatoires et de tous impôts indirects; impôt unique établi sur le seul revenu de la terre, principe spécieux (|ue nous verrons bientôt devenir celui d*une grande secte
économique, les physiocrates, mais que Vauhan, homme de pratique autant que de théorie, s'était ijicii ^ardé de prupuser, lui