II. SAINTE-MARIE MAJEURE ET SAINTE-SABINE
Avec l'inscription métrique les seuls restes subsistants de la mosaïque sont à droite et à gauche deux matrones, personnifications de l'église de la circoncision et de l'église des gentils, comme le disent les inscriptions (fig. 25). Audessus on vo)'ait encore au XVII* siècle les fondateurs de l'église de Rome, Pierre et Paul. Une main mouvante du ciel donnait à Pierre le livre de la lui évangélique, marquant ainsi sa mission de nouveau Moïse du peuple élu; Paul était représenté préchant, comme il convenait à l'apôtre des nations. Au-dessus encore se trouvaient les symboles habituels des quatre évangélîstes ',
Au mur d'entrée fait vis-à-vis dans l'une et l'autre basilique l'arc triomphal de l'abside, décoré de riches mosaïques. A propos de Sixte II i, nous avons fait connaître celles de Sainte-Marie (p. 309). Elles magnifient, à la suite du concile d'Éphèse, la dignité de la Vierge comme Mère de Dieu, A la clef de l'arc se trouvait répétée la grande inscription de Sixte III, assez bien conservée encore, avec la même représentation du trône de Dieu et des princes des apôtres entre
Pïg. 104. MosM'que de Sixte III & S"-M&rie HAJeure, il'après Garrucci, ArU erisliana, pi. 21t.
les symboles des évangélîstes (fig, 104). L'arc triomphal de Sainte-Sabine offrait encore au XVII« siècle des restes importants d'un revêtement en mosaïque de style antique. Le cintre était orné de bustes en forme de médaillons {imagines clypeatae) : au centre le Christ avec un nimbe crucifère, à gauche et à droite des bustes virils sans attributs de la sainteté; aux deux extrémités la représentation habituelle des villes de Jérusalem et de Bethléem. Comme les deux matrones dont nous avons parlé ci-dessus, elles désignaient symboliquement le judaïsme et le paganisme convertis. On ignore pour l'une et l'autre église ce que représentait la mosaïque de l'abside. A Sainte-Marie le groupement et le choix des quatre saints, la scène classique du fleuve avec ses poissons, ses génies et ses figures symboliques ctmtient peut-être des ressouvenirs de la représentation primitive".
l EX CIRCVMCISIONE — ECLESIA
EX (JENTIBUS. Cf, de Rossi, Musaià, S. 5afiina, où l'on trouve d'après Ciampini, l'e/. Honiim., p. 191 et suiv., pi. 48, ce que l'on
sait des fragments perdus.
" Pour Sainte-Sabine, cf. de Rossi, lac. cil.; pour Sainte- Marie Majeure, de Rossi, Masaici, Abside rfi S, Maria Mag/(.j Mijnli,