‹ Historie De FranceChapitre 151 sur 168 · Vt« da duc de UomrsQgMt 1. 11, p · texte numérisé non relu

Vt« da duc de UomrsQgMt 1. 11, p

658 LOUIS XIV. ' îmr

qui >('nlait qucrir)dus{rie .ijoulc unv valoiii- ivcUc ;i la valonr dcs prothiits de la Irrre v[ que le revenu iiiojjilier doit être alleiiu par l'impôt comme le revenu terrier '. L'industrie et la marine sacriliées À ragiiculture, SubsUtulion des formes aristocratiques aux formes monarchiques en matière d'administration et de finances; eon> seiis oligarchiques, Ëtats oHgarcliiqaes, remplaçant les ministres bourgeois et les intendants boorgeois; monarchie aristocratique consultative. En religion, orthodoxie étroite et oppressive : la persécution, sous Louis XIV, frappait les protestants et les jansénistes, et passait à côté des incrédules, encore enveloppc' s d'un demi-jour ; sous le doc de Bourgogne, elle eût frappé partout, à mesure que la nouvelle philosophie eût grandi; le vieux gallicanisme lui-mômc eût été en disgrâce au [)r()lil d'un ullrauiuiitanisme mitigé; Fénclon ne \oulail pas comprendre (|ue, tant que le catholicisme était la relij^ion de l'État, tant que l'Église était un corps politique et une autorité positive, les barrières gallicanes et parlementaires étaient indispensables à l'indépendance nationale. En politique comme en religion, malgré des idées d'humanité et d'audacieuses innovations économiques, le règne nouveau eût été tourné vers le passé, non vers l*àvenir. Espèce de saint Louis égaré dans la génération de Voltaire, le duc de Bourgogne eût gouverné à rcboure de Tesprît du dix-huitième siècle : le isiècle était à Tafilhuichlssemcnt illimité des esprits; le prince eût voulu tout ramener sous la vieille autorité religieuse; le siècle allait au mélange des classes, à l'égalité civile et politique; le prince eût visé h rétablir la vieille hiérarchie, minée par les rois eux-niènies, c[ à eunstituer en France ce qui n'y as ail jaiiiai!? existé, une ai islucratie gouvernante. Fénelon, pendant un teiiq)s, l'eût modéré, l'eût couvert de son génie syuqiatliuiuc et conciliant; mais, après Fénelon, une nouvelle réaction, celte fois tieliuilive, n'eût pas lardé à se produire et contre les erreurs et même contre les vertus du monarque... Mieux lui valut mourir dans l'édat de la jeunesse et de la popularité : il n'eut [mui à se plaindre de la Providence !

Celui qui méritait d*étrc plaint, c'était son aïeul, c'était ce vieiU

1. Le duc *iq Bourgogne fait, dan» ses écrits, un grand éloge de X'auban, mais ue •emble pu l'avoir lu ua comprit.

iniSt LOUIS ZIV ET VILLARS. 5»0

lard, qui n'avait p.us incaie le droit de b ciivcli>|)i)('r la tète et de se reiilernuT dans sa douleiii-. Les \)\u> ;;ravps iritérùls pressaient, ^ commandaient rallcuUion de Louis XIV. Il fallait pourvoir seul à tout, puisque l'aide que s'était donné Louis avait disparu. Il est vrai que l'actioa est le meiUcui' soulageiuent pour ces vivaces et fortes natures !

Les malheurs de la. famille royale pouvaient avoir au dehors un contre-coup dangereux pour la France. L'Angleterre» inquiète de ▼oir Philippe Y séparé par un seul degré du trône de France, cherchait de nouvelles garanties et demandait que Philippe cédât, ses droits éventuels à son jeune frère» au duc de Bcrri (fin mars). La pensée de Louis XIV avait toujours été que, si le roi d*Espagne devenait Tatné de la maison de Bourbon, il pissftt sur le trône de. France, en transmettant l'Espagne à un putné. Louis répondit d'abord à la proposition des Anglais, (]u'une telle renonciation était coiiUaire aiiv lois du royaume, <f lois cpie hieii seul peut abolir* ». Malgré celle étrange réponse, il éeri\i( liieiitôt h Philippe V, pour l'inviter à décider là-dessus, puis [)our ren^^>;4<'r formellement à eonsentir (9-18 avril). Il fallait du temps pour vider ce grave incident. Les semaines, cependant, se succédaient : le printemps était revenu encore une fois sans la paix et le prince Ëugène ne songéait qu*À rouvrir les opérations militaires, malgré la répugnance du gouvernement anglais. Ëugène allait évidemment pousser avec une sorte de fureur à un choc décisif et Ton iwuvait compter que, vainqueur, II négligerait les places françaises qui étaient derrière lui et t)erceniit sur Paris par la (rouée que lui ouvrait fiouchain entre Valenciennes et Cambrai. La France dut se remettre en défense. Il y eut à Marli une scène touchante, lorsi\iw Villars vint |)rendre conjîé du roi en i)artant pour l'armée. Le inas<|ue de bronze qui cou w ail le visage de Louis tomba; le vieux roi pleui-a di-vaut son génci'al l'avoi'i. « Vous voyez mon ' élat, flit-il, luoiiMcuc le niarécliai : il y a peu d'exemples de ce a qui m arrive, et (pie l'on perde, daiis le même mois, son petit- 0 lils, sa petite-fille et leur tils, tous do très-grande espérance, et IL trcd-tondreaicnt aimés! Dieu me punit; Je l'ai bien mérité; j'en

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