QoifMi, t. H, — MM-An1sj
Digitizeo lj oOOgle
m Lours XIV. r««w)
des princes allemands qu'il avait en tète lui ollrisseot de belles chances* L'électeur de Saxe étant moit & la fin de la campagne précédente, son fils, dont le ministre avait été, dit^on, acheté par Louis XIV, s'était contenté d'envoyer un fiiîble contingent à l'apmée du Rhin, an lien de venh* en personne avec tontes ses troupes , eomiiu' l'empereur y comptait. Par celte espèce de défection, les Allemands se trouvèrent a peine égaux en nombre aux Français (trente et quelques mille hommes de chaque côté) et inférieurs en qualité de troupes. Cependant, la guerre resta sur la rive gauche du Rhin, dans le Palatinat, autour des raines de Spire et de Worms, jttsqa'en septembre. Vers le milieu de ce mois seulement, Lorges passa le Rhin à Philipsbourg et alla battre et dissisiper près de Phortzheim un camp volant de six mille chevaux , commandé par le prince adminùtratew (régent) de Wtirtemberg, qui fut pris. Ce succès n*eut aucune suite.
Il ne se passa rien vers les Pyrénées qui lût digne de mémoire.
Les Alpes furent le seul point du continent où les alliés obtinrent momentanément quelques succès. La défensive imposée à Gatinat, avec des ressources insuffisantes &ï équipages eten matériel, eut de fâcheuses oonséquences. On peut s*étonner d*entendre parler d'insuffisance, après de si énormes levées d'hommes et de chevaux ; mais la main de fer de L u \ ois n*était plus là pour assurer tous les services avec sa précision niatliématique. La détresse financière rejaillissait aussi sur les armées, principalcjnent sur cette armée lointaine qu'on sacrifiait à celle des Pays-Bas. Gatinat, qui, d'après les états, devait avoir cinquante mille hommes; n*en eut au plus que trente-huit mille, mal nourris et mal payés, n avait eu ordre de se borner à couvrir Pignerol et Suze. Le duc de Savoie, qin avait de cinquante -cinq à soixante mille lioimnes, laissa des corps d'observation devant ces deux places et devant Casai, et lit entrer en Dau|ihiné trente mille hommes par les cols de Yar, de Miraboue et de l'Argentiére. Les barbets, avides de ven* geance, lui servu:ent de guides à travers les dangereux passages des Alpes. Le duc, à la tète du principal corps, descendit par le col de Var dans la vallée de Queiras, qui débouche sur la Durance entre Briançon et Embrun : il mit le siège devant l^iiibrun, le 5 août. Trois ou quatre mille hommes, tant troupes régulières que