‹ Historie De FranceChapitre 164 sur 168 · Dumont, dtrpt i plgnuttique, t. VllI, p · texte numérisé non relu

Dumont, dtrpt i plgnuttique, t. VllI, p

612 LOLiS XIV. [im nis]

Quelques mote de Louis aux deux magistrats qui reçurent le dépôt de sa main, puis à la reine d'Angleterre (fcuTe de Jacques II), attestèrent'oe qu'il pensait de ce qu'on lui avait imposé. < Tai fait on testament,» dîtnl à cette princesse; « on a

« voulu absolument que je le fisse; il a fallu acheter mon repos ; «mais, dès que je serai mort, il n*cn sera ni plus ni moins. « Je sais trop bien ce qu'est devenu le testament du roi mon « père ' ! »

On lui lit cependant encore ajouter à ce testament, qu'il jugeait lui-même si peu eflicace, un codicille par lequel il mettait sa maison militaire sous les ordres de Yilleroi, du moment de son décès jusqu'à l'ouverture du testament, avec injonction à YiUeroi d'aller installer le jeune roi à Vînccnnes, après l'avoir conduit an parlement pour ladite lecture * (23 avril 1715).

Louis XIV, cmellement ébranlé dès 1712, dépérissait peu h peu depuis l'été de 1714; son premier médecin, Pagon, affaibli luimême par l'âge, ne s'aperçut pas à temps de la petite flèvre lente qui minait le roi et ne mit point à profit les ressources qu'offrait eaeorc cette puissante organisation. A partir du 11 août 1715, Louis XIV ncsoi til plus du eluilcau de Versailles. La lièvre augmenta. Le sommeil clispanil. Le 23 août, de riduvelles obsessions, qui ne venaient plus uniquement de madame de Mainlenon m du duc, du Maine, lui dictèrent un second codicille, qui nommait Fleuri, évèque démissionnaire de Fréjus, précepteur du dauphin et Le Tellier son confesseur; un fanatique et un homme d'intrigue. Nous ne connaissons que trop l'un; nous aurons longuement à parler de l'autre, destiné à faire une très-importante figure dans le monde politique. Le lendemain , une jambe qui causait de vives douleurs au roi laissa paraître des taches de gangrène. Le 25 août, Louis reçut les sacrements avec calme et fermeté, n manifesta quelques scrupules sur ce qu'on lut avait fait faire relativement à la bulle Unigenitus^. Il eût soubailé revoir

U JMm». de Berwick, t. II. p. 244. — Mim, de Saiot^bnoii, t. XI, p. 2S9 864.

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