‹ Historie de Rome et des papes au moyen ageChapitre 36 sur 165 · I. — Les peuples nouveaux · texte numérisé non relu

I. — Les peuples nouveaux

76. La fin de l'empire romain d'Occident et le gouvernement d'Odoacre nous offrent une occasion favorable de jeter un regard sur le monde germanique en formation, auquel l'antique Rome, siège de la papauté, et en partie aussi la Rome impériale du Bosphore, sont appelées à transmettre la culture et la civilisation.

Le royaume d'Odoacre avait au nord un voisînf^e remuant et redoutable, dans tes Alamans, les Thuringiens et surtout les Rugiens. Les Atamans étendaient leur puissant et jeune empire depuis la contrée de Mogontia (Mayence) sur le Rhin en remontant le fleuve et dans la haute Allemagne, d'un côté jusqu'à Augusta (Augsbourg) et de l'autre côté jusqu'à Brigantia (Bregenz) et Visontio (Besançon). Ils menaçaient d'envahir toute la province romaine de Rhétie. Les Rugiens n'avaient pas un domaine aussi stable ni une puissance oiganisée, Ils se jetaient sans cesse sur le Norique romain et le dévastaient par le meurtre et l'incendie. Le tableau vivant de ces incursions nous est retracé par le bic^raphe de S. Séverin, l'apôtre de ces contrées, qui nous donne en même temps le portrait surnaturel de ce sauveur et de ce consolateur de la population.

' Cohen, Médailles im^iaUs, 2'éd.,t.Vn, p. 41S, n. 79etsuiv.;p. 4s6,n. 108; t. VIII, p. lOZ, n. 7 (écusson avec monogramme). Cf.

Farisotti, Evoluxione del Hpo di Roma nelU rapprtsenlattze figurais dell' antichità closnca, aut. XI (18S8) de VArchiuio delta sodelà romana di sloria palria, p. 1431 Slnygowski, Die Tyche von Konstantinopel, dans les AnaiefJa graecensia, Festichrifl sur ^' " Versammlung der Philologen in Wien (Graz, 1893), p. 141 et suiv. Ce dernier remarque que Constantin donna, comme ndtn sacerdotal, à la ville qu'il venait de ronder,le nom A'Anthuia correspondant au nom sacer-

dotal de Rome, Flora. C'est à ce litre qu'elle est représentée sous le type ordinaire de Tyché. Sa représentation comme nouvelle Rome est le type de Roma aelema, usuel depuis Hadrien, mais avec une proue de navire sous le pied droit. Comparer avec ces monnaies les représentations de Rome et de Constantinople personniltées sur la copie du XI ^ siècle de la Table de Peutinger; les originaux dessinés au IV' siècle s'en tenaient évidemment aux types traditionnels de l'époque païenne. Cf. Hoti, Beitràge sur Erkîàrung der peutingerschen Ta/el (Mittkeil. des asterr. ImtituU, VII, 1886), p. 211 et suiv.

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