‹ Historie de la terre origines et métamorphoses du globeChapitre 5 sur 41 · LA T K II II E ACTUELLE · texte numérisé non relu

LA T K II II E ACTUELLE

de la Syrie et du Sénégal. En été, le thermomètre y monte à cinquante degrés centigrades à l’ombre, si bien que les mauvais plaisants prétendent que le nom de Californie vient des deux mots latins calida fornax ou bouillante fournaise, par lesquels Cortez aurait désigné, en le découvrant , le pays de l’Eldorado.

La terre n’est pas seulement environnée d’eau ; elle a aussi son enveloppe gazeuse, l’atmosphère. Celle-ci est composée de gaz oxygène et d’azote, dans les proportions d’à peu près un cinquième d’oxygène et quatre cinquièmes d’azote sur le volume total. En poids, c’est à peu près un quart d’oxygène et trois quarts d’azote. 11 existe également dans l’air de la vapeur d’eau en quantité variable, et environ un demi-millième d’acide carbonique.

L’air, ou plutôt l’oxygène qu’il renferme (car l’azote n’est qu’un gaz inerte), a une fonction qui ne saurait nous échapper. Il est indispensable à la respiration des animaux et des plantes et à la combustion. La respiration n’est en quelque sorte qu’une combustion, une oxydation du sang. Chez les animaux supérieurs, l’oxygène

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de l’air s’unit dans les poumons au carbone et à l’hydrogène du sang ; il se produit de l’acide carbonique et de la vapeur d’eau que les poumons rejettent. Ce phénomène chimique est accompagné d’un certain dégagement de chaleur; de là la chaleur animale.

La vapeur d’eau et l’acide carbonique résultant de la respiration des animaux , de la combustion, ou naturellement répandus dans l’air, servent à leur tour à la respiration des végô- , laux. Les feuilles des plantes décomposent la vapeur d’eau et l’acide carbonique , fixent en

elles l’hydrogène et le carbone, et restituent

l’oxygène à l’air. C’est par cette double et remarquable évolution que l’air semble conserver toujours à peu près les mêmes principes en même quantité.

L’atmosphère ne joue pas seulement un rôle indispensable dans la conservation de la vie à la surface de la planète ; elle est sillonnée par des courants qui mêlent tous les éléments qui la composent, et charrient les semences végétales jusqu’aux distances les plus lointaines. Ces courants aident aussi à la navigation, et ce sera la

LA TERRE ACTUELLE

gloire du savant américain M. Maury d’avoir révélé aux marins les lois et toutes les fonctions de ces fleuves aériens, en môme temps que des courants de la mer. Les courants de l’atmo- • sphère sont ce qu’on nomme vulgairement les vents. Ils doivent leur unique cause à un échauffement inégal de l’air, qui fait que les parties chaudes s’élèvent, et que les parties froides affluent vers la place abandonnée par l’air chaud. C’est ainsi que, dans un appartement, l’air chaud monte par les cheminées , tandis que l’air froid s’introduit par le bas des portes, comme il est facile de s’en assurer.

L’équilibre de l’atmosphère est donc troublé à chaque instant. Quand les causes de ce trouble sont normales, prévues, les vents sont constants ou réguliers. Parmi les vents constants, les plus remarquables sont les vents alizés, qui dans notre hémisphère soufflent du nord-est, et dans l’hémisphère sud, du sud-est. Ils facilitent étonnamment la navigation de l’Atlantique; ce sont eux qui ont poussé Colomb vers le nouveau monde.

L’origine et la direction des vents alizés s’ex-

MIS TOI H K l)K LA T KM UE.

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