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chevauchons aussi rapidement qne possible, sinon je ne paraîtrai poiuten la présence du roi des Franks. » Ce qu'elle demaade est fait aussitôt, et le cortège poursuit sa roule plus vite qu'il ne l'avait commencée.
Il était vrai qu'Aridius venait d'arriver de Marseille en Burgondie et avait déjà pris ses mesures pour troubler le bonheur de Clotilde. Gondebaud , le revoyant , l'avait interrogé : « Sais-tu ce qui s'est passe en ton absence ? lui avait-il dit. Sais- tu que nous avons fait amitié avec les Franks et que j'ai donné ma nièce pour femme à Clovis ? «
La réponse que fait Aridius à celte question est assez remar- (|uablc; je la traduits exactement : « Non , répond-il . oh ! non, ceci n'est point une amitié; c'est le commencement d'une discorde perpétuelle. O mon seigneur, tu aurais dû te souvenir que tu as fait périr par le glaive ton frère Chilpéric, le père de Clotilde; que tu as, fait mourir sa mère une pierre au cou, et jeter dans un puits les cadavres décapités de ses deux frères. Si Clovis est le plus fort, il vengera l'injure de ses proches. Envoie tout de suite ton armée à la poursuite de Clotilde pour la ramener. Il te sera plus aisé de supporter les plaintes d'une femme que d'être , toi et les tiens , sans cesse aux prises avec les Franks. »
Gondebaud, frappé de ces paroles, envoie aussitôt une armée chargée de lui ramener Clotilde et le trésor qu'elle emporte avec elle; mais il était trop tard pour l'atteindre. Elle avait chevauché rapidement; elle approchait des frontières de la Champagne, se dirigeant vers Villariac (Villers), où l'attendait Clovis. Mais elle ne voulait pas quitter la lîurgondie sans donner une preuve énergique des sentiments avec lesquels elle la quittait. Quand elle sait qu'il ne lui reste plus que douze lieues à faire sur la terre de son oncle , elle appelle ses conducdeurs , les conjurant de lui donner une grande joie : c'est de se répandre tous à droite et à gauche dans le pays, pour y brûler, pour y piller et y faire tout le dégât imaginable. A celle prière.
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qui est un ordre agréable pour eux , les Franks se melteiil a l'œuvre au grand contentement de Clotilde, qui , les voyant faire , s'écrie dans un transport de joie peu chrétienne : « Je te rends grâce , ô Dieu tout-puissant, de ce commencement de vengeance que je prends ici de la mort de mes parents et de mes frères ! »
Ainsi dévastant, brûlant et tuant, le cortège nuptial arrive à sa destination. Clovis,ravidela beauté de sa fiancée, l'épouse aussitôt. Ici la narration de Frédégaire rentre dans les données de Grégoire de Tours, et je n'ai plus à m'en occuper.
Les observations et les conjectures que suggère ce récit fabuleux , étant en grande partie applicables à.la version de ce même récit par l'auteur anonyme des Gestes des Franks, je dois, avant d'aborder ces conjectures, donner une idée de cette seconde version.
Elle est, quant au fond, la même que celle de Frédégaire ; mais elle en diffère notablement quant à la marche et aux détails. Dans l'anonyme comme dans Frédégaire, c'est par Tentremise et le dévouement d'Aurélien que Clovis surmonte les obstacles qui s'opposent à son union avec la belle et vertueuse Clotilde. Dans l'un comme dans l'autre, c'est déguisé en mendiant qu'Aurélien se présente à celle-ci; mais le mode et les incidents de l'entremise varient dans les deux récits. Voici comment les choses se passent d'après les traditions suivies j)ar l'auteur des Gestes des Franks.
Clotilde est dans l'usage, chaque dimanche, au sortir de la messe, de distribuer ses aumônes aux pauvres, à la porte de l'église. Aurélien s'est glissé parmi eux , et , son tour venu de recevoir l'aumône, ClotUde lui donne une pièce d'or. Aurélien, saisissant avec adresse le moment propice, écarte le manteau de la princesse et lui baise la main. Clotilde est singulièren^t frappée de cette hardiesse; elle y soupçonne du mystère. A peine de retour au palais, elle dépèche une servante à l'église, avec ordre de lui amener tout de suite le jeune homme qui lui
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a baisé la inaiii ; car cet Amolien , si loiioniinc pour sa liante sagesse , est encore un jeune homme.
Conduit au palais, Aurélien y arrive dans son costume de mendiant, portant dans sa brsnce l'anneau et les autres présents destinés par Clovis à Clotilde. «Pourquoi, lui dit celle-ci dès qu'elle l'aperçoit, pourquoi, jeune homme, t'es-tu travesti en mendiant? pourquoi as-tu écarté mon manteau? » Il paraît qu'elle n'ose pas dire : Pourquoi m'as-tu baisé la main? Aurélien lui répond en lui déclarant les projets de Clovis , et sort à l'instant pour prendre , dans la besace qu'il a laissée à la porte de la chambre , l'anneau et les présents qu'il est chargé d'offrir à la princesse. Mais la précieuse besace a disparu; elle a été enlevée par quelqu'un du palais; et Clotilde, inquiète, troublée, la fait chercher et s'en met elle-même en quête jusqu'à ce qu'elle soit retrouvée. Elle reçoit alors en secret l'anneau de Clovis ; mais en le recevant elle n'oublie point qu'elle est chrétienne. « Prends garde , dit-elle à Aurélien , que personne ne sache rien de tout ceci ; il n'est pas permis à une chrétienne d'épouser un païen ; mais qu'il en soit fait selon ce que voudra mon Seigneur Dieu, celui que je proclame devant tous. Toi, va-t-en en paix, v Et Aurélien s'en va en effet, pressé qu'il est de rendre compte de son message à Clovis.
Restée seule avec toutes les idées et tous les soucis que lui ont inspirés les offres du conquérant, Clotilde fait qiielqne chose de très imprévu, j'ajouterais volontiers, et de très romanesque. Cet anneau qu'elle a reçu d'Aurélien et qu'elle a accepté au nom de Clovis, elle va le déposer dans le trésor de son oncle Gondebaud , où il risquerait fort d'être perdu sans le besoin qu'aura bientôt le romancier de le retrouver. 'Cependant Clovis , informé par Aurélien de tout ce qui s'est passé entre ce dernier et Clotilde, interprète les paroles de celle-ci comme un consentement à la demande de sa main ; il la tient dès ce moment pour sa fiancée, et il ne s'agit plus que
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de l'obtenir de Gondebaud. C'est le sujet pour Aiirélien d'une nouvelle mission , non moins délicate ni moins difficile que ia première. Gondebaud n'est pas peu émerveillé d'entendre que Clovis parle de Clotilde comme de sa fiancée et la lui demande à ce titre sous peine de guerre. Il se laisse aller à une vive colère , convaincu qu'il est que Clovis et Clotilde sont parfaitement étrangers l'un à l'autre ; il reçoit donc très mal les ]>ropositions d'Aurélien et rend menace pour menace. Les leudes burgondes , qui ne craignent rien tant qu'une rupture avec les Frauks. interviennent aussitôt pour le maintien de la paix et conseillent à Gondebaud de bien s'assurer, avant de rejeter la demande de Clovis, si ce roi n'aurait point fait faii-e seti èteraent par ses députés quelque proposition à la princesse, e! ne lui aurait point envoyé quelque présent en gage de promesses réciproques.
Tout le monde se met alors eu quête de ce gage. On cherche dans le trésor, et l'on y trouve l'anneau de Clovis, aisément reconnu à l'inscription et à l'effigie qui y ont été gravées tout exprès. Il devient clair par cette trouvaille , et plus encore par les aveux de Clotilde, que les prétentions de Clovis ne sont ni injustes, ni simulées, et Gondebaud se résigne, bien qu'avec douleur et colère, à livrer Clotilde à Aurélien , qui la conduit triomphant à Soissonsau roi des Franks, qui l'épouse aussitôt.
Mais Aurélien n'est pas encore au bout de sa tâche ; Clotilde, devenue l'épouse de Clovis, lui adresse plusieurs demandes plus graves, plus urgentes les unes que les autres. Elle lui demande d'abord de se faire chrétien; puis de se faire resiituer le trésor de son père Chilpéric, qui a été enlevé par Gondebaud, et enfin de venger sur ce même Gondebaud la mort de ses proches qu'il a fait égorger. Clovis ne veut sur l'heure s'engager à rien sur sa conversion ; quant aux deux autres points, il n'hésite pas à promettre à Clotilde de la satisfaire dès qu'il le pourra , et pour ce qui concerne les trésors de ('liilpéric, Aurélien c^t chargé th- partir aussitôt poui- aller
Soii APPEXUlCli "S" I.
les réclainir. C'est une troisième mission à lacourdeBiirgondio qui lui est iraposôe, et c'est peut-être des trois la plus difficile, celle qui exige au plus haut degré un heureux mélange d'adresse et de conr.Tge.
Déjà vivement piqué de tout ce qu'il a été obligé de faire pour Clovis, Gondebaud l'est encore plus de s'entendre demander une partie de son trésor. « Quoi! s'écrie-t-il tout courroucé à Aurélien, faut-il donc que je livre encore mon trésor ou mon royaume à Clovis? Ne t'ai-je pas défendu de remettre le pied dans mes Etats pour espionner mes affaires ? Retire-toi d'ici au plus vite; pai's, sinon je te fais mourir, je le jure. » A ces injonctions Aurélien répond avec l'assurance et la fierté d'un homme qui parle au nom de Clovis; e' les leudes de Gondebaud intervienneut de nouveau pour amener un accommodement. Les paroles que le narrateur fabuleux leur met à cette occasion dans la bouche ne laissent pas d'être lemarquables , comme expression vraie de la terreur alors attachée au nom des Franks.
« Donne, disent-ils à Gondebaud, donne à ta nièce (juelque chose du trésor qui, enbonnejustice, luiapparlient,etconserve par ce moyen la paix avec Clovis et le peuple des Franks, afin qu'ils n'envahissent pas notre pays; car c'est un peuple très féroce et sans Dieu. » Gondebaud accepte le conseil à contrecœur et livre à Aurélien de grandes richesses, une immense quantité d'or et d':j|-geut non ouvrés ou magnifiquement ouvrés. « Tiens, lui dit-il avec dépit, retourne à ton maître; voilà des dons à lui ])résenter ; vodà un trésor à l'acqtiisition duquel vous n'aurez pas sué. Me reste-t-il quelque chose de plus à faire pour Clovis ? Me fa udra- 1- il encore pa rtager mon royaume avec lui? — Mon maitre est ton fils, lui répond alors Aurélien avec une courtoisie peut-être un peu équivoque; tout sera commun entre vous. « Les grands seigneurs de la cour de Durgondie sont charmés de l'habileté d'Aurélien en louh; chose. «Vive le roi quia de tels leudes ! ws'écrient-ils d'une voix
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unanime. Ce dernier trait est à noter, comme précisant d'une manière nette et vive l'intention et le but de toutes ces inventions fabuleuses, comme je pourrai mieux l'expliquer tout à l'heure.
Il serait, je crois, assez facile de démontrer que ces fictions ne sont ni de l'invenlion de l'auteur anonyme des Gestes des Franks, ni de Frédégaire. Tout autorise, je dirai plus, tout oblige à croire qu'elles remontent à des traditions antérieures soit orales, soit écrites, traditions dont elles ne sont, suivant toute apparence, qu'un extrait aride et informe , et qui^ne sont probablement pas restées inconnues à Grégoire de Tours luimême. Mais tout cela exigerait une longue et minutieuse discussion dont ce n'est point ici le lieu; je me bornerai à quelques observations, à la fois plus importantes et plus simples, sur le caractère et le but de ces mêmes fictions.
Ce n'est pas seulement à raison du fait principal qui leur sert de base commune, à raison du fait du mariage de Clovis, que les récits de Frédégaire et de l'anonyme peuvent être qualifiés d'historiques; ils touchent à l'histoire par d'autres côtés également remarquables. Ainsi, par exemple, l'inimitié et rop])osition de Clovis et de Gondebaud, des Franks et des Burgondes, y ressortent vivement de plusieurs traits qui ont d'ailleurs toute l'apparence d'être inventés. On y trouve de même une expression énergique, bien que certainement non historique, dosimplacables|ressentiments que Clotilde garda contre la race de Gondebaud du meurtre de ses parents. Aurélien et Aridius ne firent certainement jamais tout ce qu'on les voit faire ici ; mais ce ne sont pourtant pns des personnages imaginaires ; ce sont des personnages non-seulement historiques, mais célèbres à leur époque pour le rôle qu'ils jouèrent dans une situation fort élevée. Il parait qu' Aurélien fut réellement un des conseillers favoris de Clovis, qui le fit duc de Melun. J'ai cité dans le premier volume de cette hialoiic une lettre intéress.iiile (l'Avitus, évêcjue dt Viontic, à un personnage du nojn
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d'Auiélieit, que je serais fort enclin à croire le juêiiie ([ue l'Aurélien favori de Clovis.
Aridius est aussi, lui , un personnage îiistorique. Non-seulement Grégoire de Tours en ])arle,mais il le met en scène d'une manière tout- à- fait analogue à celle dont il est représenté dans le récit romanesque de Frédégaire. Il le peint comme le conseiller dévoué , comme la providence de Gondebaud , et pour dire franchement tout ce que je pense sur ce point, il y a, dans ce qu'il lui fait faire, quelque chose qui n'est guère moins romanesque que le rôle qu'il joue dans Frédégaire et qui pourrait bien provenir de même de quoique tradition altérée par des fictions.
Quoiqu'il en soit, et pour revenir :iux récits l'.ibuleux du mariage de Clovis, on voit que ces récits sont histoiiques en ce sens que, non-seulement ils impliquent des faits donnés par riiistoire, rnais qu'ils en sont une expression indirecte plus saillante, plus générale que l'hisioire elle-même, une expression poétique grossière.
IMaintenant les fables entrées de ces récils y sont-elles entrées d'elles-mêmes, par le simple et libre jeu de l'imagination populaire, ornant, idéalisant à sa manière les faits, qui lui sont donnés par l'histoire? ou bien peut-on raisonn-^blement y supposer, peut-on y démêler un dessein particulier, un but quelconque , soit moral, soit politique? Un rapprochement facile m'aidera à répondre à cette question.
J'ai parlé assez longuement, dans le premier volume de cette histoire, des fictions romanesques qui se glissèrent de bonne heure dans les récits des aventures de Chilpéric, le père de Clovis. Je crois avoir fait comprendre que ces fictions doivent être legardces comme une expression grossière, mais énergique, de la nationalité frauke, en réaction contre les influences de la puissance romaine. J'ai signalé, comme le véritable liéros de ces fictions, ce Guiomat, modèle idéal du leude gcryi.iin ijiii, à force de })alieiicf*, d'aiJrcs.^r et de di'voiiciiunl .
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finit par raïucner à la tèle des Franks mérovingiens Chilpéric leur chef national , et par écarter d'eux un chef étranger, un Romain, de la stupide crédulité duquel il se joue avec une assurance merveilleuse.
11 ne parait pas difficile de reconnaitic, dans les récits romanesques du mariage de Clovis,une idée analogue à celle qui perce si clairement dans ceux des aventures de Chilpéric. Dans les premiers, comme dans ceux-ci, c'est un ami, un conseiller, c'est un leude d'un roi frank qui se présente comme le héros, comme le personnage dont l'auteur veut célébrer la conduite et le caractère; seulement le motif et la tendance des deux fictions sont on ne peut plus différentes. Dans celle relative à Clovis, c'est un Romain qui est rej)résenté comm«*le modèle, comme le type héroïque du leude ou du conseiller du l'oi frank, qui rend à ce roi des services essentiels qui tous exigent la réunion du courage, de la sagesse, de la fidélité. C'etl un hom}ne de la race conquise dont le chef des conquérants a besoin pour venir à bout d'une entreprise du plus haut intérêt pour lui. J'ai montré avec quel empressement une grande partie des Gallo romains des hautes classes et le clergé tout entier offrirent leurs services aux rois des Germains, surtout à ceux des Franks , et nous savons combien ces rois se montrèrent, dès le principe , disposés à agréer ces services généralement plus in telligents et plus sûrs que ceux deleurt sujets , ou, pour luieux dire, de leurs compagnons germains.
Or, les fictions dont il s'agit ici, n'étant qu'une peintuie grossièrement idéalisée et embellie de ces svmpathies politiques entre les rois franks et les plus distingués des Gallo-Romains, tendaient naturellement à renforcer ces sympathies, à en fairo mieux senlir, et dès loi's à en assurer, à en éiendre les avantages réciproques. Célébrer les louanges d'Aurélien , exagérer po'.'iiqufmciit son succès dans une entreprise supposée importante et difficile , c'était recommander aux chefs de la conquête franke le dévoiiemont , Ihahilclé, la ff»i des nobles
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gallo-romauis ; c'était les signaler à leur confiance et à leur générosité.
Maintenant, est-ce par un pur hasard , par un simple accident, que cette tendance morale et politique se trouve être celle des fictions dont il s'agit? Je me déciderais mal aisément à le croire. Il était si naturel pour les Gallo-Romains lettrés, et surtout pour les ecclésiastiques, d'agir et de parler dans le bens de ces fictions, qu'il y aurait quelque chose d'étrange à ce qu'ils n'en fussent pas les auteurs. C'est en effet, à des Gallo- Romains prêtres ou laïcs que je crois devoir en attribuer l'invention.
Mais de qui qu'elles soient l'ouvrage, les fables dont il s'agit sont hfstoriques en. ce sens qu'elles se rapportent à des faits réels, dont elles sont une expression poétique, un développement romanesque , imaginé dans la vue de populariser les rois franks parmi leurs sujets gallo-romains. Sous ce point de vue, elles sont d'un certain intérêt pour l'historien, et il est permis de legretter de ne les connaître que par les résumés informes de chroniqueurs ignorants et grossiers, qui y orit tout pris pour de l'histoire et y ont tout altéré, et l'histoire et 1-a fable.
DES NOMS GEOGRAPHIQUES Elf LANGUE BASQli£ CONSIDÉRÉS COM.AIE INDICES DE l'aNCIENNE EX- TENSION DE CETTE LANGUE DANS LE MIDI DE LA FRANCE.