‹ Historie De FranceChapitre 61 sur 168 · XIV · texte numérisé non relu

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S10 LOUIS XIV* (imi

efTort (le r<'mp(M\Mir et de ses alliés. Le mar<^chnl de Lorges tomba malade et lut remplacé par le maréclial de Joyeuse, qui n'en ût pas plus que lui. Il eût beaucoup mieux valu proclamer la neutralité du Rhin, que de ravager inutilement, chaque été, les deux rives de ce fleuve.

La campagne dltalie Ait, celte année, plus diplomatique que iniliiaire. Les né?:onations secrètes avaient recommencé, an mois de mars, a\cc ic (iiie de Savoie. Casai était bloqué : l'empereur et l Espagne pressaient sans cesse Yictor-Amédée d'attaquer sérieusement cette importante place; mais ce prince craignait autant de voir Casai entre les mains des Impériaux que des Français. Il avertit Louis XIV qu*il ne pouvait se dispenser d*entreprendre le siège et pria le roi d*envoyer au gouverneur l'ordre de capituler, quand il se verrait serré d'un peu prés, à condition que les fortiliralions russeiit démolies s;ms pouvoir être rétablies durant le cours de la guerre et ([iie la garnison restât jusqu'à l'entière démolition. C'était l'annuialion de Casai. Louis XiY y consentit. Catinat eut ordre de rester sur la défensive autour de Pignerol et do Suse. Casai fut attaqué à la fin de juin : le gouverneur, du 8 au 9 jutllct, demanda à capituler^ les généraux de Vempereur et de rEspagne n'étaient nullement satisfaits des conditions offertes; le duc de Savoie les contraignit d'accepter et lit traîner la déiuolition des furtiliratiijns jusqu'après la mi-septembre, do manière à rendre toute autre entreprise impossible du reste de la saison. Cependant, afin de dissiper* les soupçons des alliés^ ii renouvela , le 21 septembre , son adbésion à la Grande Alliance, dont l'acte fut renouvelé, cette année, jsntre l'empereur, la Hollande, l'évéque de Munster,* le duc de Hanovre , les électeurs de Bavière et de Brandebourgs puis rKsiia;:ne et l'Angleterie, comme pour protester cojitre toute idée de transaction avec Louis \1Y (août- novembre 161).") )

Les affaires de Catalogne, assez brilianties l'année d*avant,.s*étalent bien gâtées durant Thiver. Les troupes, très-mal payées «t mal nourries, ayant commis toute sorte d'excès et pillé jusqu'aux églises, les Catalans, d'abord assez bien disp^Mé^ pour les Fran-

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