‹ Historie de Rome et des papes au moyen ageChapitre 114 sur 165 · LIVRE I. CH. Vir. L'ART ET LA CIVILISATION ROMAINE. [N · texte numérisé non relu

LIVRE I. CH. Vir. L'ART ET LA CIVILISATION ROMAINE. [N

s'unissait un sentiment de gravité religieuse, dont l'âme était pénétrée dès que le r^ard, par delà la forêt majestueuse des colonnes, s'arrêtait sur l'arc triomphal orné de grandes et nobles mosaïques, puis, au delà de l'autel, sur l'abside mystérieuse. C'est vers l'autel du sacrifice, centre de la foi et de l'espérance, que convergent les puissantes colonnes rangées avec ordre et symétrie. Les parois aussi s'avancent, comme d'un mouvement calme et uniforme, pour aboutir au dernier point de l'abside, à la chaire épiscopalc, au point même où siège le représentant de Dieu auquel se soumet en toute obéissance la communauté des fidèles. Les vastes nefs de l'église permettent d'embrasser d'un coup d'œil toute l'assemblée des fidèles comme une grande famille, famille bien organisée, où les sexes sont séparés. Aujourd'hui encore les inscriptions nous rappellent le côté des hommes et le côté des femmes, et aussi l'enceinte des vierges consacrées à Dieu. Dans la règle les séparations ont dû être marquées par de simples cloisons de bois, faciles à installer dans l'église et à déplacer. Il est fort douteux que la division se soit faite par nefs. Les personnages de distinflion et les fonflionn aires de l'État ont dû prendre place dans le voisinage du presbyterium ; la grille du narthex séparait des fidèles les catéchumènes et les pénitents. A Rome le narthex ne se trouve pas en avant de l'église; il est régulièrement au commencement de la nef centrale et se trouve clos par une grille ou par une barrière élevée qui court d'une des premières colonnes à celle qui lui fait vîs-à-vis. L'évéquc ou le prêtre qui, de l'ambon du chœur, annonce la parole de Dieu peut ainsi être entendu de ceux qui sont dans le narthex ; le chef spirituel de la communauté réunit ainsi comme un tout vivant les membres de la famille dans une même salle dont les multiples colonnes n'interrompent qu'à peine l'unité'. Le caraflère architectural de la basilique réside dans la juxtaposition d'éléments pleinement semblables; c'est ce qui la distingue essentiellement de la cathédrale gothique. La basilique est un ensemble de membres dont les uns servent de support aux autres, ordonnés suivant un système rigoureusement symétrique. C'est comme un symbole de l'esprit romain avec son système juridique et politique s! régulier et si rigide. L'organisation politique et sociale des Romains ignorait le mouvement libre et alternatif de dilatation et de contraction des forces populaires. Ce sera le partage de l'organisation médiévale toute différente; et les hardies cathédrales, avec leur admirable système d'équilibre par opposition des forces, en sont l'expression et comme l'incarnation. Les constructions gothiques visent à l'élévation, la conception basilicale recherche la largeur et la longueur. La multiplicité des nefs de hauteur moyenne et dont tout l'effet réside dans l'amplitude exprime aussi une pensée toute romaine : celle de la grandeur, de l'étendue de l'empire romain. L'architefture romaine est toute pénétrée, d'une manière inconsciente, par un caraftère de grandeur, d'énormité, d'immensité qui frappe l'esprit d'étonnement '.

' bosius (Rotna soilirr., II, 6) donne cette inscription d'un tombeau à Saint-Pierre :

AD s. PETKVM APOSTOLVH At4TE REGIA | IN PORTICV COLVUNA SECVNDA QVANDO INTRAUVS I SINISÏRA PARTE VIKORVM | LV- CILLVS ET JANUARIA ItONKSTA FEMWA. Il ne suit pas nécessairement de ce texte que, comme on l'a cru, la nef gauche fût réservée aux hommes et la droite aux femmes. L'opi-

nion que le peuple n'aurait pris place que dans les nefs latérales parait insoutenable.

Sur le fragment VIRC.mVM CAt*c(ellu s), provenant de l'Afrique septentrionale voir Aom, rff.t inscr. Comptes rendus, 1889, p. 417. Cf. les textes de l'antiquité chrétienne cités par Schultie, Archdohgit, p. 53 et suiv.

= Cf. H, SelirSrs, Die kirchIUhtn BausHu im Lichte der allgtmeintn CuUuraiivtickluna

No 253.] I. LES BASILIQUES ROMAINES ET LE CULTE. 365

Au reste l'intérieur de la basilique n'exprime pas uniquement l'idée de grandeur, elle est pénétrée du souffle du beau au sens classique romain.

Dans la paix du sanfluairc, l'Église, pour célébrer sa joie de ses jours de splendeur, emprunte la langue de l'époque, l'art que noua pouvons appeler l'art classique de l'empire romain en opposition aux tendances postérieures, qui ont subi les inHuenccs nationales. C'est la clarté dans toute sa sérénité, dans tout son charme, qui y règne; tout y est ennobli de la hauteur, du calme de l'antique, dans la mesure où le permet un art un peu en décadence.

La lumière du dehors n'est point amortie; elle pénètre pleinement sans autre obstacle que les clôtures des fenêtres (cf. fïg. 94) : les hautes fenêtres de la nef centrale, aussi nombreuses que les arcades des colonnes, lui livrent pass£^e. L'éclat joyeux du jour fait resplendir les couleurs des figures des saints qui portent triomphalement leurs couronnes au Christ II miroite sur le marbre des colonnes et dés parois comme pour inviter les fidèles à se réjouir de la viftoire remportée par l'Église sur les puissances de l'enfer. Le symbole de cette victoire est le mon<^ramme couronné du Christ, que l'on se plait à peindre en mosaïque dorée sur l'arc triomphal. On le reproduit encore en maints endroits, notamment sur les chapiteaux ou sur tes impostes qui les dominent

Le pavement multicolore que des bancs ou des chaises n'empêchent pas comme aujourd'hui de renvoyer le jour; le luxe des tapisseries et des ex-voto ; l'éclat aveuglant des lumières, qui brûlent notamment les vigiles des grandes fêtes, et qui en se reflétant sur la surface polie des colonnes les font apparaître comme des candélabres gigantesques; les mosaïques dont, à cette lumière, les figures prennent une grandeur fantastique et semblent presque avoir vie et mouvement ; tout cet ensemble produit une impression prodigieuse et fait un speftacle d'une singulière grandeur. Si au goût de ta postérité cette magnificence a pu paraître exagérée, il faut reconnaître que dans les siècles qui ont suivi Constantin, c'était bien l'expression romaine de la joie religieuse, capable de fortifier dans les cœurs romains le sentiment ecclésiastique. Que l'on réfléchisse à l'impression d'étonnement que pouvait causer la vue de ces t>asiliques à un étranger converti, nouvellement arrivé à Rome. Pour l'existence de l'Église d'alors, pour la consolidation de sa situation dans le monde, il était important qu'elle apparût ainsi à ses enfants et à ceux qui étaient encore hors de son sein <.

Ce que nous venons de décrire c'est ta basilique dans ses habits de fête, qu'elle ne revêt ni partout ni toujours. Toutes les basiliques n'ont pas la richesse de Saint-Pierre ou de Saint-Paul où s'entassent les offrandes du monde chrétien tout entier, — ou du Latran, la prunelle des papes, — ou de la basilique de l'Esquilin, la première église mariale du monde. Toutes cependant, même les plus pauvres, ont une architeélurc favorable à l'élévation des cœurs.

253. Pour comprendre combien la litui^ie déjà richement développée trouvait dans la basilique t'espace le mieux approprié à ses besoins, combien elle y était chez elle, il suffit de s'en représenter les fonctions. Un bAtiment allongé se prêtait mieux qu'une enceinte circulaire à l'entrée du célébrant avec son nombreux cortège ecclésiastique qui pouvait s'y développer dignement Tout était disposé au mieux pour chaque fonction particulière, pour le sacrifice de

daos la Zeitsthiift fur christlicke Kumt, [X { ' Cf. plus bas ce qui a trait au luminaire (1896), p. 35 cl suiv. I et au mobilier des grandes t>asiliques.

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l'autel, pour la lefture au peuple, pour l'accompagnement de la lîtui^ic par les chantres du chceur.

Quand les chantres entonnaient ces vieilles mélodies, où se trouvait uni et purifié dans le sens chrétien ce que la musique classique de l'antiquité connaissait de plus beau et de plus solennel, l'on ne pouvait se défendre de l'impression d'une certaine ressemblance entre les chants de l'Église, d'une part, les formes et la décoration de la basilique, de l'autre.

Ces mélodies consistaient en une sorte de chant, où se répétaient avec une régularité constante les mêmes motifs et qui exprimait le mouvement tranquille de la prière. C'est ainsi par exemple que l'on récitait les psaumes et les répons. C'était la même succession régulière et tranquille que pour les colonnes du temple. Les douces vibrations de ces mélodies traversaient les basiliques de la même marche douce et régulière que les arcades au-dessus des colonnes. Il y avait aussi une manière de chant plus animé, plus libre, celui par exemple du graduel, du trait ou de l'alleluîa, dans laquelle le rythme et la mélodie s'accommodaient au sens du texte et au sentiment du chanteur. Ces intonations tour à tour joyeuses et graves, suppliantes et reconnaissantes rappelaient la décoration riche et variée de l'église. Comme cette décoration était soumise à une règle architeftonique, visait à l'unité d'effet et convergeait dans une certaine mesure en un seul point. l'abside, une règle aussi dominait ces chants, une loi suprême d'unité pliait toutes les mélodies à une impression d'ensemble, déterminait la répétition brillante et libre de motifs semblables comme expression d'idées semblables et l'emploi de certaines cadences préférées, en raison même du genre adopté.

La basilique était animée d'un autre esprit que les temples païens; et la profonde divergence des formes est l'expression de celle qui séparait les cultes. Toute la magnificence des temples antiques est à l'extérieur : la place ouverte, le portique magnifique, les murailles de marbres brillants, avec leur décor de statues, les frontons richement sculptés, égayés d'acrotères, les frises délicates où se jouent des figures allégoriques ou mythologiques, la toiture même traitée avec soin et souvent faite de tuiles en bronze doré, tout ce décor servait à un petit temple mal éclairé, la cella avec l'image du dieu. Le peuple ne se rassemblait pas dans le temple, mais en plein air où tout ce qui l'entourait éveillait en lui de tout autres sentiments que celui du recueillement spirituel en présence d'un être suprême. La foule même n'offrait pas le speftacle, que donnait celle des basiliques, d'une grande famille unie dans une même foi et une même espérance, sans distinAion de classes. L'on voit clairement, par cette comparaison, pourquoi la basilique, en même temps que la maison de Dieu, nulit Dei, dotuinicum, comme on la nomme souvent, est la domus ecclesiae, le " chez soi " de la communauté, un lieu sacré d'édification pour le pauvre au.ssi bien que pour le riche habitué à la magnificence '.

■AVLA DEl CLARIS RADIAT SPECIOS A UE- nve de doininus {doinui ihmim') et a pour TALLIS I IN QV.A. PLVS FIDEl LVX PRETIOSA équivalent grec nopiixoi, U'oii vient Ktrtht.

MICAT, est le début de l'inscription de Saint- A Rome, i/iiwt''i('fn«t s'emploie, bien que rare*

Côme et Saint- Damien (VI' s.), cnraflifrisii- nient, ii rôté de basilUa. L'instripiion d'un

que pour l'éclat (les basiriques.(.'f.Grisar,<4niT- collier d'enclave fugitif, de la première moitié

UHa romaiia,\. I, p. 8i.— Eiisèbe, //ir/, ircr/., ■ du IV' siècle, indique qu'il faut le ramener,

I. Vlir. c. 13 : -.wi î/xXt,3-.iuv ai o'xoi; I.VII, en cas de nouvelle fuite, pris de l'église de

c. 30 : li -rii; £KK)noi« oÎKo;. Dominicum dé- , Saint-CKiiient : rKNE ui£ Q | via FVO. ET

No 2S4-]

If. l'ancienne basilique de SAINT-PAUL

1 1. — L'aneienne basilique de Saint-Paul, &ûat6-Marie Mineure et Sainte-Sabine, trois modèles d'architecture chrétienne primitive.

254. Un malheur que l'on ne regrettera jamaî-s assez a détruit en 1823 le plus beau et le plus grandiose modèle de basilique chrétienne qui fût demeuré jusqu'à notre siècle.

Un incendie anéantit la basilique de Saint-Paul sur la voie d'O.stie. Des deux autres basiliques qui pouvaient entrer en comparaison avec Saint-Paul, celle de Saint-Pierre avec ses cinq nefs avait déjà disparu, tandis que la vénérable basilique du Lntran, également à cinq nefs, est encore debout; mais de multiples remaniements lui ont à peu près fait perdre .son caraflère primitif. Les deux monuments les mieux conservés qui subsistent encore sont, comme nous l'avons déjà remarqué, Sainte-Marie Majeure sur l'KsquîUn, et Sainte- Sabine, sur l'Avcntin; ils méritent un examen particulier comme l'ancienne basilique de Saint-Paul; la raison que nous avons de leur associer ce dernier monument, bien qu'il ne subsiste plus, c'est que nous sommes mieux renseignés sur son état primitif que sur celui de Saînt-Picrre, du Latran et des autres basiliques anciennes. Pour Saint-Paul, nous avons du X!X« siècle des reprodurions, des figures, des descriptions qui nous font défaut pour les autres basiliques; d'ailleurs elle n'a pas été entièrement détruite, puisque l'incendie a laissé subsisté la nef transversale, l'arc triomphal et l'abside. La somptueuse construflion qui a pris la place de l'ancienne, occupe le même espace, mais s'éloigne considérablement du caractère de l'édifice primitif. Ce qui ajoute à l'intérêt qu'offre ce dernier pour l'étude, c'est qu'il appartient au IV* siècle, tandis que Sainte- Marie Majeure et Sainte-Sabine ne sont que du V= '.

Pour déterminer brièvement le caraflère propre de la basilique de Saint- Paul, disons qu'elle avait des dimensions plus vastes que toutes les autres basiliques de Rome, y compris l'ancien Saint-l'icrre. La nef centrale et les bas-côtés n'avaient pas moins de 120 m. de long; la largeur totale des cinq nefs était de 60; la nef centrale dépassait beaucoup par ses vastes proportions les nefs latérales, comme on le voit très clairement sur notre plan (fig. 96) qui donne l'état de l'église peu avant le malheur de 1833 ". Au fond de la nef centrale se

KER I OCA MK VICTOR | 1. ACOLIT { O A DO- HINICV CLEMENTIS | "y^- Dc Rossî, /in/-

hilino di areh. irist., 1863, p. 15. A côté du nom du snint on mettnit fréqiiement celui du fond^ileur de la basilique. On en a un exemple au collier de bronze d'un animal (chien de berger?) appartenant à l.t basilique de

Saint-Paul; AMi^û adbasilica apos | toli

iil! A'^i.l

FAVLI Er DUD NNN FBLICISSIMI PECOR, Ou

les rrois domini nnstri sont les trois empe reurs qui ordonnèrent la reconstro^ion de cette église, comme on te verra ci-dessous {S 255). Ue Kossi, BuUttt. arck. crisl., 1874, p. 6j.

■ N. M. NicoUi, Délia âoji/icn di S. Paoio,

Rotna, 1815, planches. L'ouvr.-i),'e est en partie de Nibby, notamment sous le rapport épigr^phiquc. De bonnes vues de la basilique se trouvent dans Rossini, Sff te coi/i di Renia, t. II, pi. 99 et suiv. Cf. HÙbsch, Kirehen, pi. 10, II, 13; Uehio, pi. 17, n. 1 et ai; Holtlinger, lig. 34, 43, 88, 18E; Kraus, Ceichickie der ckrisll. JCunif, t. 1, p. 322.

' D'après Nicolal, BasilicadiS. PaoIo, pi. I avec quelques mod I lie at ions. Pour l'explication des chiffres dont beaucoup se rapportent à des parties ajoutées de l'Mifice, on se reportera à Nicolai. En général on ne pénétrait pas dans l'église p.ir l'atrium A, mais par l'entrée 4J, dans le voisinage de l'abside et de la voie ostienne. A droite en ji et 53 commence l'ancien et remarquable clotire.

Fig. 96. Plan de S. Paul avant l'inceadie.

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trouvait l'arc triomphal de plus de 14 m. d'ouverture, reposant à droite et à gauche sur une colonne colossale à imposte architravée (plan, n. 28) et terminant dignement la double colonnade de la nef centrale. L'espace total occupé par les cinq nefs était animé par une forêt de 80 colonnes (fig. 97) d'ordre corinthien, mais de marbres divers et aux bases variées partie nouvelles, partie anciennes. Chacune des colonnades comprenait ainsi 20 colonnes reliées entre elles par des arcs qui donnaient beaucoup de vie à l'édiltce. Les colonnes avaient été empruntées à divers édifices publics; dans les nefs latérales 24, en marbre précieux dit pavonazzetto, venaient de la basilique émilienne sur le forum; cette opinion a été confirmée par les fouilles récentes au forum, qui ont montré que cette basilique a été dépouillée de bonne heure de presque toutes ses colonnes. On a pu en reconstituer quelques-unes qui se trouvent quatre aux autels latéraux du transept et quatre dans l'abside >.

Derrière l'arc triomphal on entrait dans la nef transversale dont l'extraordinaire largeur dépassait encore celle de la nef centrale; mais la saillie des bras sur les murs latéraux de l'édifice ne dépassait guère l'épaisseur de deux murailles, tandis qu'à Saint-Pierre et au Latran la saillie était beaucoup plus forte.

L'autel de la basilique (29), élevé sur le tombeau de l'apôtre, se trouvait dans le transept, près de l'arc triomphal, à la place qu'il occupe encore aujourd'hui. Entre l'abside et l'autel 20 colonnes, la plupart de porphyre, encadraient la partie de l'autel tournée vers l'abside et portaient un entablement orné de statues et de lampes». Sixte V les fit enlever.

Si de là l'on se tournait vers les cinq entrées de l'église, l'œil ne pouvait suivre sans admiration le plafond orné de caissons dorés qui s'étendait sur tout l'espace. Il semble que ce soit Léon I" qui ait fait faire ce plafond magnifique pour en remplacer un autre détruit par la foudres. Au IX* siècle le plafond fut refait complètement.

Sous ce vaste plafond les murailles à droite et à gauche étaient percées d'une rangée grandiose de fenêtres à fermetures de marbre. La basilique, y compris la nef transversale, avait 66 grandes fenêtres et 41 petites. Entre les fenêtres des peintures repré.sent aient des personnages en pied et au-dessous, tout le long des murs, une double rangée de médaillons carrés, à encadrements peints, contenaient des figures de l'Ancien et du Nouveau Testament Quelques dessins du XVII' siècle, conservés dans la bibliothèque Barberini, ont permis d'établir, au moins avec vraisemblance, que beaucoup de ces peintures sont antérieures à

* Giovanni Dondi dnns l'intéressante description de la basilique qu'il a composée vers 1375 (De Rossi, Inscr. chriil,, t. II, part. I, p. 331, n, 7) indique 90 colonnes, Panvinius 88 {Septtm eccl., p. 73), mais ils font certainement entrer en ligne de compte des supports secondaires, postérieurement ajoutés. L'un et l'autre fournissent des indications remarquables sur les dimensions de l'ancienne basilique. Cf. le dessin d'une colonne dans Mothes, Baukunst des MilUlaiteri in Italien, t. I, fig. 15; cf. fig. 14 les colonnes ioniques qui supportaient l'arc triomphal. Sur la question controversée des colonnes en pa-

r le résumé des débals entre Lanciani et de Rossî, dans les Mitlketl. des arckàol. Instiluts, 18SS, p. 951 cf. 1889, p. 14?. Quelques-unes de ces colonnes partent le nom de la femme d' Hadrien, Julia Sabina.

° Ugonio, Statioiii, p. 337. Le Liber pontij., t. II, p. 30, 3 416 dit de Léon 111 1 Super columnas marmoreas quae stanl in cireuitu altarit ex metailis marmoreii p/alomas posuit, tandis que ces colonnes n'avaient supporté Jusque-là qu'un entablement de bois.

^Liber pontifiealis, t. I, p. 139, Lea J, % 66. C'est, k mon sens, le plafond que désigne ici

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