XV. oO
m LOUT^ XIV. . . [1712]
décembre 1700, qui aTaicnt réservé à Philippe ses droits éventuels'.
Les armées s*étaieiit mises en moarement dans les derniers jours de mai. Les Anglais n'avaient opéré leur jonction avec les Austro-Bataves que le 20 de ce mois, sur la Scarpe, et, le 23, Viltars avait .été informé de Versailles que le nouveau général
anglais, le duc d'Ormond, avjiit ordre dVvilcr toute participation à des oprrations oiïonsivrs. Le 20 mai, Tarmée ennemie |)assa l'Ebcaul à Boucliuin, laissiiil un gros coi |)s entre l'Escaut et la Scarpe , et se déploya de Bouchain au (^àtcau-Canibresis. Villars s'clendil en équcrrc sur l'Escaut et le Sanseï, avec «^on quartier- général à Cambrai. Eugène eût voulu attaquer en débouchant par la forêt de Bohain , entre les sources de l'Escaut et de la Somme. Villars était décidé h accepter la bataille sur les plateaux du Vêrmandois, au nord de Saint- Quentin. Le duc d*Ormond s'excusa de concourir aux mouvements d*Eugéne jusqu'à ce qu'il eût reçu de nouvelles instructions de sa cour. Eugène, obligé de renoncer à son premier dessein, se rabattit sur Le Quesnoi, qu'il investit (8 juin). Villars demanda à Ormond si les An* glais s'ojiposeraienl aux entreprises que l'armée française pourrait tenter pour secourir Le Quesnoi : Onnond pria le général français de ne rieu entreprendre juscju'à notification de la trêve; puis il aiisemlila les chefs des corps allemands à la solde d'Angleterre et leur déclara que la reine, sa niailresse, était d'accord d'une trêve de quatre mois avec le roi de France. Les généraux allemands rt'iiondirent qu'ils obéiraient au prince Eugène, tant qu'ils n'auiaient pas d'ordres contraires de leure souverains : tous les mercenaires allemands, capitaines et soldats, ne connaissaient qu'Eugène et Marlborough; Eugène et les députés des États-Généraux à Tarmée les avaient gagnés sans peine en leur promettant que Tempcreur et la Hollande se chaîneraient de leur solde si TAngleterre cessait de les payer. Un des plénipotentiaires anglais à Ctrecbt, le comte de StraJTord, s'étant rendu sur ces entrefaites au camp des alliés, pour notifier la trêve de quatre mois et inviter les Austro-Batavcs à y souscrire, Eugène et les