‹ Historie de Rome et des papes au moyen ageChapitre 125 sur 165 · II. SAINTE-MAKIE MAJEURE ET SAINTE-SABINE · texte numérisé non relu

II. SAINTE-MAKIE MAJEURE ET SAINTE-SABINE

trouvent sur les colonnes de la nef, toujours en vis-à-vîs, à une moindre hauteur, où ils marquent l'emplacement des tentures décoratives et des lustres, — sur les colonnes k proximité de l'autel oii ils indiquent le point d'insertion des balustrades du presbyterium, — enfin sous le milieu de l'arc ou de l'architrave, où ils étaient placés pour recevoir des lampes, des cx-votos ou des tentures de fête. Il y a là tout un champ ouvert à l'imagination '.

L'usage des tentures et tapisseries était commun dans les vieilles basiliques et remontait d'ailleurs à l'antiquité. II s'est conservé jusqu'à nos jours dans les églises romaines, bien qu'on n'y déploie plus ni la même richesse ni le même

F%. 107. Bas-rdief d'un MrcoplwE' <1b LAtrui, représentuit des l»aili<[nefl, la •ource miracnleuse et le miimcle de rhémorrli^'ste. Photographie de Paiker.

goût. Le Liber pontijkalis en parle dans ses notices sur Hormisdas, Gr^oîre le Grand, Benoit 1 1 et les papes suivants '.

' Mgr Crostarosa est irop exclusif, à notre avis, en voulant que ces trous n'aient servi qu'à mettre des rideaux pour séparer les sexes. Sur cette répartition des sexes dans les églises voir ci-dessus p. 64.

' Voir les citations dans de Waal, Figùrliche DarsUUungttt au/ Teppichm und Vorkangen in rgmischen Kireheit {Romisehe Quartalschrift, t. II, 1888, p. 313 et suiv.). Une mosaïque de Saint- Apollinaire le Neuf

à Ravenne en représente le palais muni de riches tentures. — Sur les vêla alexandrina dans l'aniiquité, voir Marucchi, Bull. arek.

eom., 1891, p. i&t et de Kossi, Bull. arch.

crisi., 1871, p. Î4. — Swoboda (Rôm. Quart^ischrift, t. VI, 1892, p. 95 et suiv., p. 105, pi. 6), Cl d'après lui Kraus (Geschichle der chrisii. Kuusl, t. I, p. 531) donnent la figure d'un voile d'église égyptienne du V' ou VI* siècle.

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