Avocat (lu roi au pnraidial de Clennuiit
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tendre amitié et qui mourut dans ses bras. Hais, en toute autre ciiose, Tesprit cartésien, Uesprit de la Méthode, Tayait profondément pénétré. Après 8*éti*e adonné, dans sa jeunesse, à la pliy6i(|iie et aux uialhciuatiques , il s'était renfermé dans lâ science du droit. Comme Leibniz, il était à la fois imbu d'un profond respect pour les grands jui isconsultos romains, qui lui semblniciit les inlcrprètes de l'équité naturelle, et choqué de l'absence totale d'ordre philosophique dans les compilations de Justinien, où se trouvent confusément entassées les règles et les maximes de ces grands hommes. Il résolut d'établir l'ordre dans l'étude du droit civil. Cette pensée le mena bien loin et bien haut. Pour ne pas substituer à la confusion une classification arbitraire, il comprit que ce n*était point assez de coordonner les règles du droit, si Ton ne remontait aux premiers principes de ces règles. — Quels sont ces premiers principes? — Pour les découvrir, il faut poser deux vérités premières ou définitions primordiales : 1« Les lois de Thomme ne sont que les régies de sa conduite ; 2* cette conduite n'est autre chose que les démarches de l'homme vers sa fin. — La lin de l'homme, c'est Dieu; c'est-à-dire la possession de Dieu, (|ui est le souverain bien. — La première loi de l'hounnc est doue celle qui lui commande l'amour et la recherche de ce souverain bien. Cette première loi en renferme une seconde, (pii ohlige les hommes à s'assoeier et à s'aimer entre eux pour chercher ensemble leur lin couunune dans l'unité suprême. C'est pour lier les hommes dans cette société que Dieu l'a nmdue essentielle à leur nature. Comme on voit dans la nature de Tbommc sa destination au souverain bien, on y voit aussi sa destination k la société. Les liens qui rengagent à ces deux premières lois sont l'origine de toutes les lois. L*état réel de la société diffère étran* gement de ce que devrait être son état normal; mais les lois premières n*en obligent pas moins , quoiqu'on les ait transgressées, et , pour bien comprendre ce qui est, 11 faut voir d'abord ce qui devrait être.
Sui' le fondcjnent des deux premières lois, Domnt élève donc un |)Ian idral de la société. 11 monlic la loi du travail dérivée des deux [«reiiiières lois et formant le lien social. Après le lien crénéral qui unit tous les honnnes, apparaissent des liens pai liculicrs