‹ Historie de Rome et des papes au moyen ageChapitre 110 sur 165 · SI · texte numérisé non relu

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La préférence donnée à la forme basilicale pour les lieux de réunion ecclésiastique s'explique par le goût et par la tendance intelleftuelle des occidentaux; ceux-ci pouvaient se sentir moins touchés par l'idée d'étroite unité et de centralisation que rappelle la construftion circulaire. Tout en étant parfaitement régulières, les basiliques de Rome laissaient cependant l'impression d'une organisation libre, d'une subordination sans contrainte à l'unité plus que les constructions à plan central dont toutes les parties sont liées et assujetties l'une à l'autre : et ce cara£lère répondait mieux à celui des Romains, tandis que l'Orient était bien le pays de l'autre genre de construftion '.

Mais ce qui surtout doit avoir favorisé dès le début la construélion basi-

licale dans l'église de Rome, c'est le lien étroit qui rattache les origines de la

basilique spécifiquement chrétienne aux lieux

de réunion, précisément de même forme, que

e^ftira* 1^ nouveau culte dut se procurer à Rome dès

le III'! siècle et peut être avant.

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"^ I I ûmi I I 249. Quelques mots sur l'origine et l'être

^11 I ^> de la basilique chrétienne ne sauraient être

déplacés ici.

Ce qui la caraftérise c'est la disposition reflangulaire de l'intérieur, sa séparation en plusieurs nefs par des colonnes ou piliers, la surélévation des murs de la nef centrale avec ses rangées de fenêtres et sa toiture à double inclinaison, enfin l'hémicycle de l'abside ou tribune, aboutissement architeélural de la nef et espace réservé à l'autel et au clergé ".

Ces formes essentielles durent se rencontrer dans la plupart des peu nombreux lieux de culte des chrétiens avant Constantin, et lorsque la paîx ecclésiastique rendit nécessaire l'éreflion simultanée de plusieurs édifices pour le culte, l'excellence et le caractère pratique de ces formes invitaient naturellement à les employer d'une manière générale en les améliorant.

On sait qu'à l'époque préconstantinîenne on avait utilisé de préférence pour la liturgie et les assemblées religieuses les grands palais de riches chrétiens. On choisissait naturellement pour s'y réunir les pièces tes plus vastes de ces habitations.

liargesUUl (Sluttgart, 1864 et suiv., t. 1, p. 14, i9i 63)-

' Cf. Schrfirs, Die kircklickin BausliU im LickU der allg. Cullurent'wickelting : II. die allchr. Basiiikas SU- der altckr. Centralbau, au I. IX (1896) de la Ztitschr. fur ckrisil.

Kwis/, p. 35 et suiv., 82 et suiv.

' Cumme exemples de basiliques à cinq

nefs nous trouvons : à Rome, S^int-Pierre, le Latran et Saint- Paul hors les inursj à Bethléem, la Nativité; à Thcssalonique, Saint- Démëirius. D'après le P. Delattre, la basilique cimetériale, récemment découverte à Damoua el Karita près de Carthage était à neuf nefs. Le nombre des nefs est toujours impair.

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