XIV. IS
Vi LOUIS A IV. II670-1677J
Dieu agissait contre les lois de la nature, il agirait contre sa propre essence. » Ouant aux prophètes, c'étaient seulement des hommes
pieux, (litz lesquels prédouiinnit une imagination forte cl qui eiiseignaiciil la vertu. Il y en a eu chef tous les peuples.
On ne doit donc point chercher dans PÉcrituro des faits, mais des idées et des préceptes. Or, suifant lui , rÉcriture ne contient point de métaphysique, mais uniquement de la morale. Les mystères de théologie transcendante qu'on a touIu y chercher sont des rêveries scolastiques. Aimer Dieu et ses semhlahles, voilà tout ce que l'Écriture enseijrne à l'homme'. Qu'est-ce que Dieu? — Un être omnipotent, oinnipnM ni , omniscient , qui étend sa providence sur toutes choses, (fui récompense la vertu et punit le crime; un Dieu de justice et de miséricorde. Quant à sa nature» les livres saints ne la définissent pas plus que la n6tre, si ce n'est qu'ils le disent étemel. La religion , qui est l'ohjet de l'ïcriture, n'a pour but que le règlement des moeurs : la spéculation , la science, ne la regardent point. La religion et la philosophie ont chacune leur sphère iiulcpciulanle.
H résulte plus ou moins explicilenu iit de tout ce qui précède que la sphère supérieure est celle de la philosophie ; que la raison pîire atteint seule le vrai en soi; que la religion n'enseigne que la vérité relative, qu'un Dieu conçu au point de vue de ses relations avec rhomme.
Le Traiir Tlujuloijko-PoUtiqiic de Spinoza* souleva une vive agitation parmi l*^s tliéologiens protestants: les protecteurs, ks ami? de l'audacieux philosophe, les illustres (rères de Witt, périrent sur ces entrefaites; le fanatisme calvini:>le s'était ravivé en Hollande ; Spinoza se tut et sa pensée entière ne fut révélée qu'après qu'il se fUt éteint, jeune encore, usé par ses méditations soU* taires*.
Dans le TraiU Thèologico Polilique ^ il avait surtout attaqué ce qu'il nomme VErreur: dans V Ethique, sa grande œuvre xiobtiiume,
1. « Tons les livras^ ajonte-(*il, qui contieontnt de» enMignemtBto d'iuM oMnlM CKcetlente, tn quelque langue qu'ils soient écrits, chez quelque nation qa*OQ iM Wtt contre, ««ont aa«»«! sacres que rÉcrittirf . - T. 1", p. 21 B, i- litiou ?uis*ot.
2. Publié en iati» à Am:iterdani en l»i70, >ous la faussf nil'ritpîP ile Hainbour)?.
3. Mort en 1677 : Il n'avait pas quaratite-viuq au». Sca travaux iaèUita rureiil publuîs quelques mule après sa morU