LIVRE PREMIER
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Le 30 mai, jour de la clôture des reies, Kuggieri tirait un feu d’artifice à la place Louis XV. Le manque d’ordre, l’insuffisance delà garde, laissaient, après le feu, la foule aller contre la fouHe. Il y eut une presse, un carnage épouvantable. Des centaines de blessés étaient recueillis rue Royale. On ramassait cent trente-deux morts (1), et ces morts des fêtes du mariage du Dauphin et de la Dauphine étaient jetés au cimetière de la Madeleine (2). Qui eût dit alors les voisins qu’ils y attendaient?
1) Gazette de France, 4 juin 1770.
Mémoires de Weber, voL L
1 a Dauphine ii Versailleg. — Lettre de la Dauphine. — Puî>iht tlu Dauphin et de Monsieur. — Le Roi charmé par la Dauphine. — Jalousie et manœuvres de madame du Barry. — Dispositioiis de la famille royale pour la Dauphine : Mesdames Tantes, Madame Élisabeth, le comte d’Artois, le comte de Provence. — Le Dauphin. — Son gôuverneur, M. de la Vauguyon. — Son éducation. — M. de la Vaugnyon renvoyé par la Dauphine. — Portrait moral de la Dauphine. — Son instituteur, l’abbé de Vermond. — Le clergé et les femmes au dixhuitième siècle. " Madame de Noailles et madame de Marsan.
Le temps chassait les pressentiments et les tristesses. La Dauphine arrangeait sa vie, son bonheur et l’avenir. Elle s’habituait à sa nouvelle patrie, à son mari, à son rôle. Elle faisait connaissance avec la cour, apprenait le nom des nouvelles figures, oubliait Vienne et l’allemand. Elle s’installait dans son appartement, et elle sé familiarisait avec Versailles, avec Ghoisy. Veut-on une journée de la Dauphine dans les premiers mois de son installation à la cour de France; une lettre de Marie-Antoinette, adressée à M;irie-Thérèse et datée du 12 juillet, nous en racontera tout le détail.