‹ Historie De FranceChapitre 6 sur 168 · XIV · texte numérisé non relu

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Il 8*arrêta, néanmoins^ dans la route où il avait in!s le pied

quant à la politique extérieure; il refusa de renouveler avec l'Espagne le ii aiié de 1680, quo son frère n'avait point ox(''Cuté, ainsi que d'accepter aucune proiiosiiion qui pût rindiiiro à line srnerre coiitr<» Il France (novembre-décembre 1G85], et il se doima tout entier aux alîaires intt'TÎeures. îl ouvrit la seconde session de son parlement avec le triple dessein de s'assurer une bonne armée permanente et de faire abolir la loi du test, qui excluait des emplois quiconque n'adhérait point à l'église anglicane, et la loi de Yhabeat eorput, garantie de la liberté individuelle (novembre 1685). Ce fut là que Topposition, si abattue depuis quelques années, commença de relever la téte. Louis XIV encouragea énergiquement Jacques II et autorisa son ambassadeur à aider ce prince de deux millions en cas de révolte. ï^s bérîtiers de Philippe H i»t de Ferdinand II, l'Espagne ctrAulriclie, cl Icpnpc même, par hoslililé contre le roi de France, conseillèrent an contraire la modération mi monarque anglais. Les rôles étaient complètement renverses en Europe.

L'entreprise pour laquelle Jacques Tî allait jouer son trône coKncidait avec celle qui devnii pru tcr, par les mains de Louis le Grand, un cou]) si terrible à la vraie gloire et aux vrais intérêts de la France. Si les moyens étaient très-différents, comme les situations, le but était le même, le triomphe du catholicisme. En Angleterre, où le catholicisme était opprimé, il fallait d'abord lui conquérir le droit de vivre, l'égalité avec le culte établi, sauf à poursuivre plus tard la domination ; en France, où il était prépondérant, le lenijjs semblait venu d'ancanlir dc\ant lui toute dissidence : l'œuvre de destruction du protestantisme touchait à sa eatasli-ophc.

Un événement extraordinaire et iny>térieux, survenu dans la vie intime de Louis XIV, dut contribuer à précipiter plus rapidement le Grand Uoi sur celte pente. La reine Marie-Tliérèse avait terminé^ le 30 juillet 1683, une existence qui n'a laissé de souvenirs que par le contraste de cette nature passive, simple et naïve jusqu'à la rusticité, avec toutes les étincelantes figures de femmes qui entouraient Louis le Grand. Louis vivait exemplairement, dci)uis (pieUpic temps, avec la reine et avait renoncé aux mai-

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tresses. A la grande surprise de la cour, il persista dans sa couvenioH après là mort de Maric-Thérèse; mais oa ne tarda pas à soupçonner que, s'il ne se laissait pas enlacer de nouveau dans des liaisons galantes» c'est qu'il avait renoué en secret des liens légitimes. On ne se trompait pas. Dans le courant de 1684 (la date précise est inconnue), une messe de mariage ftit célébrée de nuit dans un oratoire de Versailles : les témoins étaient un gentilhomme appelé MontcbeYreuil et un des valets de chambre du roi, Bontemps; rofficiant était le père La Chaise : la bénédiction nuptiale fut donnée [lar le diocésain, l'aichevéque de Paris, Ilarlai; les marii's étaient le roi de France et la veuve de Scarron ' !

Telle fut l'i.-Hie des singulièi-es relations de I.ouis XIV avec madame de Maintenon. Il avait alors quarante-six à quarante-sept ans ; elle, bien près de cinquante. La vertu de madame de Maintenon était de celles qui, sans oublier les récompenses célestes, savent bien s'assurer une première récompense sur la terre.

Nul esprit impartial ne saurait, du reste, trouver dans cette union, si étrange qu'elle ait pu paraître, un sujet de blftme envers Louis XIV. Louis ne voulait pas refaire de nouvelle reine en épousant une princesse étrangère, ni donner le jour à de nouveaux lilii de France, maintenant ([ue la coiiiiuuité de sa rare était i^arantie par deux petits-lils. 11 suivait (^ue la uiuliiplii ation des ji! iiices du san^ était un fâcheux présent à faire à la Franco. Il voulait cependant une feuune légitime. Il avait auprès de lui une personne dont la société était devenue son plus grand plaisir et comme une nécessité de sa vie : IMge de cette femme éteit une garantie contre les complications qu'eût pu causer la naissance d'enfants d'état incertain. Il contracta donc avec elle un*mariage de conscience, sans acte authentique et sans elTet civil. C'était, après tout, moins une faiblesse qu'une victoire sur les préjugés. Il est équitable de juger le &it en lui-même et non par les conséquences qu'on lui attribue.

Tout le monde, cependant, n'en jugea pas ainsi. Peu avaiit

raecoinplisseincnt de ce mariage, Louis XIV ayant lommuni'jué

SOU projet à Louvois, alors au plus haut pomt de lu faveur, lo j

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