Korbonnais, t. II, p
2. C&ft Croi^j»! qui a (uiidv le Dépôi des Affaireti ËUaugéi-es. 9. DangCMi, t. II, p. 45,
«ÎS LOUIS A IV. ne97]
Hollande pressèrent Léopoid ne plus susciter de difficultés pr^ables et d*accepter la médiation suédoise et FouTerture des conférences. H n'y avait plus, entre la France, TAngleterre et la
Hollande, de d(^'bats préliminaires que sur la forme dans laquelle Louis reconnaîtrait la royauté de Guillaume et sur la restittition de Luxciiibour^'^ ; mais les envoyés anglo-bata\es déclarèrent à Tcmpcreur qu'ils étaient persuadés que ces deux difficultés seraient levées. L*cmpereur n*osa mécontenter ses puissants alliés et» le 4 février, tous les ministres des puissances coalisées , l'Espagne exceptée, acceptèrent la médiation de la Suède. Le 10, l'ambassadeur fhinçais Caillères renouvela les offires faites par son maître, en y ajoutant la restitution de Luxcnibuuiy uu un i quiuilent, et la proiiiessf rie reconnaître le roi Guillaume sans reslriclion ni réserve , quand on signerait le traité. Les alliés réservèrent les indemnités qu'ils prétendaient revendiquer et réclamèrent, au delà du traité de Nimègue , la restitution des duchés de Lorraine et de Bouillon. La France refusa de sortir de ses préliminaires : elle avait dùjk fait assez et trop de concessions I
Ces discusions préalables avaient eu lieu à La Haie. Il fut décidé que le congères se tiendrait à Neubourg-Hausen , château appartenant à Guillaume III, près du village de Ryswiclc, entre Délit el La Haie. Le congrès ne s'ouvrit que le 9 mai : liarlai de Bouueuil, conseiller d'état, et Verjus de Gréci avaient été adjoints comme plénipotentiaires au premier négociateur français Caillères. Les plénipotentiaires des alliés prétendirent ne remettre leurs réclamations au médiateur qu'après que les Français auraient présenté les leurs. < Nous n'a^ ^ns rien à réclamer, » répliiiuèrcnl tièremeul les Français; « vos maîtres n'ont jamais rien conquis sur le « nôtre » L'empereur, l'Empire et l'Espagne, qui s'était décidée enfin à accepter la médiation, exhibèrent alors une foule de prétentions diverses : les plus légitimes étaient celles des princes et états du Rhin, qui réclamaient des dédommagements pour leur pays si cruellement et si injustement désolé; mais, comme ils étaient faibles, ils avaient peu de chances d'être écoutés. L'Angleterre et la Hollande ne soutinrent pas les réclamations de leurs
1. Limiers, Uùt, dt Louis XIV, t. Y, p. 132. Cela n'était mi qu'en Eorop*.
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alliés : Guillaume I 11, qui résumait ces deux nations dans sa personne , avait sa paix à |)€U près faite ; Louis XIV lui avait engagé secrètement sa parole de ne rien garder de ce qu'il enlèverait à l'Espagne dans la canipi^e qui s'ouvrait, et Guillaume, qui voulait maintenant la paix aussi fortement qu'il avait voulu la guerre, et qui savait que l'obstination autrichienne ne cédendi que sous une nécessité absolue, avait laissé entendre à Iiouis qu'il ne s'opposerait pas sérieusement aux opérations des Fiançais. Louis s'était donc préparé à pousser l'Espagne avec la dernière vigueur : en même temps, il opposa un refus absolu à la prétention que manifesta l'empereur de faire régler d'avance la succession espagnole dans le congrès de Uyswick; c'est-à-dire que Louis acheva de Lrii^er la Grande Alliance, du consentement de Guillaume III. L'Angleterre et la Hollande , le feu de leur passion antifrançaise une l'ois calmé , avaient compris qu'elles jouaient, dans ce parte, un rôle de dupes au prolit de l'Autriche. Ce dut être un véritable désespoir pour Léopold, qui avait compté introduire dans le droit européen la convention qui garantissait Théritage espagnol à sa maison. La rupture de la Grande Alliance était le prix dont Guillaume parfait à Louis ses vastes restitutions territoriales. Louis, reprenant ses anciennes coutumes, signifia son ultimatum, le 20 juillet, à l'empereur, à l'Empire et à l'Espagne, leur donnant jusqu'à la fin d'août pour accepter
Les opérations militaires avaient marché parallèlement aux négociations. La France avait mis sur pied de formidables armées. Les craintes de l'Allemagne n'avaient point été justifiées; ce n'est pas sur elle qu'avait crevé l'orage, et le maréchal de Choiseul, qui commandait sur le Rhin , un peu inférieur en forces aux Impériaux du prince de Bade, ne put que les tenir en échec dans le pays de B;nl<» et l'drtnau. Los grandes masses des lrouj)es françaises s'cliinil concentrées en Helgique : cent cinquante mille soldats s'y lormèrcnt , dès le mois d'avril , en trois corps d'année aux ordres de Yilleroi, de Boufûers et de GaJinat : ce dernier nom était de bon augure et compensait le premier. Le 15 mai, Gatinat investit la ville d'Ath, la dernière place qui couvrit Bi uxelles. Vilierot et Boufflers protégèrent le si^e, dont Vauban vint diriger