‹ Historie De FranceChapitre 16 sur 168 · riis!. de l'édit de SntUes, t. V, p · texte numérisé non relu

riis!. de l'édit de SntUes, t. V, p

2. y/lof. de l'Édit de Santés, t. V, l'rrtivrs. p 192. — M. le duc de Xoailles pense quo rctte loi m fut pas exécutée : on a de.i c-xciiipies de suu cxccutiuii lu^uiu duaa Itis fwûllw 1m ploB Ulastns; voyes dam la'ComqwiMiafic* aimlntêtnUvêiQutlmiia XfK, t. IV., /nfrod, p. xvjt-xxili Thlatoire du duc et de la duchesse de La Force. Leurs enfants leur furent arrachés par la police; pni«, !e duc, faible caracf on', ^' -'unt conctrti, sa fetnme le rauieua au protcst.iiiiisine. Ou cuferuia le mari et la leiuute, Fttn à 1a BMtille, l'autre an chftteau d'Angers. Le duc abjura de noavfnra : od le rdAcha; il tomba malade; on permit à &a femme de le rejoindre; mais un exempt de police eut ordre de suncillcr de jour r-t de nuit les deux Tiioiiv et 'le ne le» lais-^cr jamais seuls ensemble. Quand la maladie s'aggjava, on enferma la femme Uaus uu appartemeat séparé ct^ duiaot les dernieni quiuxe jours de la vie de eou marii elte ne tmt approcher du Ut ob U expira à qnelqnee pas d'elle eana Vavoir revue. Nous ne conuaissoiL-i rien J"auî>si caractéristique que cette anecdote. — Un autre édit de janvier ItHfi priva le« femme» et veuves hérétiques de tous les avantageti matriiuuoiaux et du droit de tester.

5S LOUIS XIV. liessiGss]

breux, fut pai liculièreiiient le théâtre d'abominables cxc^s^ Pans e( l'Alsace furent seuls préservés , jusqu'à un certain point. Louvois n'usa montrer de tels spectacles à la société de Versailles cl de Paris; le roi ne les eût pas supportés. Le peuple de Paris alla démolir le temple de Gharenton , objet de sa vieille animosité : le pouvoir pesa fortementsur les huit ou neuf mille huguenots qui restaient dans la capitale, et en entraîna les deux tiers, pair Tinlimi- ^ dation, à une conversion simulée; mais 11 n*y eut point de violences éclatantes, si ce n'est Texil des trente anciens du consistoire en divers endroits du royaume, et les soldats ne parurent pas. Le lieutenant de police La Reinie prit soin de rassurer les principaux marchands et le dernier article de TÉdit de Révocation fut à peu prés observé à Paris et aux environs. Quant à l'Alsace luthérienne, elle n'avait rien de commun avec le régime de TÉdil de Nantes et des calvinistes français: le traité de Weslphalie, la capitulation de Strasbum , tous les actes qui la rattachaient à la France, lui assuraient un étal reli^neux à part. On essaya bien d'entamer le luthéranisme par tous les moyens d'influence et par un système de tracasseries; mais les attaques directes se bornèrent à la suppression du culte public dans ^es lieux où il y avait deux tiers de catholicpies'. Les événements politiques qui remuèrent bientôt TSurope forcèrent le gouvernement français à ménager les populations de cette frontière récemment conquise.

Les convertisseurs s*en dédommagèrent aux dépens d*une autre population des frontières , qui ne relevait pas de la France. . Les Vaudois , ces aînés de la Réforme , s'étaient toujours maintenus en [)osscssion des hautes vallées alpestres, sur les contins du Piémont et du Dauphiné, malgré les persécutions que leur avaient fait maintes fois endurer les {rouvernemeuts de France et de Piémont. Les Vaudois piéraonlais avaient leur édit de Nantes, c'est-à-dire la liberté de culte dans les trois vallées de Saint- Martin, de La Luzerne et de La Pérouse. Lorsque la dragonnade envahit le Dauphiné, les Vaudois des environs de Briançon et de Pignerol se réfugièrent en foule chez leurs frères des vallées sou*

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