lecundum sanclorum palru
■ Ibid., Ci : ex dtvina institutiom.
^ Ibid., c. I : vices 'nostras ita taat credidimus charitati eit in fiarlem sis vùcalus salliciiudinis, non in pUnitudimm po-
* Léon I' a brièvement et excellemment caraflériaé cette erreur dans ]e Serme ç6, prononcé à Rome dans l'église de Sainte- Anasuisie contre lea affirmations ihéologiques émises par des marchands alexandrins de
passage ; quae impieias et faisum hoiitinem (CAriiiu/n) et Deuin dicit use passibitem.
Qiiod çiio audeani anime quovt consiîio, etc.
> Ëp. 3S panni celles de Léon (Migne, P. L., t, LIV, col. 743)- Cf. Analecta ramana, diss. VII, Ilprimata romano nclsecolù V, C \: Il papato riconosciuto dalla chiesa universale{i. I, p. yii).
'Ep. 38 (Migne, P. I~. t, LIV, col. 755; Mansi, t. V, col. 1365; S. Léon, Opéra, ëd" Ballerini, t. I, p. 801; JafTé- Kaltenbninner, n. 42j)du 13 juin 449.
326 LIVRE I. CH. VI. ÉVÊQUES ROMAINS JUSQU'A LA FIN DE L'EMPIRE. [No 235.
Mais la passion, la jalousie des Grecs et les intrigues de la politique développèrent une lutte sauvage. On connaît le synode d'Éphèse (449), cette tumultueuse assemblée d'évêques dont l'objet était de proclamer la doftrine hérétique, et que Léon iuî-même a stigmatisée du nom de " synode de brigands ". Le siège apostolique avait envoyé des légats à Éphèse pour y présider un concile œcuménique. Mais le concile prit un tout autre tour. Le patriarche d'Alexandrie, Dioscure, défenseur d'Eutychès et de sa doflrine, s'attribua la présidence en s'appuyant sur une nomination de Théodose IL II employa la force brutale pour faire prononcer la déchéance contre les plus hauts membres de l'épiscopat défenseurs de l'orthodoxie, notamment contre te vénérable Flavîen de Constantinople, contre le patriarche d'Antioche Domnus, contre les évêques de Dorylée Eusèbe et de Cyr Théodoret et contre d'autres, même contre la personne du pape.
Le légat pontificat, le diacre Hilaire, eut tes plus grandes peines à sauver sa vie. Il revint à Rome en fugitif et fît à son évêque le récit lamentable des événements. Il annonçait en même temps l'appel interjeté au Saint-Siège par les évêques déposés.
Ce n'est qu'en 1882 qu'une heureuse découverte a fait connaître le texte de l'appel que Flavîen et Eusèbe avaient personnellement adressé au pape par leurs messagers ■.
Voici par exemple comment te patriarche Flavien parle de ses angoisses dans une lettre au successeur de Pierre : " Je prie Votre Sainteté de venir en Orient pour défendre la foi en danger, que les Fèrcs nous ont transmise à la sueur de leur front'. Car voyez, tout est bouleversé; it n'y a plus de discipline ecclésiastique, la vraie doctrine est chassée; la scission s'est mise jusque parmi les bons... Lorsque, dans l'assemblée déjà, j'ai fait appel au siège apostolique de Pierre, prince des apôtres, et au concile œcuménique siégeant sous la dîreflion de Votre Sainteté, j'ai été entouré d'une foule de soldats qui me fermait le chemin de l'autel, asile sacré... Levez-vous donc pour la défense de la foi divine, pour la restauration de l'ordre ecclésiastique! Écrivez au peuple pour l'éctairer, à l'empereur pour lui exposer ta situation... Un concile de l'Occident et de l'Orient vous assisterait dans les voies que Dieu vous inspirera!"
235. Dès 449 Léon fit les dernières démarches souhaitées par Flavien et écrivit à Constantinople des lettres pleine.s de gravité et de fermeté. Mais ce fut en février 450 qu'il agit d'une manière réellement efficace auprès des souverains d'Occident pour faire à Théodose II égaré les représentations nécessaires et pour exposer le plan d'un concile œcuménique auquel les Occidentaux prendraient une part importante.
Sur ce dernier point encore l'histoire a reçu tout récemment de nouveaux éclaircîssement.s. En février 450 l'empereur d'Occident Valentinien III vînt à Rome avec sa femme Eudoxie, fille de Théodose, et sa mère Galla Placidie^ Ils voulurent en profiter pour présenter, le jour de la fête de la chaire de S, Pierre, le 22 février, leurs respefts au tombeau de l'apôtre. Dans les temps anciens de
' Sur la découverte d'Amelli dans le manuscrit du chapitre de Novare, n. 30, cf. au t. I de mes Analeeta, p. 331 et suiv., où l'on trouvera le texte des appels d'après Amelli, Mommsen et la propre édition que j'en ai
donnée au t. VII (1883) de la Ztilsckrift fiir kiiik. Théologie^ p. 191 et suiv.
' Le manuscrit porte ; sudore ultionis tradidÊTunt. J'ai proposé la correAion tudort
vultus sut.