ifem. Uc la !■ are, p
PRISE DE NAMUn. « 465
sailles, en laissant à Luxembourg Tannée des Pay»-6a8 réduite à soixante-dix mille boomies.
GuUlamne se renforça pendant que les Français s'afiaibliâsaient: il fut joint par sept ou huit mille soldats du duc de' Hanovre, qui, après avoir beaucoup hésité à entrer dans la Grande Alliance» 8*était décidé à faire marcher toutes ses troupes contre les Français et contre les Turcs, moyennant la promesse obtenue de Tem* pereur par Guillaume d*érigcr son duché en éleetorat. Guillaume tenta de venger son affront de Namur : il feignit de menacer Namor; Luxembonrc:, qui était dans le nord du llainaut, jeta du côté de Namur une viii-jtanie de mille hommes sous les ordres du lieutenant-général Boufflers ; puis, détrompé par les mouvements de Guillaume, il rap[)e! i Boufllers ; mais, avant que celui-ci eût pu rejoindre l'armée, Luxembourg fut surpris et attaqué par sou . royal adversaire <avec des circonstances qui rappelèrent le combat de Saint-Denis-sous-Mons \ LuxemI)ourg se gardait mal, persuadé par un faux rapport d'espion que Guillaume avait un tout autre dessein que de prendre rofTensive ce jour-là (3 août], Guillaume savait que le terrain accidenté et resserré où se trouvaient les Français, entre Enghien et Steenkerke, ne leur permettrait pas de déployer leur formidable cavalerie, et il comptait avoir tout avantage dans un engagement d'mfanterie où il aturait une très-grande supériorité de nombre. En effet, une brigade d'infanterie qui for^ raait l'extrême droite du camp français plia d'abord sous un feu écrasant et [m r lit son poste ; heurcuscnient Guillaume fnt retardé par des ob.^lacles qu'il n'avait pas prévus, par des fossés et des clôtures. Ce peu de temps suffit à Luxcnibour}?, tout affaibli qu'il fût en ce moment par la fièvre, pour remettre en ordre ses bataillons. Les dragons mirent pied à terre et soutinrent l'infanterie. Une furieuse lutte s'engagea sur un front d'une demi-lieue de large, coupé de ravins et de haies, resserré entre de grands bois et la petite rivière de Senne. Le centre français £ûblit sous la vîplence du feu; les ennemis débouchèrent des bois et s'emparèrent de quelques pièces de canon : le moment était critique ; le duc de Bourbon, petit-fils du grand Gondé, le prince de Gonti, le duc de