‹ Historie De FranceChapitre 7 sur 168 · KooIUn, UiêMn 4* madam» dê Mainttnm, t. II, chap. ii-tn · texte numérisé non relu

KooIUn, UiêMn 4* madam» dê Mainttnm, t. II, chap. ii-tn

3e Loufs \iv. [mi]

ministre se jota aux pietls du l'oi et le conjura , les larmes aux yeux, de ne pas se déshonorer en épousant la veuve de Scarron. Louis pardonna cette incartade à un servi (i iir qui lui était nécessaire et qui ne Tavait offensé que par zèle pour sa gloire ; mais madame de MaiDteDon» à qui le roi n'eut pas la discrétion d^ taire cette scène, ne pardonna pas et passa du edié de Seignelai contre Louvoîs. EUe fut certainement pour beaucoup dans les procès que fit Seignelai auprès du roi et dans Tespèce d*équilibre qui 8*opéra entre ce jeune ministre et son rirai *.

Ainsi établie dans une position inébranlable, madame de Maintenon accrut sou inlluenco déjà si {.n uide et l'exerça d'une manit'n- presque insensil)le, mais [)ies([ue universelle, sans jani.ub s'imposer ni intervenir directement dans les affaires, ce (jue Louis n'eût pas toléré, et sans jamais se lieurler à ce qui était chez Louis i)arti pris ou penciiant décidé, ce qui eût été inutile, ou ce qui, tout au moins, l'eût exposée à des chocs dangereux. Par goût d'économie et désir de souiller le peuple, elle eût voulu qu'on réduisît les dépenses des bâtiments et le &8te de la cour; elle n*osa jamais Insister à ce si^et; par esprit de modération et de prudence, elle souhaitait détourner le roi des Idées d'agrandissement et de conquête; sur ce point, elle fut plus hardie'; mais, malheureusement, elle ne détourna Louis de la guerre pour quelque temps qu'en le poussant \t'rs quelque chose de pis que la guerre. Elle ne trouva pas d'aboul, en cette oceasion, autant d'oj)posilion qu'on eût pu le croire ehez Louvois, qui ue se montra pas contraire à la trêve de Ralisbonne. Louvois avait à présent, pour se mainteuir près du roi, deux autres poinls d'appui que la %

1. Mém. deChoisi, lîv. vu. — Saint-Simon préteud que la scène du roi ci de LouvoU •e renonveta pliwievn années après; qos, k» roi ayant eu la fldblesae de promettre

k madame de Maiutcnon qu'il dèclareroU son mariage, Loavois tiraaoQ épée en priant lo roi <îe 1p tuer plutôt qnp de le forcer ù voir une lelU infamie. I.ouÎ!», hmi H troubV', aurait alors donné sa parole de ne Jamais faire cette déclaration. Saint-bimun vent que madame de MdnteDim ait visé, ueii'Midemetit 4 fiUre connaître pubUqnemeiit ses liens avec le roi, mais à se faire déclarer reine* Le ju^^cnient de madame de Maintenon était trop sviliilf, ot Sdii anilntim» trop prudente, trop dc^potirvue ilVmportement et de vanité, pour qne cette assertion soit vraisemblable. Elle désira sans doute «jue sa position fftt moins équivoque et que son manage reyùt ranthentietté quont en Allemac^e les alliances mofg^anatiqaes des princes ; elle m pat pas même l'obtenir et ne porta probablement pas ses espérances plus Umb.

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