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2. On s<" rapi» ''le ili>iMite-( ;ivfc naeiiie sur la monJïreli!e absolue. I.c âogvo/^ des peineâ étcrucUcâ lui iii!>ptrait la même répogoauce qu'à madame de Séri|;;Qé.
iiewi Cil AL LIEU. L'AUBÉ FLEtaL 253
cîeoses, opposant volontiers la natare à la société et répétant Tartufe k sa manière dans sa pièce adressée au P. La Chaise, trë»-
hardie malgré les compliments qui en font passer les hardiesses. Ces conversions sur le bord de la tombe ri'uiièlèivnl pas la proj)a<:ation de la confi éric, nous ne disons pas de Vècok incrédule : malgré les éclairs^ de Chaulieu, malgré la circulation d'idées atomisliques renouvelées d'Épicure et de Lucrèce à travers Gassendi et tournées par certains au pur matérialisme, idées qu'un prélat diplomate» l'abbé, depuis cardinal de Polignac, réfuta sur ces entrefaîtes en beaux vers latins [l'Ànti-Lvcrèce), il n*y avait pas encore là de doctrines consliluécs, d'école philosophique; ce n'était i2:nérp encore (lu'une protestation , qu'une Fronde anlireiigieuse à petit bruit, dont le pouvoir ne se préoccupait guère, absorbé qu'il était par les suites de la persécution protestante et par les tracas renaissants du jansénisme. On s'était donné trop ' d'aCTaires en persécutant les cbréUens hétérodoxes, pour avoir le loisir de songer aux gens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ, ni même en Dieu. Louis XIV ne prenait pas cela au sérieux : il avait j^rand lort!
La science et les lettres orthodoxes produisaient encore des œuyres d'un mérite supérieur, qui pouvaient rassurer les gens dont le regard ne plongeait pas bien avant dans l'avenir. La religion ne semblait pas près de manquer de défenseurs. L*année 1691 avait vu poser les premières assises d*un grand monument historique et religieux, VHistùirê EccUsiastique de Tabbé Fleuri , qui avait entrei)ris d'écrire les fastes entiers de l'Église catholique au point de vue gallicnin de Bossuet; Fleuri poussa son iniuicnse ouvrage jusqu'au xvi*" siècle. Il n'est peut-être pas de livre aussi utile pour l'histoire générale de r£urope. Sauf Tillcmont , à qui il avait emprunté la première pensée de son œuvre et bien des lumières, Fleiiri n*a pas de rival au xvn* siècle pour la critique
* historique : il est, pour la connaissance des premiers temps de notre histoire, c'est-à-dire de la transition du monde romain ou
• inu\en à;ie, fort au-dessus de son éjiiupic. S'il est un jieu trop engage peut-être dan^ la réaction de la renaissance el du gailicanisme contre le moyen âge, c'est, au tond, une louable a\ersion |)Our la superstition et pour l'esprit persécuteur qui le guide : il
m Lùvîs xiv. 11691.1715]
y a, dans ses Discours Préliminaires, si fermes et si substantiels, des choses hardies pourun écrf vuh aussi orthodoxe, par exemple
la nianicre dont il s'exprime sur ccrtaiiitb (U'-votioiis récentes et sur It b pays d'inquisiliou, qui sont aussi, dit- il, les pays des casuistes les plus immoraux *.
A côté de riiistoire, dont Fleuri donnait un si estimable modèle,, rénidition, qui fournit la matière de Thistoire, continuait ses vastes travaux, surtout par les mains infatigables des bénédictins de la congrégation de Saint-ICaur. Ducange n'existait plus : Ma* billon achevait sa carrière , appuyé sur un digne collaborateur, Edmond Martenne , auteur de publications utiles et savantes sur les anciens rites de l'Église ^; niais le vrai successeur tlos Ducange et des Mabillon devait être le pére Montfaucon, pour Tamplcur de science et Tactivité d*espnt. Montfaucon préludait, par dimpor* tantes publications sur les origines grecques du christianisme, sur les pères grecs, sur Origëne, sur Kiilon, àson magnifique ou* vrage de V Antiquité ejrjjliqaèe. D*autres bénédictins encore, Ruinai i , l'éditeur de Gré^joire de Tours, Denis de Saintc-Martlie, le dernier de cette famille des Sainte-Marthe si féconde en savants et Tauteur de la grande édition de la Gallia christiaiia, méritent la reconnaissance de la postérité.
L'histoire ecclésiastique, avec tous les reûets qu'elle jette sur les autres parties de Thistoire, était, non pas Tunique, mais le principal objet de rérùdîtion bénédictine : un savant séculier, un jurisconsulte, Eusèbe de Laurière, rendait, pendant ce temps, des services Irès-eonsidei-ahles dans une autre direction. Il avait pris pour but l'élude des lois et des couluiues en France et en Europe, et il appliquait à ce grand objet une science et une sagacité dignes de Ducange. De nouvelles éditions annotées, perfectionnées, élucidées, de la Coutume de Paris et de ses commentateurs, des /lurî-