‹ Historie De FranceChapitre 76 sur 168 · T. édit. iD-l2; Marriette; Introduction, p · texte numérisé non relu

T. édit. iD-l2; Marriette; Introduction, p

2. Sa précienie collection, itttitaÛ* : Tktaavnu cmterfMormi, ne parut qu'après la mort de Louit XIV. — Lm prinoipanx ouvrais de Mabillon, poilérieort 4 m

Viyt^'v. rtt'pie, sont : la Liturgie yallicant llt>85) , le truUê des Étudet tnona$ti4jue$, conii r 1 ubbe de iùinc»^, qui interdisait les letlros et les scieiKt's aux moîne* tl5'.»l i : ta lettre sur le Culte des «aii)(< inrunnus, contre k-tt fausses rtrliquea ' Ib9B|. Il mourut on n07, en invnîllaut wxx AtmatêB ét Porérê 4§ Samt-Btnoltf qni ftireni ochevéeo por Moitenno,

U692-171ft] * MONTFACCON. LAUAlÈaE. m

tuks coutumUres de Loisd » du Glassaire dvk droit fircmçais de Ra* gaeau et d'autres feudistes, plusieurs traités originaux, des plans immenses qui ne pouvaient être exécutés sans le patronage de rétat, signalèrent le zèle de cet homme éminent C 1092-1715). H avait fait le plan d*un nouveau Cotttvmier ghtirai de France, où il cûtri'uni toutes les coutumes, usances, statuts, lors, chartes, styles, lois de police, etc., expliqués ft commentés. Ce gigantesque projet ne fut jioiut exécuté; juaib lu luitiistre Ponlcliartrain , devenu chancelier de France en 1699, ayant résolu, h l'instigation de d'Aguesseau pérc, de faire réunir vn un corps d'ouvrage les ordonnances des rois de la troisième race * , en chargea Laurière et deux autres juristes. Laurière et ses collègues [)ublièrent, en ' 1706, comme spécimen, la Tabie chronologique des Ordonnances; mais la guerre et la détresse financière firent suspendre , bientôt après, cette vaste entreprise, à laquelle on revint après la mort de Louis XIV et qui a été continuée par plusieurs générations de savants Jusqu'à nos jours.

La science juridique fut illustrée, sur ces entrebites, par une œuvre bien |Âus éclatante que ne pouvaient Tétre les plus excellents travaux d'érudition. La (.hilosophie du droit fut fondée en France par un philosophe chrétien, disciple tout à la fois, comme Arnaud et Nicole, de Descartes et de Port-Royal. Leibniz, à vingtdeux ans, avait ouvert la route, avec ce génie de synthèse universelle qui saisissait d'un coup d'œil tous les rap[)orts qui relient le droit à l'histoire, à la philologie, à la phihts n hie générale: il avait proposé une mélljode nouvelle pour disposer les matières du droit civil dans un ordre rationnel. Un esprit ferme et lucide accomplit ce que le génie avait hidiqué : un modeste magistrat de province, vieilli dans un emploi subalterne*, fut l'auteur du plus bel ouvrage de jurisprudence qui existe dans notre langue. Compatriote et ami de Pascal et des Arnaud, Domat fit partie de ce groupe puissant que donna l'Auveigne à la France du wvfi siècle : enrôlé de bonne heure sous la bannière de Port-Royal , il s*étaît rangé, dans les questions dogmatiques, du côté le plus rigide et le plus opiniâtre, du côté de Pascal, qu1l aimait de la plus

1. Baluzc av:i:T ju.blio, ^nusColbcrt, ]c» rapîtuliur«« dctti premlèrei races.

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