‹ Historie De FranceChapitre 96 sur 168 · RuUuère, ida^immtnU tur la Révoialton, etc., p. S · texte numérisé non relu

RuUuère, ida^immtnU tur la Révoialton, etc., p. S

[Ift89-I695j FÉNELON hj BOURGOGNE, a07

thie entre ces deux iiature» : on peut répéter sur ce point à Tégard de Fénelon ce que nous avons déjà dît de La Fontaine. Maintenon, fieauvilliers et Ghevreuse n'osant point presser assez éncrgiqucment le roi de faire la paix, Féuclon prit lo puu d iutti venir directement ])ar cette fameuse lettre .niuiivine que nous avons citée plus haut ' et qui contient sa polili(iiie extérieure. On doit convenir que c'est la destruction de la politique nationale au prolit d'une forme surannée du droit des gens. A l'inlrrieur, quant au gouveruenient de la société» on va voir dans quelle direction il poussa son élève.

L'éducation du duc de Bourgogne présenta, dès l'origine, un contraste presque complet avec la célèbre éducation du dauphin *. D'un côté, il n'y avait eu ni familiarité, ni intimité entre le maître et le disciple, l'austère génie de Bossuet ne sachant pas se faire petit avec les petits ; renseignement avait été donné de haut et à distance, avec les vieilles rigueurs scolastiques comme moyen de coercition. De Tautre côté, les deux existences du précepteur et de Téléve furent mêlées à n'en plus faire qu'une : l'élève, conduit par raflection et par la raison, fut habitué à ne sentir, à ne vivre que dans son maître. Le succès fut aussi différent que les méthodes : il ^t vrai que les deux illustres maîtres avaient eu h travailler sur des naturels bien différents; le dauphin, né sans vertus et sans \ices, resta médiocre, tel que la nature l'avait fait : le duc de Hourgo^ne , né avec les germes de grands vices et d'éclalantes \erlus, étouffa, par la force de k volonté et de l'esprit religieux, la \ioIence, l'orgueil, l'obstination qui avaient signalé son enfance, donna à ses facultés intellectuelles et morales tout le développement (ju'elles pou\a[ient recevoir et devint tel, sous la main de Fénelon, que l'heureux maître n'eut plus, en quelque sorte, qu'à modérer son ouvrage.

11 faut maintenant, comme nous avons fait pour Bossuet, suivre le développement de la pensée de Fénelon dans les livres écrits pour son élève. On le voit d'abord éveiller cette jeune intelligence par une série de Fobles, gm commencent par les récits les plus enfantins pour arriver à de petits poèmes amoraux très-hardis de

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