Lémontey, Artklt$ ntidU*^ Mim. d/Oangemif p
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ilM»! COD& NAVAli. 449
'Seijgfiielii n'avait pas tealement hdmqifi de moiwreinfnt et d'action I il aviit achevé Tioeufre législative de son père par une Oidonnance monumentale, par le ci'lùJbre code de la marine mili- • taire, qui coordonna, rf'fondit et compléta les édits et les règlements du grand CoDk rt. L'ordonnance du 15 avrii 1689-681 encore ia4»rincipale b;iM' de' noire ié^islalion actuelle*.
Le résultat général de la campagne de 1690 était donc que la France gardait la iirépondéraoce sur le continent et l'avait acquise sur les mers, mais que ûuillaïusd de j^iaasau s'était aflénm sur son nouveau trône.
Guillaume travailla vigoureusement à rasaerr^r les liens de la coalition et à réparer les revers de la Hollande et de rAngleterro. A son retonr d'Irlande, il parvint à fiiire voler, par le parlement angiats, la levée de soixante^ mille soldais et la somme éoorm^ de quatM millions et demi sterling» presque Téqui valent de ces sellante mîUionrfffii avaient tant épouvanté Golbcrt au commencement de la giu ri L' i!r Hulkinde. Le parlement ne s'engageait pas à renouveler cet cllori tous les ans, mais devait y être conduit p;»r la force des ciioses ! Guiliaumey s'estimaot assez consolidé pour
1* VpnkwnttiM eonUani 23 Uvres. Noos ne «itérons que quelques disposition euwtérlstiqnes. — La Apitaine do TabMaa ne pont, à pdnejTélM eaasé, recovoir
•lu niio gratification des navires niarebaiids qtiMl escortera. — ICn cas d'abordage, il ne <luii pas quitter son vaisseau pour se jetctr sur le raisscau ennemi. — Les rangs filtre les oiBciers de terre et de mer sont ainsi i^gléa : le licutouant-géQéral des années de mer niarche avec le lieftfcenaat-ginérat de terre ; le ebef d^escadre «veo le maréchal de camp; le capitaine de vaisseau ou de galère avec le colonel-, le capitaine de galiote ou de fn^^ate avec le lieutonant coloiicl ; !c licntPnJiTit de vaisseau avr o le capitaiae d'infanterie; reoseig^ne de vaisseau avec le lieutenant d'infanterie (I.cs Uenteaants>giénénHui et eheft d'esctfdre répendidetit 4 nos vlee>flinlranx et oontreanlniiz: les vice- amiraux d'alors A uos amiraux). — L'esprit intolérant de la révocation s*» fait sentir dans la pi'nalité maritime, qui iiifîig'e des <v'nps de corde aux tnateluts qui ont manqué à la mcasc. — Lc3 matelots qui désertent »uat punis des galères perpétadles : les oSciers sont panis de mortk L*oAder qui abandonne les vaisseaux marchands qu'il est cliar|rô d'escorter, est puni de mort; par conipensatioAi lo ( apitîiiiic marchand (jui se ï-éi'Urc de l'L'scortP saiîS Ti^ces«tité est puni des galères, i'our quiconque se Cachera pendant le combat ou parlera de se rendre, la mort : poar tout commandant d*nn navire de guerre qiû rendra son nâweau, le eonselt de gflene, et la mort, s'il n'y a excuse. La demi-solde est accordée aux marins iuvn lide*. (Seiguelai eût souhaité (l'i'U'iblir uu hôpital ginéral de la marine ; il fut arrftipar la dépense). — Les pt uprtetaires dos forêts situées k 15 Ucucs de la mer ou à 6 lieues des rivières navigables, ne pourront les exploiter sans permission du toi (Cest wie extension de te féeerf établie par l'ordonnance des Eaux et Forêts en 1669). V. muMn gittiraki» te marint, par BoUmélé, t. lU.
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que sa iirésein e ne ïùl plu? nécossaire à Londres ni en Irlande, repartit à la (in de janvier 1691 pour la Hollande, où il fut reçu moins en gouverneur qu'en roi des Provinces-Unies. 11 vint pré- ' sider à La Haie un congrès de princes, de ministres et de généraux, . afin de concerter les opérations militaires. On convint de faire marcher simultanément contre la France plus de deux cent vingt miUe conilMttants.
Pendant que les alliés délibéraient, les Français agirent. Le roi et Louvois avaient résolu de réparer l'inaction imposât à Luxembourg après Fleurus et avaient préparé durant l'hiver une expédition qui devait rappeler les fameux sièges de Valenciennes et de Gand. Le 15 mars, deux corfw français, sortis, l'un des places de l'Escaut, l'autre des places de la hauibic, investirent Mons. Le roi arriva au camp l(î 21 , avec Luxembourg. Près de soixante-dix mille soldats, dont vin^t-six ou vingt-sept mille eavalirr s, tirent ou couvrirent le sié^e. Viiigt-dcux mille pionniers mandes de Flandre, d'Artois et de Picardie tracèrent, sous les ordres de Vauban, la vaste circonvallation de Mons et détournèrent de son lit la Trouille, une des deux rivières entre lesquelles Mons est asSis. La tranchée fut ouverte le 24 mars» vers laportedeBertamont ; le 26, soixantesix canons et vingtquatre niortterB commencèrent tout à la fois à battre les fortifications et à écraser la ville.
A la nouvelle du siège de lions, Guillanme était accouru à Broxelles et avait assemblé à l»hftte les forces qif avaient les alliés entre la Meuse et la mer : il ne put r£mîr, en quinze jours, que trente-dnq à fuarante miWe hommes et reconnut rimpossibilité de secourir Mons. L'ouvrage à corne qui couvrait la porte de Bcrtainont ayant été emporté le '2 avril après deux assauts trèâ-meurtricrs, les habitants, qu'épouvanlail le buinbai dément, s'agitèr.Mit pour obliger le gouverneur à se rendre. Le gouverneur, n'espérant aucune assistance du dehors et voyant la révolte imminente au dedans, capitula le 8 avril, et sortit le 10, avec quatre mille huit .cents hommes qui lui restaient. Le roi repartit, le 12 avril, pour Versailles et les troupes rentrèrent dans leurs quartiers pour se reposer, après avoir enlevé, en trois semaines, la puissante capitale du Hainaut. Ath était k seule place force qui rest&t aux Espagnols dans cette province.
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116911 iMUSË DË MOMS. LEUâË. U5
Guillaunie^ de son côlét fut ia{>pelé dans la Grande-BreCagna, après ce nouvel ùchec, par les agitations de ses orageux royaumes : quand il revint en Belgique, au bout de quelques semaines, les Français s'étaient déjà remis en mouvement. Dès la fin de mai , le
licutenaïU-génùral Boufflers s'était porté sur Liège avec une quinzaine de mille lionmies et avait Loinbardé cette grande cité , pour punir le prince-év4>qiie et les Liéf^eois de s'être unis à la ligue tl'Aui^sbourg et d'a\uir nçu des troupes alliées dans leui- ville, lioulllcrs n't'tail pas en état d'assiéger Liège et se retira sur le bruit qu'un corps d'armée venait au secours (i-6 juin). Luxeiutwurg, sur ces entrefaites, avec le gros de l'armée, prenait Hall et menaçait IVruxeiles. Guillaume était arrivé à temps pour couvrir la capitale des Pays-Bas catboUques. Il ne tarda pas à se trouver supérieur en nomlire par la jonction de puissants renforts. Les alliés eurent, cette année-là , plus de quatre-wigt mille combattants entre la Moselle et la mer. Ces grandes forces demeurèrent inutiles ; Luxembourg les tint en haleine jusqu'à la mi-septembre, en les réduisant à la défensive, ha alliés» rebutés, songèârent, dès rentrée fie l'automne, à prendre leurs quartiers d'hiver. Guillaume tjuitta le caiu]) et laissa au prince de Waldeek le soin de séparer raruire. Le.s alliés ét.iieut près de Lciise : les Français étaient veib iournai et paraissaient aussi (iisj ist's à l'hiverna^re : les alliés ne se maniaient pas très-soigneusenu nf Tout à coup, le 19 septembre , quatre mille cavaliers tombeul couune la foudre sur leiv arrière-garde; .c'était Luxembourg en personne, avec la inaison.du roi et quelques, autres corps d*éiila».i?liis de dix mîUe cavaliers ennemis accourent et se fanomi sur trois lignes : ils sont enfoncés, sabrés, culbutés les uns^sur les autres, poursuivis jusque sous le feu de rinfiuiterie qui a'avançe pour recueillir leur déroute; puiales Français se. retirent fièrement, emportant qu»> rante étendfMrds et laissant le terrain joncbé de quinze cents enne« mis. Vingt-sept ou vingt-huit escadrons' en avaient battu soixante-^ douze à soixante-quinze. Ce beau fait d*armes termina brillammwt la campagne de:> Pays-bas.
l. l'iicorp, mrf^c ihiffic. H ou 7 escadrons de drapons av.i!cnt-iîs «'te employés à tirailler couvre l intanterie ennemie. — Le ryi, .cette foi»i imnn» dur qa'apréti Fluuru», Si traiter 1m réft^iés protcttAitts oomme let autres ptl«oiii)ien de guerre. Uttm miimim. t. VII, p. 436-4sa.