‹ Historie De FranceChapitre 59 sur 168 · Faix dt fifiwick, t. I, p · texte numérisé non relu

Faix dt fifiwick, t. I, p

toi ' , . , . . .LOUIS XIV. , 1169*1

capitaioe parfait Cette mort, qui foisait tomber deTant Guiljauinc un obstacle invincibie, eût causé plus de joie au chef de la coalition s'il tCeùi été en ce moment sous le coup d'un grand malheur domestique. La reine Marie, qui avait été pour Guillaume

une épouse passionnément dévouée et un utile instrument politique, succomba, lo 7 janvier, à la petite vérole : elle n'avait pas donné d'enfants à son épou\. Sa tlispai'itinn , bien que ravivant les espérances di^s jacobites, no causa point de troubles en Angleterre : Guillaunn , qui régnait avec Marie, régfna seul en vortu de l'acte qui les avait tous deux appelés au trôuc par indivis.

Avant la mort de la reine, il avait déjà d^idé le parlement à de nouveaux sacrifices, mais en les payant par d'importantes concessions au parti de la liberté. Il avait consenti que les parlements fussent désormais triennaux , c'est-à-dire que laHrhambre des communes fût renouvelée au moins tous les trois ans; rétablissement de. la liberté de la presse, par raboiition de la censure, . compléta et caractérisa le triomphe des whigs et rendit le retour de l'absolutisme impossible, L*année 109i ne mérite guère une moindre [)lace dans rbisloiie d'Angleterre et dans Tlii^tnirc des institutions curupéeiHics, que l'année 1G88 ellc-rnéïni' : elk- a\ai( été signalée, non-seulenu nt par les grandes innovations politiques que nous venons d'inditiutr, mais ()ar nn établissement économique de la plus haute portée; la création d'une banque nationale, analogue à celles d'Amsterdam et de Gènes : quarante négociants sonserivirent pour 1,000,000 sterling de billets garantis par 500,000 livres sterling de capital eflectif : le gouvernement toucha hi numéraire , emploja les billets comme argent* et paya l'intérêt du total à 8 p. 100 aux préteurs qui' furent constitués en compagnie faisant les opérations de change. Le capital réel et le capital de circulation furent bien vite augmentés. Ce fut là le point de départ de cetlë grande Organisation du crédit* britannique qui a fin! par fondre dans la banque l'administration des finances publiques et par associer la fort!ine nationale et les fortunes particulières poui* la plus j^iaudc force de l'état.

Le gouvernement Irangais essaya aussi de restaurer ses linanccs

[1695) BANQUE O^ANGLETERRE. PRESSE LIBRE. 20i

désorganisées. Les émissions de rentes multipliées cl la déliaiiee des particulières avaient fait tomber les dernières eréalitins au denier l 'i, et encnre ne se i)laçaient-elles que trés-(!irii( ilenieut. De dé[)lordliies opéraliuns sur les uionnaies a\ aient jeté partout la perturbation. En abaiî^sant le marc d'argent de ?G livres 15 sous à 29 livres 14'sous, on avait gagné, à la refonte générale, une quarantaine de millions, de 1689àl6d3', ce qui indiquait qu*il avait passé aux hôtels des monnaies environ 400 millions. On supposait qu'une centaine de millions avaient été enfouis ou refondus à Tétranger par des spéculateurs Pour enlever aux refondeurs étrangers ce bénéfice et sans doute aussi par un motif moins honnête, c*est-à-dire pour recevoir en monnaie forte après avoir payé en monnaie faible , le gouvernement releva la monnaie, en 1692 et 1693, de ]iyres 14 sous à 27 livres 18 sous !e marc d'argent ; puis, en septembre 1G93, une nouvelle refonte gt iinale fui ordunnce el la nioiinaie fut ral)aissée de 27 livres 18 sous à 32 livres G sous le mai c Qji ne peut expliquer la participation du duc de Beauvillici s à de tels actes , qu'en excusant sa probité aux déi eus de son intelligence et qu'erj aflirniant qu'il ne conqjrit rien aux opérations de i^onleliai train La nouvelle refonte produisit moins de bénéfice qu'on ne l'avait espéré; elle ne donna qu'environ 55 millions, de 1694 à 1697, une grande partie du numéraire ayant été resserrée ou portée à rétranger; ce triste profit était chèrement, acheté! FUr un contraste bien afOigeant pour la France, un nouveau chancelier de l'échiquier (ministre des finances] anf^lais exécutait, en ce moment même , une opération toute contraire : le chancelier de réchiqiiîer Montague , le promotciu* de la ban<iuo , conseillé par

]. Ce bénéfiM éUit en psrtle i!tiBoir«; «aâr \q gouvernemeui ne poovait Imposer ' sattioiiiialevédillie mk étrangère et^ dan» um:«M le« 4é|»eiiee» qu'A feleali au delion

. pour se» amtces et ses fluUos, il était i>bli;jé do supporter I:i difli-i etici'.

:i. Dauh ce» 100 milliuu^, fuuL-il cuuipi«r la oO uiilKuiià tMiipurtC':» pur Itm rOl'u- Sié»? n y Mralt deoe «e en Fvriiiee «nTiMii 5C0 oilllieni de nonônifa^ [mùM* 4'«u iniUlM4 de* uutre miNuutielf Oa éU^t tellciucut d( poiir\u de nut'.uiis »te-

l .-ti'piCft , <jue Louvois t*t !e foulioleur j^ciiOiul I <■ 'Ictier lui-iutMiie, qiic lrjur iciupé uupanivaut, UouUueut »ii y avait uoa pas 5ui> milliouti, muU :^00! V. lioui ville, p. 983.

. 3. {«e préddeti^ du ooniml des flnance* n'avait guère qu un titre hutiurifi.iue, maie il u'e&i pa4 d(k couvrir tce actes de son nom« j ' i < <

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deux hommes qui devaient être la plus éclatante gloire de TAngleterre et qui appliquaient à la politique les méthodes de la science, par LoclLe et Newton , faisait adopter par le parlement

une refonte des monnaies anglaises, non pour en diminuer le titre, niais pour en changer la mauvaise fabrication, qui avait facilité la funeste indiislrie des rogneurs, et pour en rétablir le poids, en faisant supporter la perte au trésor; ce sacritice intelligent rétablit Tordre dans les transactions et ranima la conliance publique*.

En France , malgré les expédients » ou plutôt à cause des expédients ernt)loyés par Pontchartrain, la détresse de Vétal croissait:

leschargcs montaient et le revenu net baissait d'afinéc en annre. Le revenn nel fut, en 1693, de !07 à 108 millions: on 1094, de \(r2 à 103 , et il ne faut pas oublier que, vu rabaissement des monnaies, 102 millions de 169i ne représentaient plus à peine que 85 millions de 1689. Pontchartrain avait contirmé ses ruineuses créations d'offices, parmi lesquels on remarque, en 1694, de nouveaux officiers des tailles et de's gabelles, des /fourmeU de bière en Flandre, des eolonels et eapilaines quarleniers héréditaires, à la I)laee des fjnarteni.ers électifs, ete. A bout de mauvaises ressources, le gouvernement français se trouva entin lorcc d'en venir aux bonnes et aux justes, quoique bien incomplètement. Un fiomme fatal sous d'autres rapports à la France, mais doué d'un vrai génie administratif, Tintendant de Languedoc, Basville, fit proposer par les États de Languedoc, en témoignage de zèle pour le bien public, rétablissement d'une capîtation sur tous les sujets du roi, par feux et r.iiinlles, de qiiebiue condilioii fussent. I.e I^an-

gnedoe avait déjà flonné lVxeFn{)Ie de cette sorte (rimpôl en piria moyen âge, au temps de la captivité du roi Jean, il y eut beaucoup d'opposition : Pontchartrain, qui n'avait pas hésité à bouleverser les transactions par les changements des monnaies et à jeter sur la France, comme une nuée de sauterelles, des milliers de fonctionnaires parasites, hésita fort devant une mesure qui froissait des intérêts et des préjugés puissants. Il se décida enfin. Toute la population du royaume fut divisée en vingt-deux classes,

1. Forbon liait, t. 11, p. 97. ->Bnme, GuWavm» lll^ Ut. t. — >be-Attl«yj id^ 1. 111,

[IC95] DKTUE^SË l'IN AJMCIÈUË.

depuis le dauphin jusqu'aux paysans et aux artisans. Les princes du sang, les ministres et les gras fermiers [fermiers généraux) payèrent 2,000 fr.; le reste en proportion décroissante ( 18 janvier 1695). Les valets seuls étaient exempts. Les domestiques de Paris, immiliés d*ètre en quoique sorte exclus du nombre des Francis, réclamèrent le droit d*6tre compris dans la capitatiou, tandis que les nobles, les privilégiés, murmuraient contre robllgalioii (le payer. Les privilégiés ne se résignèrent que sur la promesse (le supiaimer îe nouvel iiii[)ùl li ois mois après la paix *.

La capilalion, a])| iujim dvcc une r: serve timide, ne produisit guère plus (le 21 millions par an et u'einiièclia pas de renouveler les créations d'oHices, les aliénations de domaines, les émissions de rentes au denier 14. Tout cela ne releva le revenu net que d'une dizaine de millions. Les tailles fuicul diminuées de 3 millions, soulagement presque imperceptible pour les campagnes, parmi tant de nouvelles charges.

Louis XIV, n*ayant pu imposer la paix, s*était résolu^ pour cette année, à garder partout la défensive. Il réunit de grandes forces du c6té de la Belgique, moindres toutefois que celles de Guillaume, qui avait fait d'immenses préparatifs. Un corps d*armée, assemblé près de Mons, sous le maréchal de Boufflers, fut chargé de protéger Namur. Un camp volant couvrit Furncs et Dunicerque. La princii)ule armée devait couwir Ypres, Lille et Tournai. Depuis les dunes de Furnes jusijn'à Ypres, la Irontière française était protégée par des canaux; de])uis Ypres juscpi'a Lspierre, sur l'Escaut, (les lignes fosso\ées et garnies de redoutes défendaient l'entrée du territoire; d'Espierrc à Gondé, l'Lscaut servait de fossé. La Haine et la Sambre comiilélaient celle longue ligne jusqu'à Namur. Le général chargé de l'cnscuiiblc de la dcTcnic, k successeur de Luxembourg, si Ton eût consulté la voix publique» eût été GaUnat : le roi choisit Yîileroi, fils de son gpuvcrncur et son compagnon de JjEsunesse, très-brave et assez bon oClicter tant, qu'il n*avait eu qu*h eixécuter les ordres d*aulruj, mA& plus expert dans les manœuvres de la cour que 4ffns colles du champ de ban taille. Ce fut là la première de <;es fatales erreurs où le Grand Roi

1. Àncientw / itN frangaim, U XX, p. 255. — b»iat-ï>iiDon, 1. 1*', p. -i>*Or geau, t. II, p. 4-6.

206 i / 1 « iLQUiSi XiVf .i 1 < I • '

tomba déMimis f Pop soufdilt quant m choix de ses gânéraui.

Guiilaume ne montra que trop, dès ses pfemiers monvements, qu*n savait Mcd n'avoir pins un . Luxembourg en. tète. Il vint camper à utiè lieue d'Ypres avec cinquante mille hommes,, en détacha quinze mille contre le fort de la Knocke, qui était la cM des canaux entre Ypres et la mer, et donna ordre à réiccleui- (Je Havière d'avancer avec une seconde aiiiiée de trente niillc hommes par ûudciKirdL' , cniie la Lis et l'Escaut, tandis qu'une troisième armée, au moins ( -aie à celle de l'il lUur, se formait, vers la Sambre cl la Meuse et UîciTaçait Namur. Ces opérations étaient hardies jusqu'à la témérité. Villeroi avait massé près de soixante mille hommes entre Ypres et Domines ; BoufllerSf après avoir dépéché une partie de son infanterie à Namur, était accouru jusqu'à Gourtrai avec sa cavalerie, ses dragons et son artillerie, et pouvait se Jeter sur les derrières ds Guillaume avec dix mille chevaux; rélecteur de Bavière n'avait encore sous la main, entre rSscaut et la Us,* que la moindre partie de ass troupes et ne lût point arrivé à temps pour secourir Guillaume. Yilleroî envoya, dit-on, un courrier à Versailles demander bi permission d'attaquer : le roi refusa ; on resta une dizaine de jours en présence ; Guillaume eut tout le loisir de compléter ses préparatifs; tout à coup, il concentra ses forces cl s'éloigna rapidenjciil dans. la direction de la Meuse, laissanl iiorri6re lui sut lu Lis le primo de Yaudemont avec ving^l-cinq ou trente niiiie iiuinuies pour amuser Villeroi. Il rejoignit devant Namur son armée de la Meuse, qui investissait déjà cette place (1" juillet). Bouflleis avait suivi le mouvement de Tennemi et se jeta dans Namur avec ses dragons avant que l'investissement tût complet. Namur et ses ouvrages extérieurs, fort augmentés depuis trois ans par Vauban , se trouvèrent aioûsi défendus par un maréchal de. France à la téte de treize ou quatorze mille combattants. Les assiégeants avaient quatre- vingt et quelques mille soldats.

On avait droit de compter sur une longue et puissante résistance. Le rôle de Villeroi était tout tracé : c'était d'écraser Vaudcmont, puis d'afllimer les assiégeants en coupant leurs communiealiuns avec Bruxelles et Liège. Le 13 juillet au soir, Villeroi , par une marche bien cond>inée, alleignit Vaudemonl près de

i\m\ VILLEROI £TDU MA1N£. 100

Deyofie, sur la rive gauche de la Lis. Yaudemont, pendant la nuit, se reti:andia du mieux qu*U put. La position n'était pas forte et Inégalité nn«n6rique était telle, que le corps d'armée ennemi derait étne anéanti. L'année ftvncaise attendait le signal de Fattaque dès te point du jour : oe signal ne fut pas donné ; presque toute la journée se passa dans une complète inaction, Villcroi attendant loujoiii s (jue YaiuloiDonl se mit en mouvement, jioiir le charger dans sa retraile. L'ermeaii profila enlin de ce répit inespéré pour commencer à replier son aile droite. La gauche fran- (.^ise, commandée par le duc du Maine, Talné des bâtards du roi, entra alors dans le retnmchement évacué, mais laissa 1 ennemi s'éloigner tranquillement ; le duc prétexta la défense que Villeroi lui avait faite d'aît iquer. Le soir venait : la gauche ennemie se retira à son tour; Villeroi, avec la droite française, s*ébranla enfin , mais si tard, qu'il ne put que tuer ou prendre quelques centaines d'hommes à l'arrière -garde de Vaudemont. Cette journée devait suffire pour juger Villeroi et du Maine, le général et son lieutenant *•

Après avoir manqué Tarmée de Vaudemont, ViUeroi manqua la ville de N'icuporl , où Vaudemont eut le temps de jeter un grand secours. Villeroi se rabattit sur Dixmuydect sut Deynse, mauvaises places occupées par sept mille soldats anglais et autres , qui se rendirent prisonniers presque sans résistance. Guillaume III en fut tcllcinont inité, qu'il fit déLajiiler le commandant de Dixmuyde et dégrader celui de Deynse. Cet échec des Anglais ne pouvait néanmoins influer en aucune manière sur le siège de Namur. Le grand ingénieur Ooèhorn pressait ce siège avec une ardeur que redoublait sa rivalité avec Vauban : il eût voulu à tout prix rendre à Vauban l'affront qu'il avait reçu de lui en 1692. Malheureusement, Vauban n'était pas dans la place, et Namur était

1. MéM. d« ?aiiit-IIilaii«, t. II, p. 149-198. — Mém, deBcrwtck, 1. 1*', p. 136. —

m H. de Feuquicres, t. IV, p. 231. — JUêm. de Saint Simon, t. 1", p. 299. — Saint- Simon f.iit un ivi it tr, .s-.lr:iiii;iti pie, rnnis tnV«<-fiinx, de cotte nffatro, comme on peut s'ea assurer en le comparant avec Saint-H»biire et bcrwick, téraoïiiê oculaires. Sa fùraur contre 1« bdurât lut hit jtttUfler eompUteiMnt Yltlerol tux dépens du due du Maine 1*'>U9 on itadie SaJiit-Simon k fund, et plus on apprend à se défier de toutes »es ano(><l<<teji> s. l>icn o«mUee| meie^ bien transfoméeeiAr une imaffaiatio& inquiète, iiaiucuse et cr<.^dule.

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défendu etcc plus d'énergie que d'habileté par Boufflen. La tranchée avait été ouverte dans la nuit du 9 au 10 juillet; la nuit du 17, un corps de troupes, que BouflQers avait cru pouvoir laisser ' iumper en dehors des remparts» fut assailli et presque détruit par les alliés; la brèche fut largement ouverte à une muraille qu'on avait négligé de terrasser; rennemi passa à gué la Meuse, qui était très- basse, et pt-nétra dans la ville. On le repoussa une première fois; mais ia place n'i'tail plus tenaljle : Boufllcrs cajiiiiila pour la ville le 4 août, et retira i>es trou()es dans le château et dans les autres forteresses, que Guillaume fit battre par cent cinquante pièces de gros canon et cinquante -cinq niorliers. Villeroi essaya une diversion : il poussa Vaudcmont jusque sous Bruxelles et, du 13 au 15 août, il ùi pleuvoir sur cette grande cité force bombes et boulets rouges. Bruxelles eut le sort de Gènes : près de quatre mille maisons s'effondrèrent dans les flammes ; ii y eut, dit-on, pour plus de 30 millions de dégâts. Ces cruelles représailles du bombardement de Dieppe ne sauvèrent pas Namur. Villeroi n'attaqua pas Vaudemont, qui s'était couvert de la rivière de Senne et qu'une partie de l'armée de Guillaume était venue joindre; il marcha, vers le ramp des alliés, après avoir re(;u de puissants renforts tirés de Tannée d'Allemagne et des ^ai nisuns du Nord. Deux niasses de cent mille comliallauts cliacuni' se trouvèrent ainsi en présence ; mais Villeroi, après avoir reconnu les positions qu'occupait Guillaume au bord de la Meiiaignc, ne jugea point à propos de rien hasarder. Guillaume, au contraire, sans attendre que ses tranchées lussent arrivées au pied du château de ^'aulur, fit donner Tassant dès qu'il y eut une brèche. La contrescarpe du château , le fort de la Cassette, nouvcUemenl construit par Vauban, et un autre ouvrage, furent attaqués & la fois, à découvert et en plein jour (31 août}. La perte des assaillants fut énorme; mais les deux forts et la contrescarpe furent emportés, et la garnison du ch&leau ne put chasser l'ennemi de la brèche que par un suprême effort, fiouftlers capitula le lendemain, à condition de sortir le 6 septembre» s'il n'était secouru dans TlntervaDe. Villeroi resta immobile, et Houtlleis i cndil le cliaUau et le fort d'Orange au jour convenu. La garnison était réduite de treize inille liummes à moins de cinq

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