‹ Historie De FranceChapitre 88 sur 168 · Publié à Londres en · texte numérisé non relu

Publié à Londres en

2. DttcKrtet , finite d'avoir toffisaininent creusé U théorie des idées, n'avait for* neUeneat attribué VimMti qn'aux idée» de Dieu ei d« rime et avait paru placer tlana

m LOCJtS XIV. t1«90]

pas rigoureusement motivée chez lui et ne semble qu'une concession aux croyances religieuses de son pays et aux siennes propres. Quant à Texception précédente, son fntuUion n'est guère encore qu'une sensalion généralisée et aboutit à substituer : Je

sens, donc je suis, ii jr prnse, donc Je suis. 11 écarte de la science, comme iiicomprchtiisiblc, tout ce qui ne tombe pas sous l'imaRinalion cl sous le sens, tuul ce qui es.1 intelligible sans cire iin;i;;inablo : il écarte les causes métaphysiques pour ne voir que les cllels concrets. Il tranî^porte sans réserve dans la psychologie, dans la science du moi, cette méthode d'observation et d'expérience, que son ami Newton avait systématisée avec génie dans les sciences de la nature extérieure. Il ne va pas jusqu'à nier l'esprit, le sujet qui pense, et il lui accorde la faculté de réflexion, qui modifie d*une manière assez mal définie les idées fournies par les sens; mais il arrive à douter et à se demander si ce sujet de la pensée est bien réellement distinct de la matière, ou, en d'autres termes, si Dieu ne pourrait point accorder à la matière la faculté de pen<ser. Cette seule question, pour qui l'admet, renverse toutes les notions intcHij^nbles et replonge la métaphysique dans le chaos d*où Descartes favait tirée! Locke, initié aux travaux de Newton, a senti vaguement qu'il y a autre eliose (pie de l'étendue là où il n'y a pas de pensée et ne eoiiiprend pas (ioiu-(pioi ces forces, ces principes aelils , qu'il sent joints au principe jiassir, seraient cssenliellenient incapables de s'élever jusqu'à la ()enséc; mais il prend ces foiees pour des modes ou des qnalilcs susceptibles d'être ajoutées à Ycssmce de la mcuière, c'est-à-dire à l'étendue; il neconiprend pas que toute force est nécessairement une substance, puisque nous ne la concevons réductible en aucun autre principe, et il se demande si la pensée, la force ayant conscience d'ellemême, ne peut pas être une propriété de la matière, de l'étendue, c'est-à-dire si une substance ne peut pas être la propriété d'une autre substance ; ce qui n'a aucun sens

les choses cxtt-rieurc!* !'r»r!'^iiif âe-^ i<J»M h de iiombir et i1\'tciidlie. Par lÂ, il avait laissé jour à Locke. — V. Hordas-Dctuuulin, t. i*^, p. i'^l. 1. SMl e<kt entttndn par ntmet dê la moHèn antoa chose qne VUtndiÈi, eelte antre

chose n'eût pu être que la tu'\-tan< e utvqnê de Spitioza, ayant If double attribut de la tt de Vétfmlut; il toui-lic bien, en effet, un moment i t otie idée ; mai" r! ne s'y arrcle pa.-». Vu^ez Lcibuiz, Soureaux ewis sur l'EnUndemewent, AvaiU-proi>o:i , p. 77,

Page 1